Saturday, May 16, 2026

Point de Depart: Le Ruban en Velours couleur olive - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

              Le temps qui passe est une quantite mesurable, et pourtant evasive, fluide, de l'effet concret que son passage a sur nos experiences du passe, du present et du futur. L'etre humain est capable de visiter dans ses pensees, les memoires du passe, et de se construire des visions et souhaits imaginaires du futur, pendant que  physiquement, il reste solidement au present. Comme quantite mesurable vaste, qui s'etend entre secondes et des milliards d'annees, le temps decide "toutes les formes d'action, l'age, la causalite d'evenements et leur sequence", donc, leur chronologie, de celle de l'histoire de la vie d'une personne individuelle, jusqu'a celle des civilisations et leurs origines; et celle de la geologie du monde, et des origines de l'univers, comme quantifiee par la science de l'astrophysique. Dans la vie humaine, le temps est beaucoup plus limitee, a cent ans au plus. Il y a dans cette breve chronologie de la vie humaine, des moments qui marquent une transition, une apotheose, une transformation, et qui sont comme un point de depart, qui va influencer le sentier du futur de notre vie, comme une synthese unifiante qui permet l'evolution centrale du cours de notre destin, lui rend clair, visible, pret, et revele la raison de la suite des evenements qui nous definent, nous guident. Dans ma vie, il y deux points convergents qui se sont unis de la facon la plus remarquable: l'apprentissage sur les arts visuels et la philosophie existentielle de la part de mon oncle peintre flamand, Frans De Cauter (1920 - 1981) quand j'etais adolescente en Flandre, et l'introduction depuis la fin de 2019 et le debut de 2020, a la photographie, surtout sa portraiture, du photographe kabyle, Nacer Amari de Tassi Photographie. Le premier evenement, dans les annees 1970, me fut encouragee par mon pere, qui etait un photographe amateur, et une personne qui avait une passion pour la peinture, l'histoire des arts et la litterature, et les cultures du monde. Le second evenement fut un regal de la Kabylie, et fut possible par l'introduction a la musique du troubadour - poete kabyle, Idir, par ma copine francaise - kabyle en 2017, avec qui j'avais fait mes etudes universitaires en litterature au Texas dans les annees 1980, et avec qui je partageais un appartement avec elle et une copine du Japon et une copine de la Bolivie. Pour moi, l'age entre 12 et 16 ans, et ensuite entre l'age de 24 et 29 ans, etaient des annees marquantes, qui allaient me permettre la decouverte de la Kabylie, toute une vie plus tard. La Kabylie, et l'art de mon collegue photographe, m'a donnee une chose rare: la chance de comprendre ma vie, d'en revisiter l'influence formative me regalee par mon oncle et mon pere, et d'en ainsi recevoir la chance de me construire ma voix: mon identite d'ecrivaine, de poete, et d'artiste, de me liberer de l'anonymat, de la torture du silence, de l'isolation, si longuement subi pendant toutes ces longues annees d'exile culturel - social et intellectuel aux Etats Unis, que mon pere, errroneusement, avait choisi comme pays qu'il croyait leur donner un futur valable a nous, ses enfants, pensant que moi, et apres, mon frere et deux soeurs, y seraient bien. Un point de vue nee de la destruction fatale de la Seconde Guerre Mondiale sous la terreur du regime nazi. Aux Etats Unis, ses enfants seraient toujours sauf du danger du fascisme, etait la pensee de mon pere. Je crois que si mon pere etait encore en vie aujourd'hui, il serait bien inquiet et decu, aussi bien surpris que comme enfant ainee de ses 4 enfants, je suis la seule qui a survecue l'avonture de cet exile qui a prouvee etre difficile et pleins d'obstacles et de defis. Le defi le plus present maintenant, quant a la Kabylie et son influence transformative dans ma vie creative, est biensur, la distance geographique, et la situation complexe en Algerie quant a visas en ce moment, encore rendu plus compliquee par l'attitude du pays ici envers la plupart des pays du monde quant a leur inclusion politique et sociale. Ces defis n'empechent pas la verite et sa realite que depuis 2017, j'ai publiee 16 livres en prose et poemes qui celebrent la presence centrale qu'a la culture kabyle de l'Algerie sur la liberation et evolution de ma voix litteraire. L'influence la plus grande, la plus constante et la plus coherente depuis 2019, est l'art de sa photographie de mon collegue d'Aokas, Nacer Amari. Le temps recoit une qualite unique, dans ce lien qui unit l'art de la photographie a l'art de l'ecriture: il devient fluide, et joint les pieces du puzzle de ma vie, de son passe a l'espoir du futur, et a la patience que demande le present, ainsi que la grace de ce present, qui est devenu le pont culturel - artistique - intellectuel  entre ma vie ici a Olympia, au Pacifique Nord - Ouest des Etats Unis, et la Kabylie, et la memoire de mes experiences que j'ai d'elle, quand j'ai fait un sejour en Kabylie, en septembre - octobre de 2019. Le temps que la Kabylie me donne, de me re - construire la sequence et ses rythmes et desseins de ma vie, et qui lui rend si chere a mon coeur, cause aussi, inevitablement, le chagrin de l'absence. Cette douleur, ce manque pour les rivages qui heberge ma famille de coeur, que represente pour moi la culture des Imazighen, qui trouve son incarnation decisive dans le chaman - artiste que represente pour ma voix poetique, mon ame en exile, l'art de mon collegue photographe kabyle, m'a fait penser a un ruban long, venu de tres loin, qui s'etend: la presence de la muse kabyle, qui est palpable, que je sens si souvent tout pres, et qui, dans les moments que l'absence se sent comme une blessure, j'entends marcher tres loin, un echo fort, qui perce la distance avec determination, qui je ne veux pas qu'elle s'eloigne, et qui m'appelle, m'assure que l'avonture continue, que les obstacles ne sont qu'une tetue illusion; que le plus important est l'energie creative qui inspire, qui donne vie a une celebration unique de l'esprit resistant, unique de l'ame kabyle. J'ai pensee a mon petit bureau fait de bois d'erable, que j'avais dans ma chambre a coucher en Flandre. Un petit mueble modeste, fait dans le style Louis XV, je viens d'apprendre. J'aimais beaucoup ce mueble, qui s'est perdu dans le demenagement de tous les muebles antiques de ma mere pour les mettre dans sa maison en Arizona, dans le Sud - Ouest des Etats Unis. Le bureau en bois d'erable avec ses petits tiroirs pour mes premiers cahiers de notes de poemes, de fotos de voyage en Autriche avec ma famille,  qui avait aussi mes quelques rubans en velours, qui etaient de mode comme decoration pour les cheveux, la fin des annees 1960 et le debut des annees 1970. J'aimais leur douceur au toucher, c'etait amusant de les enrouler le soir. J'en avais un ruban chacun de differentes couleurs: en couleur brun chocolat, bleu pervenche, en couleur olive, en velours noir, et bleu indigo et turquoise. Comme au lycee catholique pour filles, ou j'etais eleve, on etait permis de porter seulement les couleurs gris, blanc, noir et blanc, y compris les chaussures et chaussettes, et manteau, porter un ruban d'une differente couleur etait toute une rebellie, qui m'etait permis, car j'etais d'un temperament exterieurement docile, equanime. Ma rebellie allait se manifester de facon interieure, dans mes redactions qui en fait, allaient me voir expulsee, pour "contenu affectif ne pas convenable pour une jeune fille", comme j'avais faite une composition pour ma classe de litterature francaise, qui etait une histoire d'amour entre un jeune guerrier amerindien et une jeune adolescente, qui etait une reference a un souhait de rebellie personnelle, envers un systeme de discipline scolaire et sociale rigide et punitif envers toute pensee et volonte libres, de ses eleves si celles oseaient se poser des questions sur le curriculum leur presentees. La Kabylie, certains jours de nostalgie, de reflection aussi sur le sentier mysterieux du destin, me rappelle a mes rubans en velours, qui s'enroulaient et se depliaient dans mes doigts, et donnaient a mes cheveux un air d'independance, de femininite dans un systeme scolaire qui chercheait le neutre, l'asexuel en tout.  La Kabylie, son coeur et esprit resistant, possedant une sagesse et histoire qui remonte des milliers d'annees, une energie, une voix indomitable, celle des Imazighen, qui maintenant me donne ma voix et me libere l'esprit flamand et ses experiences formatives, si longuement rendues muettes, invisibles, inaudibles, est tel un ruban grand, qui s'etend dans ce firmament symbolique de qui la lumiere de ses etoiles m'accompagne, de qui sa lune Tiziri m'heberge et me parle de ses victoires, de ses agonies subies et survenues. Elle deroule comme un ruban, le temps de ma vie, me l'explique ses detours, ses indices, et me sait le enrouler aussi, comme les courbes d'un tapis roulant des "Les Mille et Une Nuits" contes de mon enfance, qui m'avaient convaincu que la vie possede un cote magique, si on sait surmonter les doutes et renforcer le courage et la volonte, ces contes ensorcelants qui m'avaient fait sentir la joie de l'imagination, sa force creative, et aussi spirituelle. La Kabylie me permet voyager entre le passe, et le present, et me donne la conviction que croire dans un futut valable, n'est pas pour les esprits naifs, mais pour les esprits intrepides, courageux, qui voient au - dela de l'evident, et qui osent aimer, explorer, faire, bouger, quand le monde veut qu'on cherche la lassitude, l'inaction, la passivite. Le monde des portraits kabyles dans l'art de sa photographie de Nacer Amari, m'unit de facon inattendue et envoutante, a l'histoire des influences culturelles qui m'ont forgee mon identite flamande - americaine, qui m'ont definie comme personne vivant avec energie incontournable entre deux mondes, et qui a trouvee dans le coeur de la Kabylie, la melodie et l'amour qui me permet ecrire et aussi vivre, l'histoire complexe et contradictoire, et aussi penible dans pas mal de sa traversee, de ma vie entre deux rives, que sa presence et apprentissage, comme troisieme rive, comme chaman Amazighe, me permet reconcilier, comprendre, accepter, pardonner, et embrasser autant ses chagrins, que son immense capacite pour l'espoir, pour la tendresse, pour la joie. Ce qui en conclusion m'a inspiree ce poeme et son refrain, que je dedie a toi, ma famille de coeur, ma Kabylie, et a mon collegue - artiste - chaman - photographe, Nacer Amari. Le poeme et sa melodie, son rythme, m'est venu en anglais, langue de mon exile, et apres, je le traduis en francais:


The olive colored Velvet Ribbon 



It is a place where time flows like water, that I can touch, like the lips on a kiss, like the warmth of a comforting hand. It is a breath, where time from long ago feels real, where I hear your voice speak to mine. 

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It is a breeze, where the sky and the clouds sing in the tongue of the sun and the moon, where I receive your messages flown in by the birds at dawn, and where the deer that come to feed from the forest, have the beauty and depth of your eyes. 

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It is a ribbon, olive green and velvet, that I wore long ago, as a mark of rebellion, that now unfolds, large as time itself, between here and Kabylie, between the dreams of my Flemish homeland, and the land of the Imazighen, where I was freed from the spell of exile and despair as a poet, left without a shadow to call my own. 

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The velvet ribbon that spans the breath of time past, present and future, in the magic whispers of the fire its kabyle shaman commands with ease and vision. Time thus becomes the starting point again, where what was, is and longs to be, join together in harmony, to unite the broken of my Flemish story to the healing forge of Chiron's wisdom he brings from the heart of North Africa, its mountain and river spirits. 

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Time, like a giant ribbon, takes me under its wing, a bird on a mission, that knows the way, that holds in its  beak, an olive branch, green and hopeful, that leads me back to the starting point, where I can begin again, to live, free, whole, in the enduring, vibrant embrace of the Berber soul and its fierce, calming heart. 

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Refrain: And time moves on, rolls along. And I can hear you calling, as time's boulders crash their thunderous roar, on the path where I see you, where I long to be, walking beside you, smiling. 

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Le Ruban en Velours couleur olive



C'est une place ou le temps coule comme de l'eau, que je sais toucher, comme les levres d'un baiser, comme la chaleur d'une main gentille. C'est une sensation, ou le temps du passe se sent reel, et ou j'entends ta voix proche a la mienne. 

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C'est une brise, ou le ciel et les nuages parlent la langue du soleil et de la lune, ou je recois tes messages que m'apportent les oiseaux a l'aube, et ou les cerfs qui viennent a manger de la foret, ont les yeux qui ont ta beaute et profondeur. 

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C'est un ruban, en velours couleur olive, que je portais il y a longtemps, comme signe de rebellie, qui maintenant se deroule, large comme le temps lui - meme, entre ici et la Kabylie, entre les reves de ma terre natale flamande, et la terre des Imazighen, ou j'ai ete liberee de l'ensorcelement de l'exile et le desespoir du poete, abandonnee sans ombre qui etait la mienne. 

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Le ruban en velours qui unit l'espace du passe, du present et du futur, dans le chuchotement et sa magie du feu que maitrise son chaman avec aisance et vision. Le temps qui devient le point de depart encore, ou ce qui etait, est, et desire etre, se joint en harmonie, pour geurir le cassee de mon histoire flamande dans la forge de Chiron et sa sagesse, qu'il apporte du coeur de l'Afrique du Nord, ses esprits des montagnes et des rivieres. 

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Le temps, comme un ruban geant, m'embrasse, un oiseau en mission, qui connait le chemin, qui tient dans son bec une branche d'olivier, et m'emmene vers le point de depart, ou je peux commencer a nouveau, pour vivre, libre, entiere, dans l'etreinte durable, vibrante de l'ame berbere et son coeur ardent, calmant. 

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Refrain: Et le temps coule, avance. Et j'entends ton appel, pendant que les rochers du temps s'ecrasent leur rugissement tonitruant, sur le sentier ou je t'apercois, ou je desire etre, marcher a tes cotes, souriant. 

              

Trudi Ralston     


L'information sur la notion du temps comme quantite mesurable, courtoisie de Wikipedia. 






 



Thursday, May 14, 2026

Au Monde de la Pose Interieure: Le Rythme Silent dans "ABDNACER" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

              Le monde des arts est une mission de rendre claire la passion, les sensibilites qui lui inspirent de rendre visible, l'esprit et leurs expressions, de codes socio - culturels, leurs impacts, leurs consequences. Un portrait en noir et blanc du 9 mai 2026, "ABDNACER" du photographe Nacer Amari de Tassi Photographie, reussit cette mission, de la part de son protagoniste qui rappelle beaucoup en esprit narratif reflexif, une sculpture en bronze de l'artiste espagnol surrealiste, Salvador Dali (1904 - 1989), au titre "Silence". Cette sculpture est dite d'etre une representation de "la fragilite architecturale de la pensee", dans "le visage et ses vides, le geste, et l'asymmetrie" de ce buste poignant, etrange et familier tout en un. Cette inquietude silente, comme enscenee par un acteur de pantomime, se joint avec remarquable precision a l'esprit de "ABDNACER", ce portrait qui emet une energie et esthetique de la portraiture en peinture de la renaissance, comme dans l'art du polymathe italien Leonardo da Vinci (1452 - 1519), et de la haute renaissance du Nord, comme dans l'art du portraitiste et graveur allemand, Albrecht Durer (1471 - 1528). Albrecht Durer est l'artiste, fameux pour sa grande quantite de portraits et auto - portraits, qui a introduit les motifs classiques et le nu dans l'art du Nord, ainsi que la connaissance des artistes italiens, qui etait renforcee par sa connaissance et ses etudes theoriques, formulees a base de principes mathematiques pour assurer la perspective lineaire et les mesures du corps. Quant a Leonardo da Vinci, 500 ans plus tard, ses portraits en crayon et en peinture a l'huile, restent au centre d'une fascination mondiale pour l'expertise et complexite techniques et psychologiques. Il y a un article succint et informatif dans "The Drawing Source" ("La Source du Dessin"), qui fait une breve synthese des qualites dans les portraits en crayon de Leonardo da Vinci. Cet article m'a attiree l'attention, car le portrait "ABDNACER" du photographe kabyle a une decisive spiritualite esthetique - affective qui rappelle aux portraits en crayon de Leonardo da Vinci. Le polymathe italien, nous explique l'article, etait "un maitre de la simplicite,"qui evitait le pas necessaire, ne pas essentiel, dans ses portraits, et utilisait rarement des lignes rigides et prononcees, pour donner une preference aux lignes qui permettaient des images qui "se paraissent etre des memoires." Et finalement, Leonardo da Vinci aimait creer une sensation de mouvement: meme dans les poses stationnaires des portraits de ses protagonistes, il y a toujours un rythme qu'il suggere, dans les gestes et leur position. C'est surtout cette qualite de mouvement silent, interieur, pour ainsi le qualifier, qui rend unique l'energie silente, intime du portrait "ABDNACER", de son protagoniste qui nous invite lentement, prudemment, avec dignite et discretion reflechies, dans le monde de son esprit d'une patience a toute epreuve. Ce lien qui sait unir le public et le contenu esthetique - culturel - affectif de ce portrait avec l'esprit audacieux iconclaste du surrealisme de la sculpture en bronze "Silence" de Salvador Dali, avec la finesse et le genie des portraits d'Albrecht Durer et Leonardo da Vinci, declenche l'energie et ses rythmes interieurs d'un 3eme artiste: le portraitiste russe realiste de grande renommee: Valentin Serov (1865 - 1911), qui reste un des peintres du realisme russe avant la Revolution de 1917, les plus visibles et connus. De naissance de St. Petersburg, il grandit dans une famille artistique: son pere etait le compositeur et critique de l'art, Alexander Serov, et sa mere etait liee au monde de la musique, comme compositeur elle aussi. Valentin Serov devint un portraitiste connu pour la qualite de savoir reveler les traits psychologiques de ses sujets, et pour le rythme lineaire de ses portraits evocatifs de femmes et enfants. Il enseigneait a l'Ecole de Moscou pour la Peinture, la Sculpture et l'Architecture, de 1897 jusqu'a 1907. Il finit par faire une serie de portraits de personnes historiques fameuses, comme son portrait de l'ecrivain et dramaturge marxiste, qui etait un ami personnel de Vladimir Lenin, et supportait la cause des bolshevistes: le legendaire et controversiel Maxim Gorky (1868 - 1936), qui reste un intellectuel qui continue d'inspirer des discussions intenses autour de son role dans la revolution russe de 1917 et surtout apres, dans l'ere staliniste et ses purges. L'ecrivain russe, gagneur du Prix Nobel pour la Litterature en 1970, Aleksandr Solzhenitsyn ( 1918 - 2008), qui allait passer 8 ans dans le systeme du goulag russe pour l'offense de critiquer dans des lettres le regime repressif de Stalin, disait de Maxim Gorgky, qui allait echapper a chaque fois la condemnation de Stalin, malgre avoir pris une position ambigue envers sa politique et sa police secrete et leur methodes brutales, qu'il etait "Un apologiste pour les bourreaux". Ce ne serait que vers la fin de sa vie, que Maxim Gorky allait se trouver sous assignation a domicile, pour essayer de sauver la vie de certains dissidents amis de devenir ou victimes de l'execution sommaire ou de longues annees dans le systeme des camps meurtriers du goulag dans le nord et est de la Russie, en Siberie, en Kazakhstan, ou les prisonniers mouraient de faim, fatigue, torture et froid aux mains de gardes choisis pour leur obeissance au systeme et ses pratiques. Alexander Solzhenitsyn avait du quitter l'Union Sovietique par exile imposee en 1974, pour sa critique du systeme du goulag, qu'il avait recherchee et en ecrit en 3 volumes entre 1958 et 1968, et qui fut publiee en France en 1973, pour documenter les conditions inhumaines des camps de travail obligatoire, a base aussi de ses propres experiences comme un de ses millions de prisonniers, dans son livre le plus fameux, "L'Archipel du Goulag", un des livres non - fiction les plus importants du XXeme siecle, point de vue histoire politique de la Russie. Aleksandr Solzhenitsyn allait pouvoir retourner en Russie en 1990, et y rester les 18 annees restantes de sa vie, apres avoir aussi passee plusieurs annees aux Etats Unis, dans le Nord, qui lui allaient laisser bien decu avec le pays qu'il trouvait vide de spiritualite et profondeur morale. Ce detour historique, pour illustrer l'importance du portraitiste Valentin Serov, qui savait naviguer les controversies politiques dans sa vie artistique, et qui allait mourir avant le declenchement de la revolution bolshevique de 1917, pour mettre fin au regime des tsars, et qui en fait, avait fait des portraits d'aristocrates de l'empire, notamment du tsar Nicholas II lui - meme. Rendre visible dans ses portraits, les sensibilites interieures, avec l'energie exterieure de la pose, du geste, qu'a su donner vie l'artiste, est un trait que maximalise l'art de la portraiture de Valentin Serov, et est un talent que possede comme une evidence, le photographe portraitiste kabyle d'Aokas, Nacer Amari. Son portrait hypnotisant "ABDNACER" avec la finesse esthetique du rythme interieur, le silence spirituel qu'exprime la pose lente et l'objectif de son mouvement subtile, revelee dans les lignes en ombres et lumieres nuancees du visage, des yeux reveurs et du geste de la main, du protagoniste "ABDNACER" celebre l'heritage riche que sait unir et amplifier l'art de la photographie dans ses expressions contemporaines du tumultueux XXIeme siecle et ses angoisses, ses contradictions, ses febriles et fragiles souhaits et espoirs, d'une l'humanite epuisee, sa resistance douloureusement assiegee. 

Trudi Ralston

La recherche sur l'art des dessins en portraits de Leonardo da Vinci et d'Albrecht Durer, sur la sculpture en bronze "Silence" du surrealiste Salvador Dali, et du peintre portraitiste Valentin Serov, ainsi que l'information sur les ecrivains Maxim Gorky et Aleksandr Solzhenitsyn, courtoisie de Wikpedia. L'article "The Drawing Source" sur la technique unifiante dans les dessins en crayon de Leonardo da Vinci, "5 Lessons from the Renaissance Master" se trouve a https://www.thedrawingsource.com.  

Friday, May 8, 2026

Aux Quatre Vents: La Force Cinetique - Spirituelle dans "KARIM T" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

              Dans le monde des arts visuels, la photographie continue d'occuper une position qui lui permet d'etre autant observateur que participant, avec l'outil de l'appareil de photo l'intermediaire qui invite le spectateur au monde de ses protagonistes qu'ainsi presente et introduit le photographe. Dans ce monde riche, envoutant, souvent controversiel pour son esprit courageux et rebelle, qui resiste les normes et convenances etablies, avantageux, libre de risque, de jugement, la portraiture reste au centre de son magnetisme de l'art de la photographie. Un portrait du 4 mai 2026 "KARIM T" du photographe kabyle Nacer Amari de Tassi Photographie, emet une energie complexe, qui sait creer un sens de force cinetique et spirituelle, dans l'aura et sa presence d'enracinement, solide, inebranlable de son protagoniste. J'ai pensee a l'expression "Aux quatre vents", voyant ce portrait, dans le sens de la force spirituelle comme la savent controler les chamans, et ce portrait specifiquement rappelle la force cinetique - spirituelle des portraits des chamans mongols, qui depuis le XIIIeme siecle exercent une grande influence culturelle - sociale dans la structure de la societe en Mongolie, qui se base sur l'hierarchie des clans. Le mot cinetique se derive du mot ancien grec "kinysis", donc, mouvement, du verbe "kinein", qui se traduit comme bouger, produire du mouvement. Dans un sens figuratif, cinetique, adaptee au francais du mot grec traduit en latin, veut dire: actif, energique, dynamique. Le monde des chamans est cinetique et spirituel, dans sa facon d'unir des outils pratiques, comme le tambour, l'incantation, la danse, et certaines libations et medecine, pour faire bouger le monde des esprits, pourqu'il s'unisse, visite le monde concret, quotidien, en permet la guerison autant physique que mentale pour la personne ou les personnes en besoin de l'aide, que rend possible le chaman comme intermedaire entre le monde concret et le monde des esprits. "KARIM T" emet cette energie, sans equivocation, de l'union cinetique - spirituelle de sa personne, ce qui confirme encore et encore, la force du caractere des Imazighen de l'Afrique du Nord, ce peuple ancien, resistant, qui a su me redonner ma voix de poete, quand mon esprit vagabond qui avait tant voyagee ne l'avait trouvee nulle part ailleurs, sauf sur ses rivages de la Kabylie. Il y a une renaissance specifiquement les dernieres decennies, dans le chamanisme en Mongolie, qui s'exprime aussi dans le monde de la peinture, evidente dans les artistes contemporains mongols, qui celebrent la richesse de l'heritage et son histoire ancienne, comme l'art magnifique de l'artiste peintre qui celebre la Mongolie de la perspective feminine, Zayasaikhan Zambuu (1975), et ses envoutants portraits feminins dans des couleurs et lignes vibrantes. En Mongolie, il y a cote des chamans masculins aussi les chamanesses feminines, car la femme y est permis dans ce monde des esprits et ses mysteres. L'idee que "KARIM T" cree pour moi cette force cinetique - spirituelle "Aux quatre vents", vient de la philosophie liee au bouddhisme, d'origine de l'Inde, qui a ete importee en Mongolie durant l'occupation chinoise du pays, pendant la dynastie Yuan au XIII - XIXeme siecles, et fut etabli brevement comme religion de l'etat. Une resistance violente de la part des tribus chasseurs du Nord de la Mongolie, contre le groupe bouddhiste qui regneait, les mongols Khalka, a causee une division dans les clans chamans, qui a eu comme resultat la formation du chamanisme "noir", qui voulait se distinguer du chamanisme bouddhiste dominant, le chamanisme "jaune" qui etait plus conforme aux influences bouddhistes tibetiennes importees. Le texte du XIIIeme siecle, "L'Histoire Secrete des Mongols" se considere etre la plus ancienne source historique ecrite en langue mongole, qui se derive des langues sino - tibetiennes et slaves. Interessant de noter, que les chamans mongols se concentrent sur le present, "le maintenant" plus que sur la vie au monde des esprits. Ils valorisent la vie terrestre et ses dons, dans leur role comme interpretes du monde des esprits, de la leur reverance pour les attributs benefiques de la medecine, de la sante, et de la nature et ses ressources. L'idee "aux quatre vents" derivee du bouddhisme, veut dire "dans toutes les directions", donc "dispersees", dans un contexte philosophe du Pali Tipitaka de la religion bouddhiste, et veut "recreer une structure spirituelle robuste, qui sait "tolerer les ataques continues de l'impermanence, et avoir une fondation qui resiste les illusions de l'ego"selon un texte au sujet du Wisdom Librairy. Ce texte illumine le fait que "Les Quatre Vents" se refere aussi a un site precis, geographique du Centre - Val region de la Loire en France, connue pour ses chateaux renaissance fameux, comme Chambord et Chenonceau, et ses vignobles, sa campagne rustique agreable, calme, qui inspire la contemplation, la paix. Interessante confluence, qui se trouve dans cette energie "Aux Quatre Vents'' cinetique - spirituelle si vibrante du portrait "KARIM T" du photographe Nacer Amari. Son protagoniste emet un magnetisme considerable, palpable, de sa personne au regard de forte, decisive concentration mentale et physique. On dirait, sans hesitation, qu'on se trouve face a un chaman, qui voit non seulement l'evidence du monde concret, mais qui a une sensibilite qui sait toucher des autres realites, d'autres mondes, que parfois le monde des reves et ses indices et symboles nous revele la nuit, comme l'enigme spirituel du soleil, de la lune, des etoiles, qui a inspiree les mythologies les plus complexes et envoutantes, comme celles de l'Egypte ancien, et des cultures Amazighes, comme des kabyles de l'Algerie. Dans un monde destructif, violent, ou toute semblance de moralite s'efface sans scrupules pour donner le controle a l'amoralite et ses depravations d'abjecte cruaute envers les plus vulnerables, l'idee du chaman calme, visionnaire, qui sait visiter le monde des esprits, et retourner apres au monde concret, et qui applique ses visions et leurs experiences pour le bien d'autrui, qui sait communiquer avec la nature et ses animaux, ses phenomenes, et apprendre d'eux, est rassurante, calme le coeur et l'esprit sous stress considerable de l'etre humain contemporain. Le monde des chamans mongols continue de jouir d'une renaissance croissante, et je crois que ce n'est pas la seule culture qui sait presenter l'importance de sa sagesse spirituelle et culturelle importante au monde troublant et tres incertain du XXIeme siecle. Je sens ce don de facon concrete, tangible, me venant du coeur et esprit kabyles, qui me sait guerir avec la force de son energie chamanique, comme me la partage l'art et ses sensibilites intellectuels le lien avec mon collegue photographe Nacer Amari qui est l'intermediaire incontestable qui unit mon monde poetique litteraire aux sources transformatives de la sagesse ancienne de sa culture, sa resistance, sa charite; qui entend, et comprend l'echo et ses signes de detresse, de mon desir pour le contexte des defis survenus, et m'en traduit les symboles qui avant m'etaient incomprehensibles, inaudibles, qui m'avaient trouvee isolee pour beaucoup, beaucoup d'annees, convaincue que cela allait prendre une grace enorme, de me voir liberee d'un vide tuant. "Aux Quatre Vents", je suis libre, finalement, de vivre ma vie de poete aux ailes sures, leurs blessures gueries, ma voix audible, grace a la force cinetique - spirituelle considerable, de la presence kabyle qui m'accompagne sur ce nouveau chemin et ses espaces ouvertes, accaueillantes. Le portrait "KARIM T" est une synthese artistique dynamique, expressive de tout ce qui rend l'esprit de la Kabylie et son peuple, son histoire, sa culture vibrants, indelebiles. 

Trudi Ralston     


L'information sur l'idee "Aux Quatre Vents" dans le contexte d'une localite geographique et de la philosophie bouddhiste, courtoisie de Wikipedia, et de Wisdom Librairy website, qui se concentre sur la philosophie, et l'histoire ancienne du monde. La recherche sur le chamanisme mongol, ses origines et histoire et son importance, courtoisie egalement de Wikipedia.  

Sunday, May 3, 2026

L'Effet Boomerang: Reactance et Resultat dans le Portrait "Vieillesse et Sagesse" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

            J'ai grandie dans une ambiance sociale - familiale, en Flandre, entouree d'une grande famille de tantes, oncles, cousins, cousines, avec une grandmere paternelle bien visible, et un grandpere maternel imposant mais distant, et avec un frere et deux soeurs, et mon pere et ma mere, dans un petit village ouest - flamand dans les annees 1960 - 1970. Une des influences formatives intellectuelles les plus marquantes dans ces annees de ma vie, etait mon pere, qui avait une grande connaissance et passion pour les arts de tous les domaines, et m'a inspiree un amour et interet profond pour l'histoire des arts du monde, surtout la litterature et la photographie, ainsi que la peinture et la sculpture. Je me trouvais entouree, des un tres jeune age, d'hommes artistes peintres, musiciens, sculpteurs, photographes professionnels, ce qui m'a fait sentir des mon enfance tres a l'aise dans le monde masculin. Ce fait fut augmentee encore, par la realite d'avoir une mere qui prenait une attitude distante, pour ne pas dire indifferente envers ses enfants, et qui en fait preferait de ne pas devoir payer attention a  l'idee qu'elle avait 3 filles, qui avaient besoin d'elle, et elle presumait que mon frere serait sous le tutelege de mon pere. J'etais quasi inivisible pour ma mere, et j'ai appris de creer mon propre monde, un univers qui etait construit sur des idees et visions masculines, et sur les livres lus dans la biblioteheque ample et silente de mon pere, et dans la presence tolerante bohemienne de cousins et oncles artistes. Un portrait en noir et blanc du 26 avril 2026, "Vieillesse et Sagesse", d'une belle femme de moyen age, de la part du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, m'a beaucoup attiree l'attention. Ce portrait feminin a une energie detendue, agreable, libre d'arrogance ou mefiance, qui m'a inspiree une exploration de ce conflit interieur qui vit au fond des memoires de mon coeur d'enfant, qui a connu la tristesse d'une mere qui me faisait fuire de sa presence, car peu etaient les mots gentils qu'elle avait pour moi. Heureusement, j'ai connu aussi le contrepoids de liens et influences feminins qui ont su adoucir cette blessure, comme la presence de visites regulieres a la maison de ma grandmere veuve paternelle, Celina Dujardin, et de ma tante Lieve, qui vivait avec elle, et il y avait notre Nanou, une femme au coeur grand et humour desarmant, qui comprenait tres bien qui etait ma mere, et l'effet que ses manies et arrogances, avaient sur nous comme enfants. Cela m'a pris toute une vie avant que j'ai compris la raison de ma difficulte de faire confiance dans des amities feminines. J'avais en fait, pour tres longtemps, avant de comprendre cette bizarre habitude, une facon d'attirer des amies au caractere dominant, qui aimaient se sentir superieur, ce qui me causait une repetition de peines et mauvaises experiences, qui me laissaient epuisee, confuse. Pendant la recherche pour cet article, j'ai appris sur une theorie qu'on appelle dans la psychologie sociale, "l'effet boomerang". Cet effet se refere aussi avec le nom de "reactance" et se definit comme les consequences inattendues, ne pas volontaires, quand cherche a s'imposer une personne, qui a le resultat de produire la reaction contraire dans sa victime, parceque la personne imposee, resiste cette invasion de sa liberte, de sa volonte. La reactance est donc une forme de rebellie, qui fonctionne comme un boomerang, qui retourne l'intention lancee a autrui, a la personne qui l'a lancee, et donc sabotage ses intentions de controle, de dominance. Cette theorie fut elaboree et publiee en 1953, a Yale University aux Etats Unis, par les chercheurs Carl Hovland, Janis, et Kelley, sous le titre de "Communication and persuasion: psychological studies of opinion change" ("Communication et persuasion: etudes psychologiques sur le changement d'opinion.") Quant a moi, l'attitude indifferente de ma mere, qui voulait me controler, rendre et garder timide, sans confiance, sans defenses quant a mon etre affectif et social et intellectuel, m'a fait trouver le monde vaste des arts, m'a fait comprendre que beaucoup d'artistes sont des esprits libres, des rebelles, pour se liberer d'oppressives circonstances dans leurs familles, dans leur travail, dans l'ambiance socio - intellectuelle de leur communaute, dans l'ideologie de leur heritage culturel et de l'histoire de leur pays. L'art et ses expressions de mes oncles peintres Frans De Cauter (1920 - 1981) et Emiel De Cauter (1921 - 1976), qui avaient souffert la brutalite comme prisonniers pendant la Seconde Guerre Mondiale, etait pour eux une facon de surmonter et transformer ces traumes, ces souffrances. Pour moi, la lutte pour me retrouver ma voix de poete, mon identite affective - culturelle, a recu sa completion dans l'apprentissage me donnee par l'esprit et le coeur kabyle, qui sait mettre en relief clair, exact, les influences artistiques - intellectuelles recue en Flandre, qui ont formee mes sensibilites et ma passion pour les arts litteraires et visuelles, comme la poesie et la photographie, et pour le monde du dessin et ses expressions creatifs en tissu, en crayon, en encre, et dans mes creations de portraits et images de faune et flore, inspiree par la nature en Kabylie et ici a Olympia. Un artiste du monde du surrealisme, le peintre belge Rene Magritte (1898 - 1967) a su incorporer dans les elements de ses peintures connues pour leur evocations oniriques, le traume qu'il avait souffert comme adolescent en 1912, quand sa jeune mere s'est suicidee, en se jetant dans la grande riviere Sambre. Selon la theorie de la reactance, l'esthetique de Rene Magritte de l'echange constant entre realite et illusion, dans sa juxtaposition d'objets communs dans des espaces etranges, ne pas familiers, cette tension ainsi rendue visible, est une expression sublimee d'un voeu, celui de souhaiter sa mere en vie, en contraste avec la realite cruelle que sa mere etait morte. Les peintures surrealistes de Rene Magritte lui rendraient un artiste connu mondialement. En 1936, il fait sa premiere exposition solo a New York, et a Londres en 1938, et aujourd'hui, une des galleries les plus fameuses pour voir l'art de Rene Magritte se trouve aux Etats Unis, a Houston, au Texas, dans la Collection Menil, de John et Dominique Menil. Magritte a dit au sujet de l'art: "C'est une union qui suggere le mystere fondamental du monde. L'art est pour moi ne pas un but en soi, mais un moyen d'evoquer ce mystere." Le monde des arts pour moi comme poete ecrivaine et artiste flamande - americaine qui a vu se detruire toute ma famille dans des circonstances tragiques, est certainement un moyen de vivre le mystere du monde, et d'y exprimer ma voix, que l'esprit chamanique guerisant - accueillant de la Kabylie et son coeur et sa sagesse anciens, visionnaire, me permet evoluer, comprendre, exprimer et partager dans le contexte de mes memoires, et experiences comme personne qui a quittee sa terre natale a un jeune age, sans en comprendre les consequences dures de l'isolation et de la solitude, de la perte de l'identite culturelle - sociale, sans avoir eue la chance de meme savoir l'effet de la reactance subie aux mains de ma mere, quant a ma vie d'adulte ici aux Etats Unis. Des theories suivantes autour de la reactance, apres celle etablie par l'etude de Carl Hovland, Janis et Kelley en 1953, voient la persuasion comme une fonction de "la communication, de l'influence sociale et les processus sociaux", incluyant aussi les elements sociaux comme les medias." La professeure Margarita Sanchez- Mazas de l'Universite de Geneve en Suisse, qui se specialise en psychologie sociale, propose une concentration sur le desir de l'ndividu pour la reconnaissance et la dignite, une approche qui me dit beaucoup, et son etude examine aussi le role des cultures des majorites et des minorites, quant a changement social. Elle croit que "la persuasion est un processus simultane, reciproque entre groupes, et specifiquement, entre groupe de majorites et de minorites." Cette attitude me parait tres au point, comme personne qui a grandie en Flandre, ou ses habitants sont partie d'une culture de minorite, comme la Kabylie en Algerie aussi est une culture de qui son peuple se trouve comme minorite face a la majorite de la population du pays. Mon identite a retrouvee sa voix, apres l'avoir vu effacee dans l'anonimite et son isolation de la realite de la majorite americaine, grace a l'introduction a l'histoire et sa richesse mythologique - spirituelle et culturelle de la Kabylie, qui est devenu ma muse, ma mere spirituelle, qui guerit les traces des peines d'avoir ete une enfant de qui son identite et dignite fut humiliee et niee par ma mere biologique, et par le pays americain qui n'a jamais su ni voir ni m'embrasser l'ame ou le coeur. Le portrait "Vieillesse et Sagesse" du photographe Nacer Amari, me touche profondement les sensibilites, pour l'energie desarmante, sincere et pleine de tolerance, de comprehension chaleureuse dans le regard de son protagoniste feminin, dans son visage libre de jugement, libre de la tentacion de condamner, de soumettre autrui a ses notions, a sa dominance, a ses ambitions. L'effort pour continuer de risquer et d'initier des amities feminines reste un defi pour moi, mais l'experience transformative que me donne ces presque 10 ans deja le monde de la Kabylie, me permet d'avoir depuis, des rencontres feminines positives, chaleureuses, ne pas mencacantes, ne pas penibles. Cela ne veut pas dire que toutes rencontres desagreables et frustrantes ont cessees, mais, leur frequence est chaque fois moins, et je sais anticiper et sentir d'avance avec plus de precision, quelles personnes eviter, quelles personnes ne sont pas sinceres, ont une disposition negative, abusive.  

Trudi Ralston   


La recherche sur le sujet de la theorie de la reactance dans la psychologie sociale et ses adherents, et sur l'art et ses motifs de l'artiste surrealiste belge Rene Magritte, courtoisie de Wikipedia. 

Friday, May 1, 2026

Simulacrum: Une Entente Ambigue - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

            L'autre jour, un effort de donner un contexte aux cataclysmes que souffrent des millions de personnes innocentes, m'a laissee avec l'impression qu'on se trouve dans un moment de l'histoire qui cherche de re - justifier une brutalite et violence qui rappelle les anciens empires, leurs machines de destruction, de dominance, de controler et profiter sans impunite des ressources des terres, des richesses des pays qu'ils avaient envahis. On dirait que le temps aujourd'hui, recule plusieurs milliers d'annees, et on se trouve a nouveau au centre des abus de l'empire romain, ou, a la hauteur de leur pouvoir, 50% des personnes vivants dans ce vaste empire et ses provinces, etaient des esclaves. Le desastre exponentiel d'une terre de qui son ecologie se voit detruite chaque jour plus, ou les pauvres se voient victimes de systemes qui les rendent impuissants, vulnerables, et ou, comme dans le pays ici, plus de 700,000 personnes sans abri, vivent dans les rues des grandes villes, tandis que les plus riches en meme temps deviennent encore plus riches, sans rien ajouter comme solution avec leurs immenses ressources economiques. Au contraire, ils embrassent une ideologie qui idolatre le pouvoir qui donne toutes les chances et privileges a ceux, qui activement annulent les programmes et lois qui protegent les classes et les cultures marginalisees du pays, d'abus et de negligence, de racisme, de brutalite policiere, et d'injustices judiciaires, qui ne recoivent aucune action constructive, concrete de la part des politiques qui se disent avoir une conscience morale, sociale. La realite post - moderne est telle qu'on doit faire un effort quotidien contre ses efforts d'anesthesier nos sensibilites, de nous reduire a des robots, des machines, deguisees comme etre humains. Cette reflection sobrisante, m'a fait faire une exploration du monde du simulacrum. Je trouve deja intrigant le mot meme: simulacrum. Le mot se derive du latin, et veut dire "une image ou representation de quelqu'un ou de quelque chose, une imitation", en pluriel, le mot devient simulacra, "semblances, se paraitre a autres choses." Une manifestation de simulacra se trouve dans le monde de l'Egypte ancien, ou le mot Ushabti, se refere a des figurines petites, mises dans les sarcophages de personnes importantes, pour representer les servants de la personne, quand elle etait en vie, pour assurer ainsi que la personne en route vers les monde des esprits, y auraient ses attendants qui l'accompagneaient sur terre. Ces figurines ont des traits physiques individuels visibles pour les distinguer les uns des autres, car certains tombeaux avaient des centaines de ces figurines Ushabti, delicatement sculptees et decorees avec des inscriptions du "Livre des morts des anciens egyptiens", ecrit par une grande serie de scribes religieux entre les annees 1550 et 50 B.C. concernants les rites et routes du monde des esprits, le Duat. L'idee de l'importance de sauvegarder l'integrite de la realite spirituelle et ses mysteres et exigences, remonte ainsi des milliers d'annees, et c'est fascinant de penser que le simulacrum en devint une invention croyable et faisable. La modernite n'a pas abandonnee cette fascination, et je pense specifiquement au monde de la philosophie du XIXeme et XXeme siecle, les theories controversielles du philologue classique devenu philosophe: Friedrich Nietzsche (1844 - 1900), qui reste un penseur qui stimule des discussions intellectuelles animees. En 1889, juste avant de faire une crise nerveuse totale, qui lui rendrait immobilisee intellectuellement pour le reste de sa vie, il ecrit "Crepuscule des Idoles", qui est une traitise entre autre, sur l'idee du simulacrum, qui suggere que la plupart des philosophes, pour nier la contibution des sens, et de recourir vers les constructions des langues et de la raison, arrivent a une interpretation distortionnee de la realite. Ceci a des reverberations dans tous les domaines de la vie de l'individu et de sa place dans les constructions socio - politiques de la societe et ses dirigents, y compris la liberte sexuelle et ses interdictions et permissions. Selon Nietzsche, "le bonheur et l'instinct sont un", mais la raison s'y oppose directement, ce qui fait le combat avec la conviction de Nietzsche, que "l'amour est la spiritualisation de la sensualite", une vision qui unit le monde des sens au monde de l'esprit, ce qui est une conviction a laquelle ont choisi d'adherer parmi les plus grands mystiques et poetes, comme le poete Sufi perse Rumi (1207 - 1273), et son maitre, le poete perse Saib Shabrizi (c.1592 - 1676), recu au cour du Shah Jahan de l'Inde en 1626, et que l'empereur perse Shah Abbas II, donne le titre de "Roi des Poetes", et aussi le poete autrichien Rainer - Maria Rilke (1875 - 1926), des poetes - philosophes qui restent pour leur franchise lyrique - affective - spirituelle, tres visibles dans le monde des arts litteraires. La controversie du simulacrum parait loin du monde des personnes qui suivent les inspirations de leur intuition, de leur passion ne pas intimidee par les restrictions sociales et leurs impositions. Dans le monde des arts, l'idee et ses expressions du simulacrum a des interpretations notables, dans le monde de la science - fiction, et son expression creativite dans le theatre, la danse, la litterature. Un des ecrivains qui a su aussi introduire ses livres au sujet dans le monde de la cinematographie, est l'ecrivain prolifique americain, auteur de 45 romans et environ 121 novelles: Philip K. Dick (1928 - 1982). Ses livres explorent une grande variete de sujets philosophiques et sociales, comme la nature de la realite, la perception, la nature humaine, et l'identite, et traite souvent de personnages qui se battent contre les illusions sociales, les realites alternatives, l'abus des drogues, l'abus des corporations monopolitiques, et l'idee de robots, ce qu'il appelle "replicants", donc "copies", ce qui addresse les contradictions et conflits qui en resultent quant a la conscience de soi. Cette idee futuriste du simulacrum qui s'incarne dans le robot, a trouvee une voix dans l'adaptation en film du livre de 1968 de Philip K.Dick, "Do Androids Dream of Electric Sheep?"("Est - ce - que les androids revent de moutons electroniques?"): "Bladerunner" de 1982, avec l'acteur americain, Harrison Ford (1942), et l'acteur des Pays - Bas, Rutger Hauer (1944 - 2019), et l'actrice americaine, Daryl Hannah (1960), ou Harrison Ford joue le role d'un chasseur - tueur de replicants, et Rutger Hauer joue le role d'un leader des replicants qui les organise une revolte, et Daryl Hannah joue le role d'une replicant amie cree pour le plaisir sexuel.  Le film du scenariste americain Ridley Scott (1937) fut un grand succes, et Rutger Hauer le voit comme son film le plus favori, pour le sujet central autour de la creation de robots, quant a la volonte que leur donne avoir un cerveau artificiel, et ci ceci constitue une conscience, et ainsi leur donne la protection de leurs droits "humains", de la part des humains qui leur ont crees, une idee que depuis la science fiction traite avec regularite insistante dans les monde du cinema du genre de la science - fiction. Dans le film "Bladerunner", les agents qui font la chasse des replicants, les tuent, a base de l'idee qu'un replicant, comme une machine, n'est utile que pour un certain temps, et qu'il ne faut pas les donner la chance de se reveiller une volonte independante, une conscience de soi, ce qui en fait, devient le cas, ce qui mene a leur revolte et resistance contre l'ordre etabli. L'acteur - chasseur que joue Harrison Ford, finit par tuer au replicant Pris, que joue l'actrice Daryl Hannah, et il voit mourir, de fatigue, le replicant Roy, que joue Rutger Hauer, qui dit a l'agent Rick Deckard ( Harrison Ford), ces mots hantants memorables, apres en fait sauver la vie a Rick, malgre que celui chercheait de lui tuer: "My memories will be lost in time, like tears in rain", ce qui veut dire "Mes memoires vont se perdre dans le temps, comme des larmes dans la pluie". Autant plus emouvant, parceque il pleut fort au moment que Rick se rend compte que le mecanisme de sa conscience de Roy, contestee et neaumoins verifiable, se termine, meurt, et qu'en etant un replicant, il avait en fait, une identite humaine, mortelle. 

        Le monde contemporain montre des signes troublants qui font une interpretation a l'envers de l'idee du simularcrum: ce n'est pas qu'on essaie de donner une expression affective - sociale plus large a l'idee de ce qui rend unique l'etre humain, sa capacite - pour la charite, la conscience sociale, si authorisee de la part de ses leaders et dirigents quant a la direction ideologique - historique de leurs sujets. On essaie, au contraire, de de - humaniser, "machiniser" pour ainsi le dire, la conscience humaine, par force, par privation, par indocrination de mensonges sinistres, par negligence. Beaucoup de jeunes intelligents, se demandent de comment se defendre contre l'absurdite de la realite contemporaine, l'intensite de la violence, l'horreur apocalyptique de ses guerres, l'indifference deroutante des dirigents, l'impuissance de ses victimes? Ils s'identifient avec les robots, les simulacra des machines du pouvoir, et ses fabricants de la destruction ecologique - economique de la terre et ses peuples qui se trouvent ainsi sous la menace de l'annihilation systematique. La seule defense est de faire ce qu'on peut, sur place, et en exploration que permettent le voyage, et d'essayer de faire une difference, un jour a la fois, pour les personnes et l'environnement ou on vit, et qu'on decouvre, et apres qu'on connait, qu'on peut toucher positivement. Je pense aux mots de l'ecrivaine noire americaine, professeur en litterature, Dr. Toni Morrison (1931 - 2019) la premiere ecrivaine afro - americaine des Etats Unis de recevoir le Prix Nobel pour la Litterature en 1993, qui addresse dans ses livres les effets desastreux continus de l'histoire de l'esclavage et ses ravages pour la population noire des Etats Unis, et du racisme cruel des annees apres la Guerre Civile Americaine de 1861 - 1865, qui avait aboli l'esclavage, mais ne pas les lynchings ou l'institution d'une egalite de terreur totale envers la population noire sur tous les niveaux socio - politiques avec les lois diaboliques de l'ere de Jim Crowe, qui ne seraient annules qu'avec les sacrifices du mouvement pour les droits civils des annees 1950 - 1960, et son leader, Dr. Martin Luther King, Jr., mort par l'assassinat en 1968, a l'age de 39 ans. Je pense a ces mots de 2001, de Toni Morrison, qui a vecue jusqu'a l'age de 88 ans, de qui j'ai lu tous ses livres comme une revelation intellectuelle et artistique - culturelle - linguistique, et qui avait connue comme enfant et adolescente les horreurs du racisme: "Parfois, tu ne survis pas intacte, tu survis juste en pieces, en morceaux. Mais la grandeur de la vie existe dans l'effort. Il ne s'agit pas de la solution. Il s'agit d'etre aussi intrepide que possible, dans des circonstances completement impossibles." Ses mots de cette femme hyper - intelligente, avec le lyrisme franc et complexe du style innovatif de ses livres, sa figure phsysique imposante, et sa voix douce, gentille, me donnent du courage, quand le fantasme de simulacra humains, videe et empoisonnee en ame, l'esprit et le coeur comme sous l'immobilite de la paralysie, paraissent ecraser la chance pour un meillieur futur pour la terre et l'humanite. Notre entente ambigue avec le mecanisme du simulacrum, qui peut dans certains contextes se reveler comme une expression culturelle - mythologique sincere et respectueuse, comme fut le cas pour les Ushabti du monde ancien egyptien, merite une re - evaluation urgente dans notre monde chaotique eponentielle du XXIeme siecle, ou la machine industrielle et post - industrielle et ses seductions parait supplanter la conscience humaine, dans tous les domaines, du loisir et le monde lucratif des divertissments numeriques, jusqu'au commerces honteux et macabres du traffique d'armes, et d'hommes, femmes et enfants, pour le travail force et l'esclavage sexuel. Dans le monde des simulacra, il y a l'idee aussi du village Potemkin, qui se refere a une facade construite pour tromper la personne qui la voit, de penser que ce qu'elle voit est reel, ne pas une imitation. Ce fut une idee souvent utilisee dans le monde post - sovietique apres 1987, et cette interpretation du village Potemkin est une illustration du simulacrum qui revele la distance qui existe entre une apparence exterieure et sa realite cachee, ne pas visible. Le monde en ce moment vit des avantages techniques impressionnantes, grace au genie numerique et ses evolutions spectaculaires, qui permettent leurs incorporations et influences positives dans le monde des sciences de la medicine, de l'agriculture, de la communication qui facilite la connaissance et introduction aux personnes d'autres cultures et experiences, des arts, des recherches dans les domaines de l'ecologie, de l'anthropologie, de l'archeologie, de la metereologie quant a predictions de tremblements de terre, d'inondantions, de tempetes dangereuses. On recoit la chance d'apprecier ces avancees, ses progres technologiques pour le bien, de nous approcher l'un a l'autre avec interet profond dans ce qui nous unit, ce qui nous rend unique, comme cultures, comme peuples de cette terre et son histoire complexe, turbulente. En conclusion, je me rappelle ses mots du poete Rainer - Maria Rilke, qui sont un avertissement, un appel a la conscience, qui invitent le courage, de vivre a 100%, sans ceder a l'indifference, a la routine, qui tue toute initiative, toute chance pour une vie qui a des racines profondes dans la vie et tout ce qu'elle peut offrir si on la vit les yeux et le coeur ouverts, prets, pour donner l'energie enthousiaste de nos talents, de notre passion, de les partager avec generosite, avec sincerite. Les mots de Rilke datent de 1904, d'une de ses "Lettres a Un Jeune Poete", publiee apres sa mort, en 1929: "Mais la peur de l'inexplicable non seulement apprauvit la realite de la personne individuelle; cette peur retrecit aussi le lien entre les etres humains, comme si ce lien fut soulevee du lit de sa riviere de possibilites infinies pour le mettre dans un endroit en friche et le poser sur une berge. Car ce n'est pas juste l'indolence qui cause la repetition dans les liens de cas en cas avec telle indicible monotonie et ennui, c'est la timidite envers toute nouvelle inconcevable experience, delaquelle on croit ne pas etre capable de la tolerer. Mais seulement une personne qui n'exclude meme pas le plus incomprehensible, vivra un lien avec une autre personne comme une chose vivante, qui pourra lui aussi sonder ainsi la profondeur de son propre etre." La seule facon de surmonter avec confiance les ombres moins agreables des simulacra, de sa menace reelle qui peut nous mettre au risque de perdre notre ame, coeur, et meme corps aux illusions decevantes du simulacrum et ses insinuations, qui circulent dans le va et vient du immense commerce qu'est devenu le monde, est de pratiquer cette vigilance chaque jour a nouveau, pour ne pas perdre de vue, cette entente ambigue que l'etre humain ne peut pas eviter, ne pas resister, ni dans le monde des arts, ni dans le monde de l'histoire et ses drames, ni dans les liens individuels: cette idee ensorcelante de pouvoir et vouloir, capter et representer des objets et des personnes d'une autre facon de que ce qu'elles en realite sont. 

Trudi Ralston      


La recherche sur le phenomene culturel du simulacrum, son histoire, son contexte dans la philosophie de Friedrich Nietzsche et ses influences contemporaines, comme dans le monde de la litterature et de la cinematographie dans le genre de la science - fiction, courtoisie de Wikipedia. La traduction en francais, des mots du poete et ecrivain autrichien Rainer - Maria Rilke, de l'anglais d'une lettre de 1904, de la publication du livre de 1929, "Lettres a Un Jeune Poete", est la mienne, ainsi que les mots de Dr. Toni Morrison, de 2001, aussi traduit de l'anglais en francais, pour le but de cet article.