Saturday, April 11, 2026

Une Question d'Equilibre: Le Monde Reflexif du Portrait "MOKHTA, LA LEGENDE" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

         Le monde de la portraiture dans la photographie possede un element decidemment theatral, pour savoir unir l'energie dramatique des preoccupations interieures et exterieures de ses protagonistes, ce qui s'exprime dans l'esthetique unique des portraits en noir et blanc, comme dans le portrait du 5 avril 2026, "MOKHTA, LA LEGENDE" du photographe Nacer Amari de Tassi Photographie. C'est un portrait ou domine une aura intensement reflexive, et qui inspire une analyse de son ambiance intime, qui fait presque disparaitre le monde exterieur. Il y a une energie hypnotique dans le regard de son protagoniste, de visions uniquement privees, libres de tout mal a l'aise, dans cette absorption de ses pensees, leurs explorations et conclusions. J'ai fort pensee aux portraits en photo en noir et blanc du poete et ecrivain canadien, troubadour des annees 1950 - 2016, Leonard Cohen ( 1934 - 2016), contemporain des troubadours rebelles americains Bob Dylan (1941) et Joan Baez (1941), eux encore actifs comme voix qui questionnent le chaos et l'injustice qui tourmente l'humanite du XXIeme siecle avec telle cruaute et violence. Les themes prevalents dans la poesie et prose de Leonard Cohen se centrent autour de la mortalite, l'isolation et la depression, la foi, la trahison et la reconciliation, les conflits sociaux et politiques, l'amour sexuel et romantique, le desir, le regret et la perte. C'est a l'age de 32 ans, qu'il decide de suivre aussi une carriere comme chanteur, ce qui deviendrait sa passion decisive. Connu pour l'esprit melancholique de ses chansons, la chanteuse americaine Jennifer Warnes (1947) lui a decrit ainsi: "Leonard accepte que l'acte complet de vivre contient des mesures immenses de chagrin et desespoir, et aussi de passion, de l'espoir, d'amour profond, d'amour eternel." A sa mort de Leonard Cohen, le journal The New York Times, a decrit le lyrisme de Cohen, dans un article du 10 et du 11 novembre 2016, "Obituary" et "Appraisal": "auteur - chanteur epique et enigmatique, monsieur Cohen ecrivait des chansons qui parlaient dans une langue minimaliste, qui pouvait etre a la fois oblique et disant, les themes de l'amour et du foi, du desespoir et de l'exaltation, de la solitude et du lien, de guerre et politique, de la justice sociale." Le regard profondement interieur, reflexif, intime du portrait "MOKHTA, LA LEGENDE" revele une attitude importante envers la vie, et ses dilemmes: on y trouve un grand sens de l'equilibre, de calme, de conviction affective - intellectuelle, qui merite en apprecier sa qualite solide, convainquante. Il y a une presence de charisme, ne pas issue d'arrogance ou un sens d'amour - propre vain, mais d'un charisme qui a une fondation concrete, realiste, pratique meme, qui sait manifester ses convictions solidement ancrees dans son esprit et ses objectifs. De nos jours, cet equilibre est rare. L'autre jour, au gym qu'on frequente ici a Olympia 3 - 4 jours la semaine mon mari et mon fils et moi, je note avec une certaine tristesse, que les gens qui y pratiquent leur passion pour le sport, se parlent rarement, evitent meme le contact d'un regard, ou d'un bonjour. Je crois que le degre de chaos et incertitude croissante dans le monde ne fait que rendre cette attitude de sensibilites de- connectees, plus aigue. Avec un certain regret, je me suis dit "Si ce beau gym avec toutes ses machines et possibilites se trouvait dans un village ou ville en Flandre, il y aurait un petit cafe aussi, avec des sandwiches et des boissons hydratantes, et des gens qui apres passeraient des moments agreables ensemble. Mais, ici, cette culture anglaise qui sont a l'origines des colons qui ont fondee la realite conroversielle de la societe americaine, on a ces jours une multitude de personnes seules, qui ont peur de se connaitre, et qui me laissent avec l'impression troublante d'etre reduites a des robots, sans ame ou esprit." Le regard interieur du protagoniste "MOKHTA", revele un monde interieur riche, complexe, qui comprend l'importance de son equilibre avec le monde exterieur. Je trouve alarmant le degre de morbide evasion de la realite contemporaine, de simplement pretendre de la part de tants de personnes, agees et jeunes, de nier de reagir, d'affronter la condition destructive du monde dans lequel on se trouve maintenant. La resistance intellectuelle est au centre de la resistance sociale qui sait surmonter les defis, chaque jour a nouveau. J'ai trouvee pendant ma recherche tres disant une peinture du grand heron bleu, de l'artiste et sculpteur aussi, et professeur americaine des arts, contemporaine, Marsha Friedman (1975), qui fait honneur a cette resistance intellectuelle, qui sait surmonter les tumultes que le monde nous cause, avec le symbolisme de sa peinture evocative de l'oiseau exotique et calme, qui symbolise la resistance, l'harmonie et la liberte, et l'equilibre sipirituel. Le charisme decisif du portrait "MOKHTA, LA LEGENDE", reside solidement dans le regard hypnotisant de son protagoniste enigmatique, que le photographe Nacer Amari a su capter avec la dexterite visuelle d'une apotheose poignante, avec le flair d'une esthetique theatrale impeccable.  

Trudi Ralston    


La recherche sur le chanteur - ecrivain canadien Leonard Cohen (1934 - 2016), courtoisie de Wikipedia, ainsi que l'information sur la peintre contemporaine de la ville americaine de Detroit, dans l'etat de Michigan, Marsha Friedman (1975), qui a fait des expositions de son art mondialement, entre autres a New York, a Paris, a Chicago, a Istanbul et a Rome.   

No comments:

Post a Comment