Les jours de printemps, il fait encore bien frais en avril, comme aujourd'hui, 13 degres Celsius ce qui est 56 degres Fahrenheit comme on le calcule ici. Ce froid me parait bizarre, apres avoir eu plusieurs jours ou les temperatures approchaient a 20 degres Celsius, avec plein de soleil et un ciel bleu clair. On repare le macadam d'entree vers la maison cette semaine, car apres 40 ans, il etait devenu envahi par les ravages du temps et les racines elaborees des pommiers sauvages, aussi dits pommiers du Japon, connu pour leurs fleurs roses brillantes, y mis en 1984, quand la maison fut construite. Le temps et les racines des arbres avaient rendu le macadam un terrain inegal, avec des poches humides descendantes, qui etaient un risque de trebuchement, qui m'avait causee une fracture de la clavicule il y a deja 10 ans, quand une racine errante de jeune bambou avait penetree le terrain, et n'avait pas ete enlevee a temps. Il etait donc certainement temps de reparer l'entree, et le travail avec une equipe de construction locale avec beaucoup d'annees d'experience, avance tres bien. Le travail et le va et vient des machines de reparage et de construction m'animait, et le silence apres que le travail pour le jour etait fini, etait presque decevant. Je m'imagineais celebrer, apres avoir du avoir tants d'annees de patience; j'avais envie de mettre des petites lumieres dans les buissons devant les fenetres, et faire un peu la fete. Mon mari et mon fils ont trouvee ca tres marrant mais ne pas immediatement faisable, et dans le silence et sa consolation d'une petite fete imaginaire, je me suis concentree sur la recherche pour cet article, qui m'a mis, par heureuse coincidence, dans le monde de la photographe americaine celebree, qui en fait a grandie a Seattle, a juste une heure d'Olympia ou je vis: Imogen Cunningham (1883 - 1976). Connue pour sa photographie botanique, ses nudes, et ses portraits et auto - portraits francs, elle travaillait pour un temps avec le fameux photographe portraitiste americain Edward S. Curtis (1868 - 1952), connu pour son livre en 20 volumes de photos en portraits des cultures amerindiennes des Etats Unis, au titre "American Indian Tribes", publiee entre 1907 et 1930. C'est de lui que Imogen Cunningham allait apprendre la technique de l'impression au platine, un processus qui lui fascinait. Elle a une exposition de ses portraits et auto - portraits a Brooklyn et New York en 1913 et 1914, et en 1920, elle commence a enseigner la photographie a Mills College, a Oakland, en Californie. Entre 1923 - 1925, elle montre un interet dans la photographie botanique, et dans les annees 1940, elle travaille dans la photographie de la rue. Le photographe Ansel Adams (1902 - 1984), qui allait etablir une renommee internationale pour ses photos en noir et blanc des paysages de la region de l'Ouest des Etats Unis, et avait un interet avide dans l'environnement et le besoin de proteger la nature et ses ressources des abus de l'industrie et ses effets destructifs sur la faune et la flore de la terre, offre a Imogen Cunningham de devenir membre de la faculte du departement de l'art de la photographie a l'Ecole des Beaux Arts de la Californie, et parmi la faculte etait aussi la photographe americaine Dorothea Lange (1895 - 1965), qui allait documenter le sort tragique des travailleurs aux Etats Unis, victimes de la crise mondiale economique des annees 1930, la Grande Depression, de qui ses portraits hantants des familles pauvres agraires se trouvants sans abri et sans nourriture et face a un gouvernement indifferent de la souffrance abjecte de centaines de milliers de ses citoyens, allaient faire le tour du monde, et forcer le gouvernement du pays de reagir. Ces pensees autour de la photographie m'etaient inspirees par une idee pour un poeme, sur l'idee du gout de l'absence, qui m'a fait penser au parfum envoutant sensuel de la tubereuse, cette fleur originaire du Mexique, que cultivaient la culture des Azteques. Elle est une de mes fleurs et senteurs pour parfum la plus favorie, et j'ai trouvee une photo fameuse, en noir et blanc de fleurs de la tubereuse, faite par Imogen Cunningham, ce qui m'a introduite a sa photographie et sa vie, de cette femme artiste, qui choisissait de vivre sa vie a sa maniere, intrepide, independante, libre. "Le Gout de l'Absence", est ainsi concu, mon poeme, sur la tubereuse, qui me fait penser a ma muse kabyle, a cette doulour de son absence, et sa certitude evasive, douce et brulante a la fois, qui sait toujours m'assurer, comme le sait faire le gout et senteur d'un parfum qui parait savoir toucher aussi notre esprit, la peau de notre ame, avec son souffle chaud, ephemere de son euphorie, son delice:
Le Gout de l'Absence
Elle entre sans avertissement, cette absence de la sensation chaude de ton ame et sa senteur ephemere, que tu laisses sur mon haleine, qui m'enleve le froid et le jour muet aux aveugles nuages.
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Ce parfum au soupir et poids agreablement lourds qui me touchent, avec les lignes de l'echo de ton rire, de la lumiere de ton sourire, de l'ocean vaste et ses vagues de tes yeux quand ils vers les miens voyagent.
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Ah, cette certitude evasive, qui me poursuit les moments ou tu deviens invisible, et je te cherche la chaleur et l'etreinte dans la senteur de la tubereuse, sa caresse lente, audible.
Trudi Ralston
L'information sur les photographes Imogen Cunningham, Edward S. Curtis, Ansel Adams et Dorothea Lange, courtoisie de Wikipedia.
"Permets - toi d'etre attiree silencieusement par la force etrange de ce que tu aimes sincerement. Tu ne t'egareras pas." - Rumi, poete Sufi perse (1207 - 1273).
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