L'autre jour, un effort de donner un contexte aux cataclysmes que souffrent des millions de personnes innocentes, m'a laissee avec l'impression qu'on se trouve dans un moment de l'histoire qui cherche de re - justifier une brutalite et violence qui rappelle les anciens empires, leurs machines de destruction, de dominance, de controler et profiter sans impunite des ressources des terres, des richesses des pays qu'ils avaient envahis. On dirait que le temps aujourd'hui, recule plusieurs milliers d'annees, et on se trouve a nouveau au centre des abus de l'empire romain, ou, a la hauteur de leur pouvoir, 50% des personnes vivants dans ce vaste empire et ses provinces, etaient des esclaves. Le desastre exponentiel d'une terre de qui son ecologie se voit detruite chaque jour plus, ou les pauvres se voient victimes de systemes qui les rendent impuissants, vulnerables, et ou, comme dans le pays ici, plus de 700,000 personnes sans abri, vivent dans les rues des grandes villes, tandis que les plus riches en meme temps deviennent encore plus riches, sans rien ajouter comme solution avec leurs immenses ressources economiques. Au contraire, ils embrassent une ideologie qui idolatre le pouvoir qui donne toutes les chances et privileges a ceux, qui activement annulent les programmes et lois qui protegent les classes et les cultures marginalisees du pays, d'abus et negligence, de racisme, de brutalite policiere, et injustices judiciaires, qui ne recoivent aucune action constructive, concrete de la part des politiques qui se disent avoir une conscience morale, sociale. La realite post - moderne est telle qu'on doit faire un effort quotidien contre ses efforts d'anesthesier nos sensibilites, de nous reduire a des robots, des machines, deguisees comme etre humains. Cette reflection sobrisante, m'a fait faire une exploration du monde du simulacrum. Je trouve deja intrigant le mot meme: simulacrum. Le mot se derive du latin, et veut dire "une image ou representation de quelqu'un ou de quelque chose, une imitation", en pluriel, le mot devient simulacra, "semblances, se paraitre a autres choses." Une manifestation de simulacra se trouve dans le monde de l'Egypte ancien, ou le mot Ushabti, se refere a des figurines petites, mises dans les sarcophages de personnes importantes, pour representer les servants de la personne, quand elle etait en vie, pour assurer ainsi que la personne en route vers les monde des esprits, y auraient ses attendants qui l'accompagneaient sur terre. Ces figurines ont des traits physiques individuels visibles pour les distinguer les uns des autres, car certains tombeaux avaient des centaines de ces figurines Ushabti, delicatement sculptees et decorees avec des inscriptions du "Livre des morts des anciens egyptiens", ecrit par une grande serie de scribes religieux entre les annees 1550 et 50 B.C. concernants les rites et routes du monde des esprits, le Duat. L'idee de l'importance de sauvegarder l'integrite de la realite spirituelle et ses mysteres et exigences, remonte ainsi des milliers d'annees, et c'est fascinant de penser que le simulacrum en devint une invention croyable et faisable. La modernite n'a pas abandonnee cette fascination, et je pense specifiquement au monde de la philosophie du XIXeme et XXeme siecle, les theories controversielles du philologue classique devenu philosophe: Friedrich Nietzsche (1844 - 1900), qui reste un penseur qui stimule des discussions intellectuelles animees. En 1889, juste avant de faire une crise nerveuse totale, qui lui rendrait immobilisee intellectuellement pour le reste de sa vie, il ecrit "Crepuscule des Idoles", qui est une traitise entre autre, sur l'idee du simulacrum, qui suggere que la plupart des philosophes, pour nier la contibution des sens,et de recourir vers les constructions des langues et de la raison, arrivent a une interpretation distortionnee de la realite. Ceci a des reverberations dans tous les domaines de la vie de l'individu et de sa place dans les constructions socio - politiques de la societe et ses dirigents, y compris la liberte sexuelle et ses interdictions et permissions. Selon Nietzsche, "le bonheur et l'instinct sont un", mais la raison s'y oppose directement, ce qui fait le combat avec la conviction de Nietzsche, que "l'amour est la spiritualisation de la sensualite", une vision qui unit le monde des sens au monde de l'esprit, ce qui est une conviction a laquelle ont choisi d'adherer parmi les plus grands mystiques et poetes, comme le poete Sufi perse Rumi (1207 - 1273), et son maitre, le poete perse Saib Shabrizi (c.1592 - 1676), recu au cour du Shah Jahan de l'Inde en 1626, et que l'empereur perse Shah Abbas II, donne le titre de "Roi des Poetes", et le poete autrichien Rainer - Maria Rilke (1875 - 1926), qui restent pour leur franchise lyrique - affective - spirituelle tres visible dans le monde des arts litteraires. La controversie du simulacrum parait loin du monde des personnes qui suivent les inspirations de leurs intuition, de leur passion ne pas intimidee par les restrictions sociales et leurs impositions. Dans le monde des arts, l'idee et ses expressions du simulacrum a des interpretations notables, dans le monde de la science - fiction, et sa creativite dans le theatre, la danse, la litterature. Un des ecrivains qui a su aussi introduire ses livres au sujet dans le monde de la cinematographie, est l'ecrivain prolifique americain, auteur de 45 romans et environ 121 novelles: Philip K. Dick (1928 - 1982). Ses livres explorent une grande variete de sujets philosophiques et sociales, comme la nature de la realite, la perception, la nature humaine, et l'identite, et traite souvent de personnages qui se battent contre les illusions sociales, les realites alternatives, l'abus des drogues, l'abus des corporations monopolitiques, et l'idee de robots, ce qu'il appelle "replicants", donc "copies", qui addresse les contradictions et conflits qui en resultent quant a la conscience de soi. Cette idee futuriste du simulacrum qui s'incarne dans le robot, a trouvee une voix dans l'adaptation en film du livre de 1968 de Philip K.Dick, "Do Androids Dream of Electric Sheep?""Est - ce - que les androids revent de moutons electroniques?"): "Bladerunner" de 1982, avec l'acteur americain Harrison Ford (1942), et l'acteur des Pays - Bas Rutger Hauer (1944 - 2019), et l'actrice americaine Daryl Hannah (1960), ou Harrison Ford joue le role d'un chasseur - tueur de replicants, et Rutger Hauer joue le role d'un leader des replicants qui les organise une revolte, et Daryl Hannah joue le role d'une replicant amie cree pour le plaisir sexuel. Le film du scenariste americain Ridley Scott fut une grand succes, et Rutger Hauer le voit comme son film le plus favori, pour le sujet central autour de la creation de robots, quant a la volonte que leur donne avoir un cerveau artificiel, et ci ceci constitue une conscience, et ainsi la protection de leurs droits "humains", de la part des humains qui leur ont crees, une idee que depuis la science fiction traite avec regularite insistante dans les monde du cinema du genre de la science - fiction. Dans le film "Bladerunner", les agents qui font la chasse des replicants, les tuent, a base de l'idee qu'un replicant, comme une machine, n'est utile que pour un certain temps, et qu'il ne faut pas les donner la chance de se reveiller une volonte independante, une conscience de soi, ce qui en fait, devient le cas, ce qui mene a leur revolte et resistance contre l'ordre etabli. L'acteur - chasseur que joue Harrison Ford, finit par tuer au replicant Pris, que joue l'actrice Daryl Hannah, et il voit mourir, de fatigue, le replicant Roy, que joue Rutger Hauer, qui dit a l'agent Rick Deckard ( Harrison Ford), ces mots hantants memorables, avant d'en fait sauver la vie a Rick, malgre que celui chercheait de lui tuer: "My memories will be lost in time, like tears in rain", ce qui veut dire "Mes memoires vont se perdre dans le temps, comme des larmes dans la pluie". Autant plus emouvant, parceque il pleut fort au moment que Rick se rend compte que le mecanisme de sa conscience de Roy, contestee et neaumoins verifiable, se termine, meurt, et qu'il avait en fait, une identite humaine, mortelle.
Le monde contemporain montre des signes troublants qui font une interpretation a l'envers de l'idee du simularcrum: ce n'est pas qu'on essaie de donner une expression affective - sociale plus large a l'idee de ce qui rend unique l'etre humain, sa capacite - pour la charite, la conscience sociale, si authorisee de la part de ses leaders et dirigents quant a la direction ideologique - historique de leurs sujets. On essaie, au contraire, de de - humaniser, machiniser pour ainsi le dire, la conscience humaine, par force, par privation, par indocrination de mensonges sinistres, par negligence. Beaucoup de jeunes intelligents, se demandent de comment se defendre contre l'absurdite de la realite contemporaine, l'intensite de la violence, l'horreur apocalyptique de ses guerres, l'indifference deroutante des dirigents, l'impuissance de ses victimes? Ils s'identifient avec les robots, les simulacra des machines du pouvoir, et ses fabricants de la destruction ecologique - economique de la terre et ses peuples qui se trouvent ainsi sous la menace de l'annihilation systematique. La seule defense est de faire ce qu'on peut, sur place, d'essayer de faire une difference, un jour a la fois, pour les personnes et l'environnement ou on vit, qu'on decouvre, et apres qu'on connait, qu'on peut toucher positivement. Je pense aux mots de l'ecrivaine noire americaine, professeur en litterature, Dr. Toni Morrison (1931 - 2019) la premiere ecrivaine afro - americaine de recevoir le Prix Nobel pour la Litterature en 1993, qui addresse dans ses livres les effets desastreux continus de l'histoire de l'esclavage et ses ravages pour la population noire des Etats Unis, du racisme cruel des annees apres la Guerre Civile Americaine de 1861 - 1865, qui avait aboli l'esclavage, mais ne pas les lynchings ou l'institution d'une egalite totale envers la population noire sur tous les niveaux socio - politiques avec les lois diaboliques de l'ere de Jim Crowe, qui ne seraient annules avec les sacrifices du mouvement pour les droits civils des annees 1950 - 1960, et son leader, Dr. Martin Luther King, Jr., mort par l'assassinat en 1968, a l'age de 39 ans. Je pense a ces mots de 2001, de Toni Morrison, qui a vecue jusqu'a l'age de 88 ans, de qui j'ai lu tous ses livres comme une revelation intellectuelle et artistique - culturelle - linguistique, et qui avait connue comme enfant et adolescente les horreurs du racisme: "Parfois, tu ne survis pas intacte, tu survis juste en pieces, en morceaux. Mais la grandeur de la vie existe dans l'effort. Il ne s'agit pas de la solution. Il s'agit d'etre aussi intrepide que possible, dans des circonstances completement impossibles." Ses mots de cette femme hyper - intelligente, avec le lyrisme franc et complexe du style innovatif de ses livres, sa figure phsysique imposante, et sa voix douce, gentille, me donnent du courage, quand le fantasme de simulacra humains, videe et empoisonnee en ame, l'esprit et le coeur comme sous l'immobilite de la paralysie, paraissent ecraser la chance pour un meillieur futur pour la terre et l'humanite. Notre entente ambigue avec le mecanisme du simulacrum, qui peut dans certains contextes se reveler comme une expression culturelle - mythologique sincere et respectueuse, comme fut le cas pour les Ushabti du monde ancien egyptien, merite une re - evaluation urgente dans notre monde chaotique eponentielle du XXIeme siecle, ou la machine industrielle et post - industrielle et ses seductions parait supplanter la conscience humaine, dans tous les domaines, du loisir et le monde lucratif des divertissments numeriques, jusqu'au commerces honteux et macabres du traffique d'armes, et d'hommes, femmes et enfants, pour le travail froce et l'esclavage sexuel. Dans le monde des simulacra, il y a l'idee aussi du village Potemkin, qui se refere a une facade construite pour tromper la personne qui la voit, que ce qu'elle voit est reel, ne pas une imitation. Ce fut une idee souvent utilisee dans le monde post - sovietique apres 1987, et cette interpretation du village Potemkin est une illustration du simulacrum qui revele la distance qui existe entre une apparence exterieure et sa realite cachee, ne pas visible. Le monde en ce moment vit des avantages techniques impressionnantes, grace a l'ingenierie numerique et ses evolutions spectaculaires, qui permettent leurs incorporations et influences positives dans le monde des sciences de la medicine, de l'agriculture, de la communication qui facilite la connaissance et introduction aux personnes d'autres cultures et experiences, des arts, des recherches dans les domaines de l'ecologie, de l'anthropologie, de l'archeologie, de la metereologie quant a predictions de tremblements de terre, d'inondantions, de tempetes dangereuses. On recoit la chance d'apprecier ces avancees, ses progres technologiques pour le bien, de nous approcher l'un a l'autre avec interet profond dans ce qui nous unit, ce qui nous rend unique, comme cultures, comme peuples de cette terre et son histoire complexe, turbulente. En conclusion, je me rappelle ses mots du poete Rainer - Maria Rilke, qui sont un avertissement, un appel a la conscience, qui invitent le courage, de vivre a 100%, sans ceder a l'indifference, a la routine, qui tue toute initiative, toute chance pour une vie qui a des racines profondes dans la vie et tout ce qu'elle peut offrir si on la vit les yeux et le coeur ouverts, prets, pour donner l'energie enthousiaste de nos talents, de notre passion, de les partager avec generosite, avec sincerite. Les mots de Rilke datent de 1904, d'une de ses "Lettres a Un Jeune Poete", publiee apres sa mort, en 1929: "Mais la peur de l'inexplicable non seulement apprauvit la realite de la personne individuelle; cette peur retrecit aussi le lien entre les etres humains, comme si ce lien fut soulevee du lit de sa riviere de possibilites infinies pour le mettre dans un endroit en friche et le poser sur une berge. Car ce n'est pas juste l'indolence qui cause la repetition dans les liens de cas en cas avec telle indicible monotonie et ennui, c'est la timidite envers toute nouvelle onconcevable experience, delaquelle on croit ne pas etre capable de la tolerer. Mais seulement une personne qui n'exclude meme pas le plus incomprehensible, vivra un lien avec une autre personne comme une chose vivante qui pourra lui aussi sonder ainsi la profondeur de son propre etre." La seule facon de surmonter avec confiance les ombres moins agradables des simulacra, de sa menace reelle qui peut nous mettre au risque de perdre notre ame, coeur, et meme corps aux illusions decevantes du simulacrum et ses insinuations, qui circulent dans le va et vient du immense commerce qu'est devenu le monde, est de pratiquer cette vigilance chaque jour a nouveau, pour ne pas perdre de vue cette entente ambigue que l'etre humain ne peut pas eviter, ne pas resister, ni dans le monde des arts, ni dans le monde de l'histoire et ses drames, ni dans les liens individuels, cette idee ensorcelante de pouvoir et vouloir, capter et representer des objets et des personnes d'une autre facon de que ce qu'elles en realite sont.
Trudi Ralston
La recherche sur le phenomene culturel du simulacrum, son histoire, son contexte dans la philosophie de Friedrich Nietzsche et ses influences contemporaines, comme dans le monde de la litterature et de la cinematographie dans le genre de la science - fiction, courtoisie de Wikipedia. La traduction des mots du poete et ecrivain autrichien Rainer - Maria Rilke, de l'anglais d'une lettre de la publication de 1929, "Lettres a Un Jeune Poete" en francais, est la mienne, ainsi que les mots de Dr. Toni Morrison, de 2001, aussi traduit de l'anglais.