Wednesday, July 29, 2026

D'Ou Vient ce Courage? : Un Chant en Hommage - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

              Apprendre comment exprimer vers l'ouie exterieur de mon monde, ma voix interieure comme poete, est une exercise et un defi qui m'avait eludee avec cruelle determination pour des decennies. J'etais dans ce sens comme une figure du monde des pantomimes, qui essayait de communiquer ses pensees les plus cheres dans des gestes souvent ni meme vus ou compris par le monde qui m'entourait. La Kabylie a changee tout ca, m'a liberee de cette torture, de ses humiliations continues, qui ont presque reussie de m'effacer dans son entierete a mon ame creative, a mon coeur, a son esprit resistant, sa volonte, sa dignite. J'etais pris en otage par un silence de plomb asphixiant qui s'imposait sur tout mon etre jusqu'a invader meme mon corps, son energie, son besoin pour l'espoir, la joie, l'inclusion, l'identite quant a ma place dans le temps et ses traversees, ses espaces. Parfois, je me demande maintenant, apres avoir etre introduit a la Kabylie et son influence transformative pour mon etre creatif - litteraire, il y a 10 ans presque: comment j'ai su tenir le coup, toutes ces annees, sans perdre le courage? Ce poeme m'est venu en chant meditatif, comme une invocation et hommage. Je le dedie a ma famille de coeur: la Kabylie, et a mon collegue d'Aokas, le photographe Nacer Amari de Tassi Photographie, ami et chaman - guide sur ce sentier du reveil que son art et le lien profond avec lui me donne a moi et mes poemes et livres qui depuis celebrent cette grace, et son talent, que lui et la terre kabyle, son genie et histoire uniques de son peuple chaleureux, resistant me donnent: 


D'Ou Vient ce Courage?   


D'ou vient ce courage, qui marche a mes cotes, ce matin ensoleille, saturee de senteurs sucrees que laissent les fleurs du jasmin en ete? 

***     *     ***     *     ***

D'ou vient cette energie qui me dit d'avancer, entre cri et sourire, entre extase et agonie? Quel est son secret de cet invisible chagrin, qui me comprend tout, mais ne dit rien? 

***     *     ***     *     ***

D'ou vient ce courage, sur ce chemin long, ou tu apparais telle une etoile, si loin dans les distances du firmament et ses mysterieux desseins? 

***     *     ***     *     ***

D'ou vient ce courage, qui envahit avec telle tendresse mon souffle ce matin? D'ou vient sa melodie, ce melange de gouts de miel et de ta terre, et quelques gouttes de larmes oubliees? 

***     *     ***     *     ***

Ce courage, c'est l'echo de tes mots, de ta presence de chaman patient qui de loin m'explique comment traverser le terrain glissant entre hier et demain. Comment construire ce pont solide qui sait unir les coeurs et leurs ames, qui ont abandonnees le poids de toutes illusions dans les vagues violentes du temps. 


Trudi Ralston                 


--- "Quand tu es heureux, tu cherches la personne que tu aimes, mais quand tu es triste, tu cherches la personne qui t'aime." ---    Jalal al -Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), poete et mystique Sufi perse. 



   





 


               



Monday, July 27, 2026

Le Point d'Impact: La Trajectoire Evasive de la Solitude - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil" dediee a Nacer Amari

           Dans le silence du matin au jardin, tres tot, vers 5:30, entre les mouvements silents de quelques petits oiseaux timides un peu dormilons encore, j'ai entendu l'echo rassurant des melodies kabyles me partagees hier en transmission video, d'une reunion celebratoire entre amis et famille, de la part de mon collegue d'Aokas, le photographe artiste visuel, Nacer Amari de Tassi Photographie. Les cadences de guitare, d'oud, de chansons du troubadour Idir et du rebelle Matoub Lounes, faisaient leurs echos surs et decisifs dans le rythme du battement de mon coeur, qui sentait leur presence et energie, comme la brise que laissent les vagues de la senteur de la mer et ses histoires, ses voyages. Le contraste marquant entre le silence qui m'entourait maintenant comme le couloir neutre d'une grande salle vide, et la chaleur et sa flamme que m'avait laissee le partage musical et son sens de camaraderie masculine de la part de mon collegue et ses amis, la veille du mariage du frere de son epouse, a suscitee le desir de comprendre les origines de ma solitude, qui comme une ombre tenace m'avait suivie le long les longues annees de mon exile ici, commencee a l'age de 19 ans. Tracer ses origines, les comprendre, est un defi intellectuel pour lequel j'ai le courage et la voix maintenant, grace a mon lien avec la Kabylie, qui remonte deja presque 10 ans, un fait qui me donne beaucoup de fierte et joie. Mon sang se sent libre, je dirais heureux, de se savoir fraiche, reveillee, une riviere energique qui coule fiere et nourrit mon coeur, mon ame, mon esprit et ses poemes, la, au centre de mon corps, qui a connue l'emotion profonde de marcher sur terre kabyle en 2019, et qui a connue aussi la peine de devoir la quitter, une fois finie mon sejour si important pres d'elle, son soleil, sa lune, ses montagnes, ses villages, son sourire, son courage. 

         Trouver les origines d'une solitude et ses empreintes deja tangibles comme enfant, m'a fait comprendre qu'elle est liee a la sensation pendant une visite a l'apartment modeste de ma grandmere paternelle, veuve depuis l'age de 38 ans, quand son mari est mort subitement en mars 1943, d'une rupture aortique a l'age de 43 ans, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Ma grandmere y vivait avec sa plus jeune de ses 4 enfants, ma tante Lieve, dans la ville balneaire en Flandre, Oostende, ou ma tante travaillait dans le secteur regional des services sociales, comme intermediaire entre les medecins et les patients en besoin d'assistance. A l'epoque, j'avais 8 ans, et comme enfant solitaire en temperament et curieuse dans son desir de comprendre le monde bizarre des adultes, j'ai sentie dans cet apartement la senteur de ce que c'etait une penible absence de monde, de liens qui unissaient a un clan inclusif. Je me rappelle le bruit repetitif de l'horloge sur le dressoir dans la chambre a coucher de ma grandmere, qui etait au bout d'un couloir etroit descendant, sans fenetre. Je me rappelle que ma mere "observait" les meubles tristes de l'appartement, la toute petite cuisine avec pourtant une fenetre accueillante avec une vue vers une rue d'ombres vides, avec un mepris evident, qui m'avait laissee decue en elle, et un peu effrayee de ma mere aussi, de l'expression froide sur son visage. Mon pere se voyait mal a l'aise, mais ne disait presque rien. Ma grandmere se bougeait dans cette espace timide, en silence aussi, et ma tante, optimiste et souriante, et habillee modieusement dans une robe faite par ma grandmere qui etait une couturiere accomplie, servait un cafe et un gateau de la boulangerie au coin de la rue, avec l'elegance et confiance d'une star, et faisait tout pour me mettre a l'aise, car elle et moi se sont entendues tres bien des mon enfance, et cela a continuee jusqu'a aujourd'hui, maintenant qu'elle a 86 ans, et vit dans une maison de retraite a Oostende. Plusieurs annees plus tard, en 1970, ma tante Lieve et ma grandmere Celina Dujardin, se sont demenagees vers un bel apartement en centre ville d'Oostende, et j'y ai passee une part de mes vacances d'ete, de qui me restent de belles et importantes memoires, quant a sa sagesse sur la vie que m'a dans ces moments partagee ma grandmere, qui est morte assez jeune, a juste l'age de 70 ans. Je crois que pour elle, la perte de son mari de facon si dramatique et inattendue, etait le debut d'une lutte contre l'isolation et la solitude, qui allait lui marquer le reste de sa vie, et allait presenter un defi considerable aussi pour ma tante Lieve, qui comme enfant de 4 ans, soudainement avait perdue son pere. Ma grandmere ne s'est jamais remariee, n'a jamais ni pris un pretendant apres, meme quand ses deux filles ainees Denise et Blanche et son fils, mon pere donc, se sont maries dans la decennie apres la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Ma tante Lieve, qui etait et est restee belle, a choisie, de rester celebataire, de ne pas se marier, quoiqu'elle n'a jamis manquee de pretendants qui faisaient pour la plus part d'entre eux, un effort considerable de lui convaincre de se marier avec un d'eux. Elle a toujours insistee que la vraie liberte et bonheur pour une femme moderne, est d'avoir son propre argent, sa propre maison, et de ne pas etre soumis a un mari ou des enfants. Une vue assez audacieuse pour les annees 1950 - 1960, mais qu'avec les annees de 1960 - 1970 devenaient meme un peu la mode dans les grandes villes en Belgique, en France aussi, selon que je pouvais observer comme adolescente. Ma tante Lieve me fascinait pour son intelligence, son sens de l'humour, sa gentillesse, et son sens de style aussi, qui paraissait etre une reflection de son esprit et coeur independants. Entre 2003 et la mort de mon pere suite de complications de troubles cardiaques et de demence en fevrier 2008, ma tante Lieve lui a soignee avec beaucoup de charite, la ou il vivait dans un centre de soin a Oostende, qui se specialisait dans des personnes affectees par la maladie desastreuse d'Alzheimer. Elle a soulagee beaucoup de mon chagrin au sujet, et dans ce processus, avec l'aide de longues heures de coups de telephone transatlantiques, on a etabli un lien tres resistant et durable. J'ai beaucoup appris d'elle sur l'histoire de la famille de mon pere, le lien avec laquelle ma mere nous avait toujours niee. Elle m'a appris aussi ce courage qu'elle avait de se combattre avec elan contre la solitude et ses ombres, contre l'isolation et son mepris social qu'elle avait connue deja comme enfant, suite du destin de sa mere de se trouver veuve sous stress financier d'un jour a l'autre, et de l'avoir toleree et meme survenue. Je crois que le cote resistant et courageux dans mon caractere vient de la famille de mon pere, et de sa famille de sa mere. Le cote artistique me vient du cote de ma mere maternelle, et le cote avonturier, du cote de la famille paternelle de ma mere. L'exile me destinee vers les Etats Unis a l'age de 19 ans, allait me plonger dans les tempetes de la solitude, ses moqueries, ses insultes, et me faire confronter la blessure considerable de l'isolation qu'elle laisse jusqu'aux os dans l'ame, l'esprit, le coeur, et meme le corps et ses resistances. 

          La melodie au coeur que me laisse le lien avec la Kabylie, est une source riche et fraiche, d'une cascade qui m'enveloppe avec son energie guerisante de ses eaux claires, mon esprit humain, mon ame de poete, mon coeur qui pres d'elle recoit sa chance si longuement retardee d'une voix pour mes poemes, pour la chance de voir et comprendre l'histoire de ma vie compliquee pres de l'accueil profond et chamanique de son etre spirituel, de sa sagesse et sa tolerance, sa tendresse, sa capacite pour la passion qui pardonne, qui inclut, qui embrasse et donne la force de la guerison aux blessures invisibles et ses cicatrices laissees dans les espaces les plus seules de ma vie, qui sait demolir les murs les plus impitoyables derriere lesquels je trouvais fermee a clef mon innocence, mes reves, mes talents, mes espoirs. Je crois que je respire avec des poumons kabyles, avec la force et la chaleur de son sourire, de la lumiere de ses yeux de son ciel, de ses montagnes, de ses rivages, de ses chants. Le point d'impact de la trajectoire evasive des origines de ma solitude, il se trouve dans un moment dans le temps en Flandre, et il s'etait cachee dans ma valise de l'exile, lourde et longue, et je l'ai pu arracher avec le courage me rendu visible, tangible me montree, me donnee apres, par le coeur vaste, si riche, si unique, des hommes libres de l'Afrique du Nord, et bien specifiquement, les Imazighen, qui vivent et revent et chantent et embrassent la vie dans tous ses defis et contradictions, et qui m'ont acceptee comme membre de leur grande famille: les kabyles, qui sont ma famille de coeur depuis, qui sont ma voix, mon soleil et ma lune, la flute et l'echo de mes poemes, de leurs jours et de leurs nuits. 

Trudi Ralston    


"If you want the moon, do not hide from the night. If you want a rose, do not run from the thorns. If you want love, do not hide from yourself." -  Jalal  al - Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), poete Sufi perse. 

Tuesday, July 21, 2026

I Am a Wish / Je Suis un Souhait : Un Appel - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

            Ce poeme et son chant m'est venu en anglais, sous le ciel d'une lumiere bleue brillante du jour chaud ici, et son message etait insistant. Apres, je l'ai traduit en francais, pour pouvoir l'inclure dans ma serie de "La Maison Rouge au bout du Soleil" dediee a l'apprentissage que me permet le lien avec ses sensibilites artistiques et spirituelles du photographe kabyle, Nacer Amari de Tassi Photographie. L'esprit de ce poeme et sa voix, me l'imagine etre dite en plein accueil des montagnes et leur sagesse et visions de ma Kabylie, son coeur et ame toujours a mes cotes: 


I Am a Wish 


I am a wish, I wander beyond the confines of your soul.

 I swim in the warm waters where escaped dreams roam. 

I am a wish, dancing high above the sun that floats confused in colors burning black holes in the fabric of time. 

*****       **       *****       **       *****

My silent laughter echoes beyond the crescent moon. 

I can hear its deep sigh as it struggles to break free from the porcelain sky.

I can almost touch your resolve as the earth turns upside down. 

*****       **       *****       **       *****

I can almost touch your hands as the sands of time blow their dust into our eyes. 

*****       **       *****       **       *****

Oh, I am a wish, and I think you might be too.

And what does that mean, as the oceans empty out, and the mountains flee as they are running out of breath, as are you and I? 


Je Suis un Souhait           


Je suis un souhait, je voyage au - dela des confins de ton ame. 

Je nage dans les eaux chaudes ou errent les reves echappes. 

Je suis un souhait, qui danse bien au - dessus le soleil, qui flotte confus dans des couleurs qui brulent des trous noirs dans le tissu du temps. 

*****       **       *****       **       *****

Mon rire muet fait echo au - dela du croissant de lune. 

J'entends son soupir profond dans sa lutte de se liberer du ciel de porcelaine. 

Je reussis guere de toucher ta determination pendant que la terre se met a l'envers.

*****       **       *****       **       *****

Je reussis presque atteindre tes mains dans les sables du temps qui soufflent leur poussiere aux yeux. 

*****       **       *****       **       *****

Oh, je suis un souhait, et je pense que toi aussi tu l'es. 

Et qu'est - ce que cela veut dire, quand les oceans se vident, et les montagnes prennent la fuite, comme ils se trouvent a bout de souffle, comme toi et moi? 


Trudi Ralston      


"All my life, I have felt alone, except with you.": "Toute ma vie, je me suis sentie seule, sauf avec toi." - Lucilla to general Maximus, dans le film du scenariste anglais, Ridley Scott (1937), "Gladiator" de 2000, avec l'actrice danoise Connie Nielsen (1965) comme Lucilla, la fille de l'empereur Marcus Aurelius, et l'acteur de la Nouvelle Zelande, Russell Crowe (1964) comme le general Maximus. 



Saturday, July 18, 2026

Fonction et Signification: Une Mecanique Interne - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil" dediee a Nacer Amari

               Le rideau qui separe le monde exterieur du monde interieur du coeur, de l'esprit, de l'ame, parfois se voit diaphane, et parfois opaque, cela depend de notre apercu qu'influence le moment, si son instant nous permet de voir avec assez de precision l'espace dans laquelle se trouve notre perception, sa sensibilite. Le lien avec la Kabylie est pour moi depuis 2017, l'espace ample et accueillante qui me permet ouvrir le rideau qui pour toute une vie, m'avait separee des outils pour explorer, comprendre, ce qui avait rendu flou, les contours et les desseins, leurs indices et patrons, de l'histoire de ma vie, son sentier rendu complexe dans l'incertitude continue de l'exile, qui m'avait blessee et grandement fait perdre mon identite, sa visibilite et ma voix sociale - culturelle - creative et intellectuelle. C'etait la sensation penible, tetue, implacable, de me voir reduite a une ombre, comme une sorte de condamnation a perpetuite de me sentir ne plus une personne complete, mais plutot un robot, une machine qui obeissait reflexivement, qui survivait. L'introduction a la Kabylie en 2017, a sa nature magnifique, a son peuple courageux, resistant, a son histoire, son coeur, son ame, m'a donnee la grace et sa chance, de commencer de voir les traces d'un fil que l'anonymat de toute une vie avait enterree, cachee, dans les profondeurs de la terre abandonnee de mon etre, et qu'elle m'a rendue visible, tangible, et je suis ses traces, desquelles elle me revele chaque fois plus le contenu, l'histoire, comme decouvrir une grotte pleine d'evidence des presences qui racontent sur ma vie et les marques qui y avaient laissee mon passage. Vers la fin de 2019, quelques mois apres mon retour de mon sejour en Algerie, en Kabylie le mois de septembre - octobre, j'ai ete introduit a l'art visuel du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie. Cette introduction fut le debut d'un lien artistique - literaire fructif, qui a deja vu la publication de 10 livres, avec un autre, suivant livre, "Au Carrefour des Rencontres" qui sera pret pour la publication cet automne de 2026, et le travail sur le livre qui lui suivra, sur lequel je travaille en ce moment aussi, "La Maison Rouge au bout du Soleil". Le livre "Au Carrefour des Rencontres", sera une serie d'articles et poemes qui continuent d'explorer les portraits kabyles de Nacer Amari, leur impact dans le contexte de l'histoire des arts, du point de vue intellectuel - narratif et artistique, universel dans son attrait esthetique inclusif. Le livre "La Maison Rouge au bout du Soleil" va se concentrer sur l'impact considerable et mesurable qu'a ce lien du monde de la photographie de son art avec le monde de mes poemes, de mes articles, de mon art en dessin, en broderies, en portraits en encre et crayon. En fait, le desir de faire des portraits en crayon me suit depuis mon adolescence, et ce fut le reveil de mon etre creatif me donnee par l'introduction a l'art de sa portraiture de Nacer Amari, qui m'a inspiree de prendre l'initiative de faire entre 2021 et 2026, 5 portraits du photographe, qui fut une immense satisfaction creative. Je travaille en ce moment sur un portrait en crayon de mon fils, apres avoir fini recemment un portrait en crayon de son jeune fils Adam, du photographe kabyle Djamil Diboune, qui en 2017 m'a introduit a la beaute et richesse de la nature en Algerie. Dans la presence de l'art et son ame de la Kabylie, qui trouve son expression la plus transformative dans l'art de mon collegue Nacer Amari, je me trouve sous la force magique, pour ainsi le dire, d'un chaman resolu sans pretenses, qui me guide sur ce sentier de decouvertes, qui sont a la fois une celebration de l'esprit unique kabyle et de ce besoin si longuement mis a cote, de comprendre la langue devenue effacee, de ses traces, de ses mots, de ses temoignages et heritage, de l'histoire de ma vie, vecue dans cette espace entre deux mondes, ni d'ici et ne plus de Flandre, mais qui dans cette espace ample du monde de sa photographie et ses narrations, me construit un pont qui repare et unit les deux mondes dans des images precises, comprehensibles, pour la premiere fois depuis etre mise en pieces, dechirees, a l'age de 19 ans, l'age que j'avais quand je suis partie etudier au Texas, ou j'ai vecue 10 ans, avant de demenager a Washington State, a Olympia, ou je vis depuis. Le lien avec l'art et son monde de Nacer Amari, me permet comprendre que quant a fonction et signification dans cette vie terrestre, il s'agit d'une mecanique interne, au centre d'un processus qui tel les fils d'un tissu complexe revelent le dessin et ses intentions qui definent notre etre, ses talents, ses sensibilites des defis et des triomphes. 

            Quant a la mecanique intellectuelle qui rend comme le perspectif d'un appareil photo, clair, precis l'image de son protagoniste, de sa nature morte, de son paysage, de sa faune, de sa flore, le lien litteraire - affectif - culturel - artistique avec le photographe Nacer Amari, me rappelle beaucoup, dans nos conversations sur la philosophie, l'histoire, l'archeologie, l'ecologie, le mystere du destin, au temperament sur, profond de la prose de l'ecrivain et poete russe, auteur du livre "Le Docteur Zhivago" (1957), Boris Pasternak (1890 - 1960), qui a du refuser le Prix Nobel pour la Litterature lui offert en 1958, suite de complications apres le chaos et incertitude apres la mort de Stalin en 1953. Son fils de son premier mariage, Yevgeny, a ete permis d'accepter le Prix en 1989, apres la dissolution de l'Uion Sovietique, et le livre "Le Docteur Zhivago" s'instruit en Russie dans toutes les ecoles depuis 2003. Le style dans sa presence verbale, de son expression sobre, lucide, claire, du photographe d'Aokas, resonne pour moi avec l'echo de la sagesse realiste, pragmatique, et aussi profondement spirituelle, possedant aussi une nonchalanche qui aborde avec une franchise desarmante le don de voyance, qui me transporte vers le monde envoutant de l'art litteraire de Boris Pasternak, qui me rappelle ma lecture et mes emotions lisant pendant mes annees d'etudes universitaires au Texas, au livre si longuement controversiel de "Le Docteur Zhivago", fait aussi en film en 1965, par le realisateur anglais David Lean et le producteur italien, Carlo Ponti, avec l'acteur egyptien Omar Sharif (1932 - 2015) dans le role de Yuri Zhivago, et l'actrice anglaise Julie Christie (1940) dans le role de Lara, la maitresse de Yuri Zhivago, et heroine tragique qui perit dans le gulag staliniste, et Geraldine Chaplin (1944) comme Tonya Zhivago, qui joue le role de l'epouse du protagoniste. C'est sur qu'est captivant et emouvant le livre, qui se centre autour de la Revolution russe de 1917, qui est enormement plus complexe et riche comme experience que le film, qui se concentre surtout sur l'histoire d'amour tragique entre Yuri Zhivago et Lara. Le livre inclut une serie de poemes, comme les poemes pour l'heroine Lara, que Boris Pasternak a basee sur sa relation qui durerait de 1946, jusqu'a la fin de sa vie de Boris Pasternak, en 1960, avec l'ecrivaine et traductrice russe Olga Ivinskaya (1912 - 1995), qui allait passer presque 5 ans dans le systeme gulag, pour son lien avec lui. Boris Pasternak etait convaincu que le succes a la fin, la survie de son manuscrit de "Le Docteur Zhivago", se doit au courage inalterable en prison, d'Olga Ivinskaya, qui ne lui a jamais trahi ou compromis pendant les interrogations et les privations en prison, et qui a en gulag allait perdre son bebe qu'elle allait avoir avec Boris Pasternak, qui resterait cependant dans son second mariage. Une fois libre, Olga et Boris ont repris leur relation et elle a ete presente a ses funerailles et enterrement, sous surveillance officielle protestee par un public qui adorait Boris Pasternak et le courage de son entourage. L'influence guerisante de l'esprit imperturbable, calme de mon collegue photographe d'Aokas, me reste gravee sur la memoire, longuement apres nos echanges de pensees philosophes - litteraires, comme l'image d'hieroglyphes indelibles, sculptees dans la matiere durable d'or, de pierre precieuse, et je voudrais faire hommage a ce regal, et ses revelations, qui m'aident a comprendre l'heritage complexe, diverse de la Kabylie, qui m'aident a retrouver, et reconstruire les pieces du puzzle et ses indices cryptiques, du sentier de ma vie. J'ai appris aussi, que la famille de Boris Pasternak, son pere, etait ami proche du poete autrichien, Rainer - Maria Rilke (1875 - 1926), et que l'ecrivain russe l'admirait beaucoup sa poesie, de qui il a fait des traductions, ensemble avec Olga Ivinskaya, ainsi que des traductions de bengali du poete, romancier et dramaturge moderniste de l'Inde, Rabindranath Tagore (1861 - 1941), qui a recu le Prix Nobel pour la Litterature en 1913, pour sa collection de poemes "Gitanjali" et de qui sa collection d'aphorismes "Oiseaux Errants" m'avait laissee une impression durable a l'age de 14 ans. Rilke et Tagore restent deux de mes poetes favoris, et le lien riche et profond avec mon collegue kabyle Nacer Amari, me les rappelle souvent, car ce lien est comme une fouille archeologique unique, qui continue de reveler ses tresors qui me traduisent l'alphabet avant rendu illisible de la narration et ses evolutions et indices de mon identite creative, qui menent tous vers les rivages de l'Algerie. De sa poesie de Boris Pasternak, Olga Ivinskaya, dans ses memoires en decrit le style comme "Une poesie dans laquelle le detail realiste exerce une magie sincere, comme dans la poesie d'Alexander Pushkin (1799 -1837). Les vers vifs de Pushkin lui emouvaient. Il aimait la poesie si densement compacte, "qu'elle craque comme de la glace", ou distillee dans une solution "qui faisait germer des graines de pure prose." La voix melodieuse et aussi staccato, deliberee, de Nacer Amari, ses interpretations sur la vie et ses contradictions, ses dilemmes, "craque comme de la glace", rafraichit avec son souffle de confiance intellectuelle - spirituelle, mon ame si longuement suffoquee dans les feus et leur fumee des obligations, son invisibilite tuante pour l'ame, pour le coeur et ses visions, ses energies, ses talents. Ce qui me rappelle les mots du vers 7 du poeme "Depart" pour Lara, dans le livre "Le Docteur Zhivago": "Durant les annees de troubles, dans les eres d'une /Inimaginable existence/ Une certaine vague du destin lui avait soutenu / Et l'a serree fort contre lui." Dans ce sens, le lien spirituel avec l'art de sa portraiture et ses visions narratives kabyles, me permettent cette oasis, ce refuge et son repos, sa guerison intellectuel - affectif de qui tout mon etre avait besoin pour en soulager toute une vie de faim, de soif creatifs. Ce changement a la fois radical, et subtil, son virage dramatique, transformatif dans la mecanique interne de mon etre poetique - litteraire - artistique, son vocabulaire, son syntax, ses sensibilities linguistiques redecouvertes, sa mise au point decisive, me rappelle la confluence de rivieres, dans un sens figuratif: ce lien unique, durable, toujours en evolution, toujours alerte, permet l'union d'idees qui savent tisser, reanimer mes racines flamandes et leurs experiences aux racines et leurs sagesse ancienne des Imazighen de l'Algerie, de l'Afrique du Nord, qui deviennent ainsi un ancre qui stabilise les tempetes et leur tourmentes si longuement subies, de la solitude et son isolation de mon exile americain qui paraissait interminable, presque devenue insupportable, une agonie, et que la Kabylie et l'exploration profonde, alchemique du lien chamanique avec mon collegue photographe Nacer Amari en brise ses chaines lourdes. Me permet de redevenir sirene dans les eaux libres de Neptune, perdue il y a si longtemps, et retrouvee chaque jour depuis, et qui me permet nager, avec joie, avec curiosite a nouveau libre, dans la mer et sa richesse, de l'histoire du monde, de sa litterature, de sa photographie, de son archeologie, de sa mythologie, et d'y ajouter mes propres poemes, mes propres visions, sous le regard attentif, sur, du photographe astucieux, rassurant dans son art et son energie accueillant du photographe d'Aokas, qui m'y observe, m'accompagne. Une eau claire, venue des rives de l'Algerie, qui egale comme une terre ancienne fertile, revele comme une fouille symbolique, ce qui etait cachee, perdue sous la surface, dans les tempetes de ma vie, dans le temps, et qui une fois vue dans la lumiere chaude, brillante, de l'apprentissage de ce chaman kabyle, est pour mon coeur, son esprit et son ame, devient l'energie creative et transformative fortifiante, visible, reglee, solutionnee, dans cette apotheose culturelle - spirituelle complexe et inattendue, si bienvenue, si joyeuse, pour moi comme etre humain, comme poete et ecrivaine, qui s'etale comme un hymne a une seconde chance, affirmant et vibrant, qui rendent agreablement tolerables, meme parfois absentes, certains jours, les contradictions autour du destin et ses mysteres.   

Trudi Ralston     


La  recherche sur le poete - ecrivain russe, Boris Pasternak, et sa muse, Olga Ivinskaya, et sur les poetes russe Alexander Pushkin, autrichien Rainer - Maria Rilke, indien Rabindranath Tagore, courtoisie de Wikipedia. La traduction de l'anglais des mots sur la poesie de Boris Pasternak par Olga Ivinskaya, et du vers 7 du poeme "Le Depart" de Boris Pasternak, en francais, pour le but de cet article, est la mienne. 

Alexander Pushkin allait influencer toute une generation de poetes et ecrivains, autre que Boris Pasternak: Fyodor Dostoyevsky (1821 - 1881), sa technique et matiere de sujets; Ivan Turgenev (1818 - 1889), romancier, poete et dramaturge russe, fameux pour son livre realiste "Peres et Fils", un auteur fameux pour son courage de critiquer l'esclavage des paysans et leurs terribles souffrances, comme dans sa novelle traumatique "Mumu" de 1854; Leo Tolstoy (1828 - 1910), romancier fameux pour ses livres "Anna Karenina" et "La Guerre et la Paix"; Nikolai Gogol (1809 - 1852), ses novelles et romans, et pieces de theatre, qui ont introduit le style moderniste - grotesque dans la litterature russe, comme sa novelle revisee apres etre censuree en Russie, "Ames Mortes". L'oeuvre d'Alexander Pushkin a ete traduite dans toutes les langues du monde et il est vu comme le poete russe le plus innovatif et important.  

 

Saturday, July 11, 2026

La Larme de la Rose: Les Pas qui S'Eloignent - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

            C'est une sensation bizarre, et puissante, de sentir la chaleur intense du soleil sur le visage, une chaleur qui me rappelle les etes au Texas, les 10 annees que j'y ai vecue. Ce matin, le ciel etait comme fait d'un cristal bleu azure brillant, qui refletait la lumiere comme une loupe geante, qui dans ses rayons concentrees, me brulait le coeur, lui causait des larmes au fond de mon ame. Cela paraissait une contradiction confondante, de me sentir vulnerable, triste sous ce soleil aveuglissant, comme si le poids de l'exile, de sa solitude, de son isolation, sa condemnation affective inexorable, pesait lourd, d'un moment a l'autre, sans avertissement, sans charite, ou consideration, me laissait entouree des fantomes de la famille longuement disparue, dans ce moment d'agonie ou je me sentais si loin de ma Kabylie, de son sourire, de son regard. Au jardin ici, j'ai un rosier aux fleurs rouges, qui selon la chaleur de la saison estivale, me donne entre 2 et 12 roses chaque annee. Cette annee, il y a juste 2 roses, et leur parfum riche me touche comme une caresse gentille, venue de loin. Le temps qui passe parait plus cruel, face a la beaute ephimere et fragile de la rose, et je deteste chaque annee, voir tomber leurs petales, comme des petites gouttes de sang, que la brise couvre de son souffle, en passant. J'ai eue cette pensee, que les petales tombent lentement, comme si les roses veulent me laisser savoir, qu'elles vont partir, me laisser juste la memoire de leur parfum exquis, et le noeud vide de leur coeur, nu sans la tule douce de leur robe rouge envoutante. Elles me rappellent que le temps passe, et que les gens aussi, passent, disparaissent, deviennent des ombres qui se perdent, se dissoudent, parfois sans qu'on s'en apercoit. Ce qui me rappelle la magnifique chanson de la chanteuse francaise, Francoise Hardy (1944 - 2024), de son studio album de 1964, "Mon amie, la Rose", d'un poeme ecrit par Cecile Caulier et Jacques Lacome, qui decrit dans une melodie de vers d'une sensibilite poetique ensorcelante, la mort de sa rose, et le chagrin que son absence lui cause: "On est bien peu de chose /Et mon amie la rose me l'a dit ce matin: / A l'aurore je suis nee, baptisee de rosee /Je me suis epanouie, heureuse et amoureuse /Aux rayons du soleil, me suis fermee la nuit / Me suis reveillee vieille / ... ...  Pourtant j'etais tres belle / Oui j'etais la plus belle des fleurs de ton jardin / ... ... Tu m'admirais hier / Et je serai poussiere pour toujours demain /  ... ... La lune cette nuit a veille mon amie / Moi en reve, j'ai vu eblouissante et nue /Son ame qui dansait bien au - dela des nues / Et qui me souriait ..."   

           Cela faisait longtemps que j'avais encore pensee a cette chanson, et c'etait difficil de l'ecouter apres tout ce temps. C'etait ma copine francaise - kabyle qui il y a beaucoup d'annees, me l'avait envoyee de la France, de Paris, ou elle avait vecue et travaillee pour presque 30 ans, et depuis, je revisite ce poeme traduit en chanson rarement, car elle ouvre toujours cette blessure du manque, des pertes incomprehensibles, implacables, souffertes, et encore a venir, comme parait etre le destin inexorable de la vie humaine. Il y a toujours aussi, une catharsis apres, comme d'une blessure qui brule moins, une fois lavee, et recue un nouveau unguent, qui calme la douleur, qui soulage. La paix interieur retourne, et le soleil me laisse son sourire, et la sensation rassurante, que l'espoir reste, et avec son clin d'oeil, la promesse, l'anticipation de nouvelles, venus de loin sur les ailes des colombes du bois ici au jardin, qui me disent autant avec leur roucoulement tendre, accueillant, et dans l'arriere plan de mes pensees j'entends la conclusion des vers de la chanson "Mon Amie, la Rose": "Crois celui qui peut croire, moi j'ai besoin d'espoir / Sinon je ne suis rien ... ... Ou bien si peu de chose / C'est mon amie la rose qui l'a dit ce matin." Parfois, les rivages de la Kabylie se sentent si loin, et parfois, si joyeusement proche, et dans cette tension se balance precairement, courageusement, le monde de mon coeur et ses poemes, ses reves, ses souhaits.

Trudi Ralston 


L'information sur le poeme rendu chanson, "Mon Amie, la Rose" de Francoise Hardy, et les vers inclus pour cet article, courtoisie de Wikipedia et genius.com 



Thursday, July 9, 2026

Dans l'Oeil de la Tempete: Une Exploration de la Perception Mystique Quantitative dans "Cheikh Omar" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

             L'art visuel de la photographie, surtout dans la portraiture, sait creer un sens de dynamisme, qui unit de divergentes sources et inspirations, qui rangent en energie: esthetique, physique, sociale, intellectuelle, historique, spirituelle, pour presenter une image complete, qui laisse une impression profonde, durable. La photographie est autant temoin qu'acteur, unit l'acte de l'observation a l'acte de la participation. Un portrait du 6 juillet 2026, "Cheikh Omar" du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, laisse ce double effet, et m'a fait penser a cette expression, initiee par le regard hypnotisant dans les yeux du protagoniste, qui croise avec defiance le regard: "dans l'oeil de la tempete", ce qui parait definir l'aura existentiel de ce portrait. Un regard qui comprend, qui voit, qui a vu, beaucoup, et dans le processus de ce sentier plein de defis, a perdu toute illusion, tout desir de nier la realite dure de la vie. Le protagoniste en fait, invite au spectateur de rester un moment dans cette vision qu'il nous partage dans ce portrait envoutant, arretant, visceral et sans complexes. L'idee de cette energie de nous trouver avec et dans ce portrait, "Cheikh Omar" dans l'oeil de la tempete, permet aussi d'en apprecier ses deux cotes: pour certaines personnes, cela implique la realite concrete de defis durs, constants, exigeants dans les controversies du monde exterieur, et pour d'autres personnes, etre dans l'oeil de la tempete est un combat interieur, invisible dans le va et vient du monde quotidien, mais ne pas moins penible, ne pas moins stressant, ou meme, moins violent, quant a l'impact au coeur, a l'esprit, a l'ame eprouvee. Ce second defi, interieur, m'est bien connu, ayant vecu toute une vie loin des rivages de ma terre natale en Flandre, depuis mon adolescence, ayant perdu dans des circonstances ameres et dechirantes mes parents, mes deux jeunes soeurs, et mon frere. Le regard dans les yeux resolus, insoumis du portrait "Cheikh Omar", m'a emue profondement, n'importe sa qualite feroce, de rebelle intrepide, de quelqu'un qui a ete autant loin qu'enfer, et est revenu, avec une comprehension existentielle solide, nette, claire. L'energie rebelle dans le regard me rappelle aussi a la philosophie suivie par une des icones rock de la contre - culture des annees 1960 - 1970, Jim Morrison (1943 - 1971) du groupe americain de Los Angeles, "The Doors" fonde en 1965. Le nom du group qu'avait choisi le leader du groupe est pris de l'idee du poete anglais du mouvement du romanticisme, William Blake (1757 - 1827), connu pour ses vues avant - gardes qui s'opposaient a la moralite paternaliste de la societe anglaise, et qui suivait des sensibilites mystiques liees a la sagesse des lois de la nature, qui unissait le monde naturel avec le monde spirituel, sans contradictions, sans une imposition d'une moralite a base de conformite et hypocrisie qui rend une prison des liens de famille, de communaute. William Blake croyait dans l'egalite des races, ne supportait pas l'esclavage qui avait rendu riche l'empire anglais, et croyait que les demandes externes imposee sur le mariage, tuaient l'affection, lui reduisaient a un devoir, une obligation asphixiante. Pendant sa vie, ses pensees sur la societe et la spiritualite etaient souvent niees, mais dans le XXeme siecle, ont vu une grande popularite qui reste jusqu'a aujourd'hui. Ses idees ont grandement influencee des musiciens fameux comme le chanteur de folk americain, Bob Dylan (1941), et Jim Morrison, et aussi l'auteur anglais de science - fiction, Aldous Huxley (1894 - 1963), connu pour son roman de 1932, "Brave New World", traduit en francais sous le titre de "Le Meillieur des Mondes", qui predit un futur dystopique macabrement proche a la realite alarmante du XXIeme siecle dans lequel l'homme post moderne et la terre se trouvent maintenant. L'idee de la perception comme revelation mystique, adoptee par Jim Morrison est formulee ainsi par William Blake dans son livre de 1790, "Le Mariage du Ciel et l'Enfer", qui montre l'influence de 
"La Divina Commedia" de 1320, de Dante Alighieri (1265 - 1321), et de "Paradise Lost", ce qui se traduit son titre en francais comme "Le Paradis Perdu" de 1667, de John Milton (1608 - 1674), ecrit en 12 livres en poemes sans rimes, en vers blancs, et que William Blake voulait expliquer comme le concret et le spirituel ne doivent pas etre soumis a une separation, a une contradiction, comme veut postuler la moralite imposee: "Si les portes de la perception etaient purgees, tout deviendrait pour l'homme comme une evidence de l'infinie." Dela, le titre du groupe "The Doors", comme "The Doors of Perception", et en fait, le leader du groupe rock et blues, Jim Morrison, avait une vaste connaissance de la poesie et les ecrits de William Blake, ainsi que de la poesie symboliste d'Arthur Rimbaud, de Charles Baudelaire, les livres d'Albert Camus, Moliere, Franz Kafka, Vladimir Nabokov, Honore de Balzac et Jean Cocteau, et Louis - Ferdinand Celine, son livre "Voyage Au Bout de la Nuit", ainsi que du theatre avant - garde allemand de Bertold Brecht (1898 - 1956), et etait familier avec la philosophie des oeuvres de Friedrich Nietzsche. Jim Morrison ecrivait aussi ses propres poemes, en plusieurs cahiers, la plupart decouverts apres sa mort a l'age de 27 a Paris, d'une accidentele surdose d'heroine. Beaucoup des chansons du groupe "The Doors" traitent du sujet de l'alienation dans le monde des grandes villes modernes, du mystere de l'existence, de la mort aussi, de la violence. Le portrait "Cheikh Omar" du photographe
Nacer Amari sait creer cet effet de magnetisme qu'inspire l'energie et sa concentration sure, rebelle du regard du protagoniste, ses yeux d'une lumiere visionnaire, qui voit tres loin, qui cause une certaine inquietude d'en observer sa qualite feroce. Avec "Cheikh Omar", on se trouve a la fois dans l'oeil de la tempete de sa personalite sans complexes, et aussi face a un veilleur des portes de la perception, qui chasse les illusions, les hypocrisies, qui ne tolere guere l'indecision, le manque de courage, de resistance. C'est un portrait qui invite une sobre reflection, et qui fascine pour permettre, encourager meme, une exploration de la perception mystique quantitative dans un monde qui fuit tout sens de responsabilite, de la part de ses leaders avares, egoistes, pourris par le pouvoir et l'argent, une notion que les rebelles des annees 1960 - 1970 du monde du rock et blues comme Jim Morrison comprenait deja avec une clarte desarmante et precise dans la force avec laquelle il declarait ses visions de ses chansons, quant a la direction qu'allait prendre le futur a base des signes deja troublants il y a 50 ans, qui nous trouvent tous aujourd'hui, chaque jour avec plus d'evidence croissante, sans doute aucun, en plein coeur de la tempete. 

Trudi Ralston 


La recherche sur le poete - mystique anglais, William Blake, et sur le groupe rock - blues americain "The Doors" et son leader, Jim Morrison, et sur l'ecrivain visionnaire anglais, Aldous Huxley, ainsi que l'ecrivain - poete anglais, John Milton, et Dante Alighieri, et leur influence sur les ecrits de William Blake, courtoisie de Wikipedia. 

Sunday, July 5, 2026

Un Patron Lineaire Coherent: Le Symbolisme Intrinseque dans "Khirdine" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

          Le monde de la portraiture dans les arts visuels comme la photographie et la peinture, sait unir une divergence d'indices artistiques, qui revelent les mouvements esthetiques et leur presence, leur style. Un portrait en noir et blanc du 26 juin 2026, "Khirdine" du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, trace ce dynamisme creatif et ses pulsions, dans cette rendition atmospherique de son protagoniste, au regard reveur, lointain et le rythme lent, evocatif des lignes et leurs nuances fines qui rappellent l'effet d'un dessin en crayon reflechi. Ce portrait sait utiliser les lignes fines du visage, du regard, pour evoquer un patron lineaire coherent, qui implique l'idee philosophe que cela prend beaucoup de lignes harmonieuses, pour creer un portrait captivant. Une ligne se define dans les arts, comme "un objet, qui a nulle epaisseur et aucune courbe, c'est a dire, qui est droite, et s'etend vers l'infini." Dans le graphisme, une ligne est la distance entre deux points, et dans la litterature, une ligne se refere a l'intrigue, au fil narratif qui unit les evenements d'une histoire et sa narration. Dans le monde de la musique, une ligne indique l'ordre que suit une melodie et ses notes, que l'auditeur comprend comme une entite singuliere, qui peut etre jouee par un instrument, ou chantee par une voix. Les lignes alors dans le monde des arts rendent audibles, visibles, les modeles, les patrons d'un theme, d'un sujet, en rendent claires la cohesion, la structure spirituelle, physique, et ses liens, ses antecedents dans l'evolution des idees, des angoisses, des circonstances historiques - sociales - culturelles qui donnent expression a leur conceptualization, leur representation, leur incarnation. Le portrait "Khirdine" evoque dans le calme reflexif de ses lignes, une approche de sensibilites existentielles complexes, un melange intrigant entre romanticisme et un soupcon du mouvement du neo - epxpressionnisme des annees 1980, et rappellent beaucoup a l'art et son esprit visionnaire du jeune rebelle avant - garde portoricain - haitien - americain de Brooklyn, New York, mort a juste l'age de 27 ans, Jean - Michel Basquiat (1960 - 1988), qui a connu dans sa breve vie tumultueuse une ascendance meterorique mondiale. Il y a de lui un portrait qui illustre cette importance de la sagesse et importance de la ligne dans les arts visuels, fait par l'artiste contemporain Van Khong Phan, qui a fait ses etudes a l'Universite des Arts Plastiques a Phorzheim en Allemagne, ou une confluence rythmique, dynamique des lignes creent un portrait de Jean - Michel Basquiat, qui celebre la force neo - expressionniste intense, du genie portoricain - haitien qui allait rendre le jeune artiste si fameux, pour savoir unir la contradiction dans toutes les tensions de ses tableaux. La tension comme il l'avait vecu, entre richesse et pauvrete, comme artiste enigmatique qui avait connu la vie dans le chaos et violence des rues de New York comme jeune sans abri. La tension entre integration et alienation, comme jeune qui avait connu le racisme, l'abime entre appartenance et exile culturel, entre illusion et realite dans le monde complexe des confluences de cultures dans la texture urbaine de New York et ses contradictions, ses obstacles et hypocrisies. Ce portrait de lignes vibrantes, inquietes, dans le visage du jeune artiste visionnaire Jean - Michel Basquiat, est un intrigant compagne avec le portrait fin, reflexif, "Khirdine" du photographe portraitiste kabyle, Nacer Amari. Dans le monde de la philosophie reflexive, comme du poete perse Sufi, Jalal - al Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), et du poete libanes - americain Kahlil Gibran (1883 - 1931), le sentier dans la vie spirituelle se presente comme une ligne, a suivre, a comprendre, a en resoudre son mystere, sur le chemin et ses indices, du destin. En fait, il existe un portrait photo en noir et blanc, faite quelques annees avant sa mort a l'age de 48 ans de Kahlil Gibran, et utilisee comme la couverture de la publication 3 ans apres sa mort, de la collection de ses "Poemes en Prose", qui montre cette sensibilite affective - spirituelle visible aussi dans le portrait "Khirdine". Dans le cas des deux portraits, c'est la lumiere du regard tournee vers le monde interieur des yeux et ses visions, ses souhaits des deux hommes qui domine l'energie et son intrigue, son fils narratif. Voir "Khirdine" du photographe artiste visuel Nacer Amari et son esprit vibrant reflexif de son protagoniste au regard reveur, presque hantant, est voir a nouveau a ce portrait photo du poete Kahlil Gibran, son regard qui aborde la melancholie, vers la fin de sa vie, qui paraissait deja avoir une vue d'un autre monde, qui lui attendait. Les lignes du visage, du regard, de la lumiere des yeux, du contour de la bouche, comme les lignes de la vie et sa traversee de qui on ignore si souvent son dessein, son trajet, sont une reflection clarifiante, precisante de l'homme, sa presence, son histoire. Dans ce sens, un portrait artistique, en peinture, en portrait photo, en sculpture aussi, sont un temoignage de cette fascination, comme illustre le portrait kabyle ingenieux et sensible, "Khirdine": le besoin de comprendre mieux notre presence, son curieux, confondant evidence et irresolu puzzle qu'est chacun de nous. Se voir face a face, avec l'outil artistique du portrait, la perspective de l'appareil photo du photographe, le pinceau du peintre, le ciseau du sculpteur, permet ce moment magique, d'un apercu immersif, d'une pause envoutante de l'accueil delassant que sait donner une oasis, et qui finit par enlever, avec patience, et un sourire gentil, une ou deux couches du mystere de notre vie sur cette terre.  

Trudi Ralston     


La recherche sur le phenomene artistique de la ligne, et sur l'artiste Jean - Michel Basquiat, Van Khong Phan, et les poetes Jalal al - Din Muhammad et Kahlil Gibran, courtoisie de Wikipedia et Getty Images. 

Tuesday, June 30, 2026

Relever le Defi: Entre Tension et Compression - le Portrait "Rachid, l'Afrique" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres'

             Il y a un mecanisme provenant du monde de l'ingenierie des ponts, qui me fascine depuis longtemps: l'echange equilibree entre la tension et la compression, qui tient la resistance et la durabilite de sa construction du pont solide.  Ce mecanisme et son importance est compris depuis des siecles. L'ingenieur tibetien Thangton Gyalpo (1385 - 1464 A.D.) est a l'origine de la construction des ponts suspendus, dont il a construit 8 en 1433, dans le Bhutan de l'Est, un royaume himalayen en Asie, un pays qui n'a jamais ete soumis au colonialisme et qui aujourd'hui a une des reserves d'hydroelectricite les plus grandes sur terre. Thangton Gyalpo etait ingenieur, medecin, forgeron, architecte, et est vu comme un pionnier dans les techniques de la construction des ponts. Il est dit d'avoir construit en total 58 ponts suspendus, dans les alentours de Tibet, et Bhutan, et plusieurs de ces ponts existent et s'utilisent encore aujourd'hui. Un pont peut surmonter non seulement la distance posee par les rivieres et abimes, entre villages et villes, mais aussi entre pays, et meme continents, comme le pont "Canakkale 1915", sur le detroit des Dardanelles en Turquie, qui unit l'Europe et l'Asie, et qui est le pont suspendu le plus long dans le monde, avec une travee de 2023 kilometres, et qui fut construit entre 2017 - 2022, par Daelim, Limak, Sk, et Yapi Merkezi. Ce detour dans le monde ancien de l'ingenierie des ponts, pour introduire le portrait du 17 juin 2026, du photographe Nacer Amari de Tassi Photographie: "Rachid, l'Afrique". Ce portrait a un dynamisme dans la physionomie du visage, qui parle de courage, de determination, de force interieure autant que resistance physique, qui me rappelle a cet equilibre et son symbolisme entre tension et compression d'un pont, qui reagit dans ce sens comme un organisme vivant, comme l'homme qui doit naviguer les demandes et defis de l'existence terrestre. Relever le defi constant, de maintenir l'equilibre entre tension et compression, comme exige la survie d'un pont face a la circulation et ses effets du poids des voitures, des camions sur sa travee, et le passage du temps, demande beaucoup d'energie, de sang froid, de tolerance psychique le long de la duree d'une vie humaine. Ce symbolisme puissant rayonne dans le regard et les lignes du visage dans le portrait "Rachid, l'Afrique" ou domine une sensibilite expressionniste fiere et digne. Le pont comme evidence de l'ingeniosite intellectuelle de l'homme, est temoin aussi d'une autre expression importante, du desir de se sentir partie de liens entre communautes: les pont unissent, permettent la traversee et la communication pour savoir surmonter des defis que la nature parfois impose: des rivieres immenses, des abimes entre montagnes, qui separent, rendent difficiles les routes de commerce, de rencontres. Ils sont dans ce sens, un peu le contraire d'un mur, qui cherche d'isoler, de fortifier, de defendre depuis des milliers d'annees les villages, les villes, contre l'ataque d'interets et intentions destructives d'un groupe hostile. Dela, que detruire un pont dans les guerres a toujours ete un theme dans le monde de strategies logistiques, et je me rappelle voir le film comme adolescente, "Le Pont de la Riviere Kwai", de 1957, qui se centre autour de l'importance strategique du pont quant a avantage de transport de matieres, dans ce cas, pour le passage d'un train que se construisaient avec des milliers de prisonniers de guerre l'armee japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale, nommee "Le Chemin de Fer de la Mort", pour le fait que des dizaines et dizaines de milliers de prisonniers y ont trouvee la mort suite des conditions horribles et inhumaines du travail obligatoire qu'ils souffraient pendant la construction forcee de ce pont macabre. Le pont a ete detruit, mais a ete apres reconstruit en parts, et existe encore aujourd'hui dans cette forme de temoignage historique. Le film sur le pont de la riviere Kwai, qui unissait la Thailande avec Burma, qui est aujourd'hui le pays Myanmar, qui aborde l'Inde, le Bangladesh, la Chine, Laos et Thailande, est du scenariste anglais, David Lean (1908 -1991), qui est connu pour ses films "Lawrence of Arabia" (1962), "Le Docteur Zhivago" (1965), et est a base du roman de fiction de l'ecrivain francais, Pierre Boulle (1912 - 1994), connu aussi pour son roman de science - fiction "La Planete des Singes" de 1963, qui allait generer entre 1963 et 1973 cinq films suivant sur le meme theme de la planete fictive des singes, qui depuis se considerent des oeuvres cults classiques, comme son roman "Le Pont de la Riviere Kwai" de qui son interpretation en film fut aussi un succes international. Interessant de noter, que Pierre Boulle etait aussi un agent secret pendant la Seconde Guerre Mondiale, et il a ecrit un livre au sujet, "Un Metier de Seigneur", qui sera fait en film. Les ponts exercent depuis l'antiquite une influence mythique dans les histoires de guerre et leurs defaites, et victoires. La civilisation de l'Empire Inca qui dominait les regions de l'ouest des pays de l'Amerique Latine qui sont aujourd'hui l'Ecuador, le Peru, la Bolivie, le Chile, et l'Argentine, et avait un territoire de 2,000,000km2, avait des ponts suspendus verifiables deja en 1615, par l'arrivee des colons espagnols, mais ce n'est pas certain quand ces ponts etaient construits. Le pont Inca, Queshuachaca, en Peru, qui traverse la riviere Apurimac, a une travee de 28 metres, reste le dernier pont Inca ancien suspendu en corde, qu'on repare avec des cables faites d'herbes, encore chaque annee dans le mois de juin, dans un rite celebratoire avec la participation de 4 familles des communautes de Chaupibanda, Choccayhua, Huichiri et Collana Quehue qui fait honneur a la culture et son importance historique et culturelle des Inca. L'idee d'un pont suspendu depend du systeme catenaire, qui veut dire, un pont fait de chaines flexibles, soutenu par deux pilliers a chaque cote du pont, qui reagit sur la force de la gravite en prenant une forme de U, qui tend en equilibre la stabilite et durabilite du pont. L'idee du pont comme merveille d'ingeniosite architecturale et de genie d'ingenierie, possede aussi une attraction de forte symbolisme: le pont comme traversee qui permet la rencontre, l'union, les retrouvailles, le triomphe sur les defis de separation dans le temps, dans l'espace. Le regard du visage aussi, est un pont, qui ou permet entree au monde interieur de la personne, ou le nie. Le regard dans le portrait "Rachid, l'Afrique" est un regard qui exprime la vigilance, sans etre dedaigneux, sans juger, mais sans se rendre vulnerable non plus. On voit le regard d'une personne qui sait maintenir un equilibre resolu entre entree a son monde exterieur et interieur. Son regard inspire le respect, de la part d'un homme qui sait naviguer les ombres et lumieres de la vie avec egale sangfroid et calme. Ce qui me rappelle aux mots dans un article sur le genie des ponts et leur construction et resistance: "On pense a l'idee d'un pont comme une structure statique. En fait, un pont bouge, et acte comme un organisme vivant, dynamique." Cette idee aussi, du pont comme une entite vivante, qui reagit aux forces contraires de la tension et de la compression pour maintenir sa chance de reussite de se maintenir son equilibre, sa durabilite, touche au coeur de mon respect pour l'esprit des Imazighen de la Kabylie, de l'Algerie. La Kabylie est un pont vivant, qui m'unit l'energie et ses visions de mes poemes, mes articles et livres, de mon art aussi, a son ame, qui m'heberge mon ame a son tour, qui me permet l'accueil et la rencontre spirituelle - affective - intelectuelle - culturelle - artistique de mon etre vagabond si longtemps, qui en traversant ce pont solide, envoutant qui me lie a son histoire, son courage, son coeur, me rend visible, me permet l'absolution de l'exile, son fin, sa resolution, son apotheose, sa liberation. Le portrait "Rachid, l'Afrique" du photographe Nacer Amari, comme tants de ses portraits kabyles narratifs et chacun unique, affirme de facon bien concrete la grace du lien que me donne ce pont durable, magnifique, entre Olympia et Aokas, qui sait maintenir sans aucune pretension, aucune imposition ou illusion, ce mystere de l'equilibre entre les forces de la tension et de la compression sur ce sentier de grace de ce pont mystique, qui avec chaque traversee vers elle, me redonne une autre partie de mon coeur, de mon esprit, de mon ame, qu'elle me recupere du fond de l'abime en bas ou la vie m'avait trouvee, avant de decider de m'apporter vers les rivages, vers son soleil, sa lune, son sourire, son regard de la terre kabyle des resistants Imazighen de l'Afrique du Nord.  

Trudi Ralston  


La recherche sur l'histoire des ponts et leurs forces, et les inspirations dans le monde de la litterature et du film modernes, courtoisie de Wikpedia, ainsi que l'article de Bridge Masters Inc., qui explique les deux forces de tension et compression que doivent balancer la construction d'un pont pour sa durabilite.    

Monday, June 29, 2026

Une Question d'Encre: La Dissolution du Superflu - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil" dediee a Nacer Amari

              Un des beaucoup d'apprentissages que me presente mon lien avec la Kabylie, qui a vu son debut en 2017, est que son esprit me montre comment naviguer l'effort constant de communiquer ce qui etait rendu inaudible, indisible, invisible, apres une vie entiere faite de silences m'imposee en echange arbitraire pour l'usage quotidien des mots necessaires pour exprimer ce que je pensais, sentais, voudrais, manquais, souffrait. Avec les annees, les mots et leurs sons, leurs rythmes, leurs presences, s'effacaient de ma voix, de mon coeur, et il me restait une collection de mots me laissee, comme un tiroir d'habits d'une autre personne, des habits qui ne me conformaient pas au corps, ni en texture, ni en style, ni en taille, ni en couleurs. Ainsi m'avait laissee la vie, comme jeune adolescente venue etudier et vivre,, par decision des adultes dans ma famille, aux Etats Unis. Dix ans presque de travailler sur mes ecrits en prose et poemes inspiree par le coeur et esprit de la Kabylie, et je me sens une personne differente, en vie 100%, qui a ses propres mots, ses propres visions, ses pensees bien definies, quant aux themes litteraires, quant aux inspirations pour mes poemes, mes articles, qui continuent de s'unir en livres, qui se suivent depuis en plusieurs publications annuellement. C'est une sensation d'immense satisfaction, de sentir cette energie creative liberee, qui traverse la distance entre ma maison ici a Olympia et la Kabylie, entre les Ameriques et l'Afrique, comme un pont fait de lumiere, de joie, de victoire sur une vie de solitudes et isolations vaincues, transformees. J'ai pensee ainsi a une encre sympathique, comme contraste, car, contraire a cet encre, la Kabylie me donne une source inepuisable comme l'eau d'une cascade abondante, les codes et les mots pour vivre cette avonture unique de me trouver capable d'apprendre comment donner expression a mon monde interieur et exterieur, son passe, son maintenant et de les comprendre, de les unir, et d'en construire une identite me niee si longtemps. Par hazard, j'ai appris, le long la recherche pour cet article, qu'il y a en fait un roman policier autour de la disparition d'une jeune femme, au titre "Encre Sympathique" de 2020, de l'ecrivain laureate du Prix Nobel pour la Litterature, Jean Patrick Modiano (1945) de Boulogne - Billancourt, France. Ecrivain prolifique de presque 30 livres, le theme et son intrigue se centrent autour "du puzzle de l'identite, d'essayer de verifier l'evidence de l'existence avec le moyen des traces du passe." Exactement, ce que me permet le lien avec l'esprit et coeur de la Kabylie: elle me donne la clef qui ouvre les portes fermees, derriere lesquelles se trouve le coffre - fort des memoires de mon enfance et adolescence en Flandre, de mes defis aux Etats Unis, de me trouver dans cette espace ouverte, pleine d'oxygene spirituelle - creative, ou vivent mes inspirations, qui dans sa terre recoivent la nutrition abondante, riche pour mes racines sauvees par le coeur resistant des Imazighen de la Kabylie, dans ce pays vaste, intrigant qu'est l'Algerie. L'histoire de l'application de l'encre invisible, dite aussi encre sympathique, qui avec le sens du mot "sympathique" ajoute l'element non seulement de secret, mais de l'intimite partagee des messages invisibles, que donne comme technique strategique dans les combats de guerre et d'intrigue politique avec le moyen de l'encre sympathique, remonte a l'Antiquite, a l'ecrivain grec Aeneas Tacticus - donc, le strategiste - au 7eme siecle B.C. Il a ecrit un livre, "Sur la Defense des Fortifications" qui inclut, entre autre, 20 differentes facons de communication secrete, pour cacher des messages secrets dans les textes. En 217 - 218 B.C, Philo de Byzantium, dit Philo Mecanicus (280 - 220 B.C.), qui vivait en Alexandrie, en Egypte, est un des premiers ecrivains qui decrit l'uitilisation d'une encre invisible avec le moyen d'un reactif, avec le lait de galle, du noix du chene et le vitriol, un pour disparaitre le texte, l'autre pour le faire  re - apparaitre. Il ecrit "Systeme du Mecanique" et est dit d'etre le premier ingenieur de faire des references a un telegraphe hydraulique, pour transmetrre des messages en code, a grandes distances, unis par ligne de mire. Il etait aussi l'inventeur de l'arbalete a repetition. Ses inventions lui definent comme un des pionniers de la communication secrete dans les affaires de strategie de survie dans le cas de sieges. Les outils pour appliquer les mots d'un texte sympathique, sont variees: on peut utiliser un stylo, un doigt, un cure - dent, un cotton - tige, un timbre, pour ecrire le message en liquide sur le papier. Une fois sec, le texte sur le papier devient invisible, et apres, on peut faire re - apparaitre le message en code, avec l'application de differents produits chimiques, ou l'application d'une source qui chauffe le papier, ou en le mettant sous une lumiere ultra - violette. Dans le monde de la technologie numerique du XXIeme siecle et ses avances, on peut utiliser des caracteres Unicode pour creer un texte invisible, qui permettent la transmission de messages secrets dans la structure de textes standards. Le monde de l'encre sympathique et ses textes invisibles, apres rendu a nouveau visibles, est fascinant. C'est pour ca que je donne le titre "Une Question d'Encre" a mon article, car c'est la Kabylie et le lien avec mon collegue photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, qui permet rendre visible mes mots, si longement rendus invisibles, qui maintenant vivent dans les 10 livres deja que ce lien entre le monde de sa photographie et de mes articles et poemes a su creer. Ce que j'appelle dans la seconde partie du titre de cet article, "La Dissolution du Superflu" se refere au fait que j'ai ete invisible pour beaucoup d'annees, et que dans ce processus long, dur, penible, mon coeur et ame se sont vus mis nus jusqu'aux os, reduit a presque zero, a poussiere. Je comprends alors tres bien, perdre le superflu quant a mon ego. Il en a presque mouru. La grace, dignite, tendresse, courage, espoir que la Kabylie m'a donnee, dans la personne de chaman qu'est pour mon etre et son esprit la personne et son art du photographe artiste Nacer Amari, m'a vu renaitre, fleurir, mes energies et visions creatives - litteraires - artistiques, a rendu visible et su decoder mon etre, qui m'etait devenu avec les exigences des annees, un etranger pour moi meme. La Kabylie et le lien avec mon collegue astucieux d'Aokas, m'a introduit a ma vraie personne, mes talents si longuement effacee dans la lutte de survie comme exilee intellectuelle - culturelle. La Kabylie et son coeur, son esprit m'ont donnee le miroir ou je peux voir tout mon etre, mon coeur, mon ame, la passion et son histoire de ma lutte de ne pas ceder au desespoir, mon desir de vivre en totalite, comme ne pas une version imposee, modelee, reduite, une marionnette, mais comme une personne qui peut respirer, dire, bouger, exprimer, sa personne, en toutes les dimensions, pour la premiere fois dans ma vie. Merci, ma Kabylie. Merci, mon collegue genereux, accueillant, guerisant, toi, chaman - photographe, qui me permet vivre finalement, ma vie comme ma propre personne, depuis que ce desir m'avait envahi comme jeune adolescente d'une 13 - 14 ans, et s'etait perdu apres, dans ce long exile d'interminables defis. La question d'encre pour moi, est ainsi resolu: les mots pour m'exprimer apparaissent depuis, ces surtout derniers 7 annees, comme des cascades heureuses, abondantes, vibrantes, dans des mots clairs, et bien visibles, bien audibles. 

Trudi Ralston 


La recherche sur l'histoire de l'encre sympathique et ses antecedents et importance, courtoisie de Wikipedia. 

Wednesday, June 24, 2026

Un Combat Complexe: Le Poison qui vole l'Oxygene - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

            Dans le combat pour la survie du coeur, de l'esprit que doit affronter l'ame qui lutte pour maintenir son identite, son droit d'etre soi - meme, il y a un element qui m'a attiree l'attention: le poison invisible, ce venin toxique qui nous vole l'oxygene de l'energie dont a besoin meme la volonte la plus resistante, pour survivre, pour continuer de vivre la force de sa conviction que chaque personne est une manifestation inviolable de l'essence vitale de cette terre de laquelle elle fait partie. Les affronts que doit encaisser le coeur, son esprit, qui accomompagnent l'ame sur sa traversee de la vie, restent souvent invisible, se camoufflent dans des gestes a peine definis, presque nonchalants, pour l'observateur ne pas alerte a ses manoeuvres habiles, de la part des intentions sinueuses, distraites meme parfois, qui choisissent avoir le controle avant tout, et reussissent de mettre a cote le bonheur, la sanctite de l'etre humain quant a sa liberte individuelle, dans le travail, l'education, les liens de famille, d'amitie, d'amour. Cet affront a la liberte du coeur, de l'esprit, de l'ame cause une immense quantite de stress, de peine, de rage supprimee, de tristesse, et de la chance de s'exprimer, de donner vie aux talents, aux visions, aux idees, a la creativite et son courage. C'est ainsi, un combat complexe, difficil, pour eradiquer, eliminer ce poison qui vole l'oxygene, qui tue l'initiative, la joie de vivre la vie en totalite, que cause sous formes multiples, variees l'imposition qui cherche de couper les ailes de ses compagnes, de ses collegues, de ses membres de famille, de ses proches amis, amants, confidants, de la part de ces personnes qui detestent l'idee de respecter la volonte autrui. Tout ceci parfois devient evident, clair, visible, mais souvent les insultes a la volonte sont faites graduellement, goute par goute, comme un posion qu'on met dans la boisson d'une victime sans mefiance. Les degats s'accumulent en silence, dans l'ombre, comme l'oxygene qui se perd, petit a petit, invisiblement, et qui vole l'energie vitale de sa victime, avec une precision fatale. Je me rappelle la maman d'un ami qu'avait mon fils en ecole maternelle, qui avait perdu son premier mari a un cancer virulent. Il etait artiste peintre, faisait des grands tableaux abstraits intrigants, qu'elle gardeait a la maison, et elle me disait que l'avoir perdu a cet homme lui avait fait appris "se sentir morte en restant en vie en meme temps, une blessure qui ne se guerit pas." Je pense encore parfois a ces mots, de cette femme qui vivait sa vie avec determination, sans se faire des illusions, et avec un sens de devotion sincer envers ses deux jeunes fils et leur papa, son second mari, un homme humilde, gentil. Ainsi je vois visuellement les degats que font les insultes au coeur, a l'esprit, qui ont aussi un effet malheureux sur le corps et sa sante, si on doit affronter le long de beaucoup d'annees la privation de l'oxygene pour l'esprit l'imposition de l'expression libre, ne pas censuree, ne pas controlee, dirigee, de la volonte. Il y a tants d'enfants, d'adolescents, de maris, d'epouses, de professionnels, qui souffrent en silence, en frustration cachee, cette privation de l'oxygene que leur volent leurs parents, collegues, partenaires, pour la satisfaction douteuse de controler l'autre personne, ne pas par necessite, mais par le desir obsessif de se sentir maitre du destin, de ses jours, de ses nuits, de la personne, des personnes dans la vie personnelle et professionnelle. Une tragedie, qui parfois, se deguise en tragi - comedie, pour deguiser le degre de la souffrance affective et sociale, physique aussi dans le pire des cas, sous violence, que priver autrui de sa volonte, exige, demande. Je crois que les arts permettent donner expression a cette agonie, lente, penible, car il y a pas mal d'artistes dans le monde du theatre, de la danse, du film, de la musique, de la peinture aussi, de la litterature, qui ou expriment le besoin d'addresser ce probleme, ou le connaissent trop bien, ayant du se liberer de cette peine eux - memes, comme l'idee de l'ame blessee qui devient tres adepte a la guerison, une fois compris et soignee son dilemme. Pour moi, le monde de la photographie, de la peinture, donne une dimension, une qualite therapeutique a mes visions, mes energies litteraires en prose, en poesie, et me permettent aussi de mettre en images dans mes dessins et broderies, ces pensees, ses sensibilites, desquelles les mots pour les donner une voix, restent encore sans mots, sans audible expression. Travailler avec mon collegue kabyle d'Aokas pour unir son monde de la photographie avec les espaces qu'elle me cree dans mes inspirations litteraires que ce sentier envoutant kabyle - flamand me permet culturellement et intellectuellement, que les perspectives historiques - artistiques d'influences revelent de cette dialogue creative entre la kabylie en l'Algerie et ma vie ici dans la region du Pacifique Nord - ouest des Etats Unis, me permet apprecier grandement l'abondance de l'oxygene spirituelle - affective que me regale ce lien unique et profond. Savoir comprendre, identifier, et apprecier la difficulte considerable qu'est garder l'oxygene du coeur, de l'esprit, de l'ame, solide, verifiable, est une revelation precieuse, cathartique, d'apprendre la patience, les nuances et la sagesse ancienne, chevronnee qui donne vie, qui est l'oxygene du coeur des Imazighen, est une avonture magnifique, qui me permet explorer ma propre resistance, ma propre passion et sa determination de rester toujours vigilante, de m'assurer que personne ne me prive plus, et ne pas, de l'oxygene de mon etre, de rester proche a l'ame kabyle qui sait me traduire les melodies et messages de mes poemes et articles et livres et art, dans cette langue libre, ample qu'elle me rend visible, dans tout son volume vibrant, de ce chaman et le cri libre, saturee d'oxygene parfumee de son regard, de son sourire, de son courage, que pour moi m'etale l'Afrique du Nord des Imazighen, a cote du Chiron artiste visuel kabyle qui m'accompange, sur ces voyages mystiques - spirituels, dans le temps et dans l'espace.

Trudi Ralston


"Un vrai ami est tel un miroir, une reflection de notre ame, qui nous rappele qui on est." - Jalal al - Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), poete et mystique Sufi perse.   

Friday, June 19, 2026

L'Eau qui Coule: Le Mecanisme Fluide de l'Absence - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

              La nature dans les moments de reflection, de solitude purifiee dans le feu de la patience, sait prendre conscience de la presence humaine, et meme de rendre visible dans un sens spirituel, ce que l'ame et le coeur essaie de comprendre quant aux mysteres du destin et ses desseins. J'ai cette impression bien verifiable, a un niveau affectif et tactil, quand je suis au jardin, dans l'ombre agreable des arbres les jours de chaleur un peu etouffante, que la nature m'observe autant que moi je l'observe a elle. Comme si ses yeux de ses animaux, me voient et decident de peindre des images, qu'ils mettent a la memoire, de cet etre humain, silent, qui fait voyager ses pensees parmi eux et leur monde de ciel et terre qui nous entoure. Mon collegue photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, l'autre jour a fait une observation astucieuse, qui m'a beaucoup resonnee, parlant du rossignol qui visite son champ: "L'oiseau aussi a besoin de la presence de l'homme." Et par hazard, pendant la recherche pour un suivant article, j'ai eue la confirmation de cette pensee profonde, exprimee par le poete et mystique Sufi perse Rumi (1207 -1273) ainsi: "Ce n'est pas seulement ceux qui ont soif qui cherchent l'eau; l'eau aussi cherche celui qui a soif." Cette belle affirmation, touche le mystere rassurant que tout a la fin, et en origine, est matiere spirituelle rendue visible, physique, dela qu'il n'y a rien plus envoutant, plus puissant, que deux ames qui savent se toucher. Le long de la reflection paisible, une sensation est venu s'imposer, a la pointe des pieds, celle du defi de l'absence, cette quantite fastidieuse, enfant terrible du temps et ses caprices, qui arrive toujours a l'imprevu, et reste, et observe, pendant qu'elle met son epee dans la blessure que cause la presence de l'absence, justement. L'absence d'etres chers est une quantite bizarre: on ne peut pas la toucher, car elle n'a pas une forme verifiable, mais on sent son poids, la peine qu'elle cause. L'absence a un rythme, une cadence, qui commence comme un doux filet d'eau qui coule le long du flanc d'une montagne, et en route vers la vallee, augmente en taille, comme les notes d'un orchestre symphonique, de qui le volume de ses sons, de ses melodies et leurs danses, accompagnent cette eau croissante, jusqu'a ce qu'elle devient une riviere immense, qui se rend sa force a la mer, a l'ocean, qui l'attendent. L'eau commencee comme filet timide, s'est transformee l'energie considerable de la riviere pour joindre la force maritime du monde de Neptune et ses sirenes, et y trouver le calme, y eteindre toute inquietude, toute hesitation. Ainsi est le mecanisme fluide de l'absence, qui atteint un crescendo, et evapore, devient ombre, lumiere, du va et vient des marees, comme le filet d'eau n'ee d'un geste presqu'inaudible. L'absence finit par trouver un point de repos, d'acceptance, de visions du moment de nouvelles, de l'espoir d'une reunion, quand tout sera resolu, sur ce pont heureux, que se construit le courage, dans cette espace qui existe entre ciel et terre, cette salle d'attente ou se rangent les coeurs toutes les valises de leurs reves, de leurs souhaits, de pouvoir revoir encore les personnes absentes, de les embrasser, en esperant que la prochaine absence, sera la derniere fois que sa douleur, sa brulure a l'ame et sa resistance, devra etre subie, toleree, et de pouvoir vivre cette belle verite et sa sensibilite subtile, et intrepide, qu'a ainsi formulee Rumi, le poete perse avant - garde, audacieux, quant a la condition humaine et ses defis, ses contradictions: "Il arrive un moment, quand rien encore a une signification, sauf de s'abandonner a l'amour." Dans le monde deroutant d'aujourd'hui, ses hallucinations alarmantes, son poids qui est trop reel, qui risque devenir catastrophique, peut - etre une solution possible serait de decider d'aimer sans juger, de tolerer sans imposer, d'accueillir sans demandes, d'aimer sans conditions, sans frontieres, sans devoir en justifier la decision, la joie. Peut - etre ainsi, l'eau qui coule, pour le coeur, coulera plus libre, plus claire, plus egale, et l'absence que causent toutes les impositions, toutes les divisions, toutes les illusions, rendront l'absence une douleur ne plus de cette terre, ne plus un defi, une tempete destructive a supporter, a vaincre, jusqu'a ce qu'elle se calme et recule, encore une fois.  

Trudi Ralston

Wednesday, June 17, 2026

Entre Deux Mondes: Le Mouvement du Balancier - Une Reflection sur "La Fenaison" de Nacer Amari - dans la serie "Au carrefour des Rencontres"

            Ayant grandie dans un village ouest - flamand dans les annees 1960, qui abordait la ville de commerce de Roeselare, j'ai ete introduite des un tres jeune age a un monde en transition, entre la vie agraire et la vie industrielle, et comment cette realite etait une influence marquante dans la vie des familles dans les deux communautes. La famille de mon pere avait des terres, etait des agriculteurs et du cote de sa mere, etaient des boulangers immigrants de la ville francaise d'Amiens. Mon pere avait eu le souhait d'immigrer apres la Seconde Guerre Mondiale vers le Canada, et de faire des etudes d'ingenieur. La mort soudaine de son pere a lui, a l'age de 43 ans, suite d'une rupture aortique, allait changer ce reve, comme ma grandmere comme veuve avec 4 enfants, se trouvait sous considerable stress financier. Mon pere s'est mis dans le monde de l'industrie locale, et malgre ne pas avoir fait des etudes universitaires, avait un talent pour le commerce, et avec les annees, etait devenu directeur general d'une fabrique qui faisait des carosseries pour des bus de voyage, qui avait 1500 personnes dans leur emploi. Beaucoup des personnes qui travaillent dans l'usine, qui etait la propriete d'une famille de la region, etaient des personnes qui vivaient dans le village, et avaient aussi des terres modestes, desquelles les recoltes etaient une source importante de stabilite economique pour leurs familles. Le mari de ma Nanou travaillait dans l'usine, ainsi que son fils et sa femme, et une des ses deux filles. J'aimais beaucoup ma Nanou Julienne, et j'ai pasee une partie de mes etes comme enfant chez elle, ou j'ai appris l'amour et interet pour la terre, pour les recoltes, et pour cette sensation de liberte que me donnait travailler a cote de ma Nanou, quand elle m'a appris la recolte des haricots et des pommes de terre, qu'elle faisait avec ses amies et voisines pour les fermes dans le village, ce qui lui donnait une source monetaire extra en ete. Mes parents avaient une vie sociale tres occupee, avec des diners a la maison, de collegues et clients de l'usine, ce qui pour moi etait un contraste un peu bizarre avec le monde bohemien de mes oncles peintres, et les artistes - amis de mon pere, qu'il enourageait et pour qui il organisait des expositions. Le monde reel, concret, libre de toute pretenses, des agriculteurs et leurs familles que j'avais la chance de connaitre, grace a ma Nanou, etait une sorte d'oasis affectif, ou j'etais instruit dans un monde de qui son lien intime avec la nature m'allait grandement influencer, et de qui son esprit me reste, et m'a suivie vers les rivages de la Kabylie, vers son coeur, son accueil. Ce profond impact sur ma vue spirituelle, sur ma passion et fascination avec la nature et sa faune et flore, sa sagesse, je retrouve encore et encore, quand le photographe kabyle d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie partage des photos et videos liees a l'agriculture, comme sa video du 10 juin 2026, "La Fenaison." Cette video breve, qui se presente presque comme une peinture impressionniste, m'a introduit au monde complexe du foin comme source de nourriture pour le betail. L'effort qu'exige cette source alimentaire essentielle pour les animaux d'elevage, est considerable. Le foin se define comme les herbes et legumes ou d'autres plantes herbacees, qui ont ete coupees, sechees pour etre rangees et utilisees comme fourrage pour le betail, comme les vaches, chevres, moutons, lapins. Le foin s'utilise pour ces animaux quand le terrain de paturage n'est pas suffisant, ou les conditions climatiques ne permettent pas les laisser se nourrir dehors, comme en hiver, ou le foin assure que l'alimentation des animaux reste en equilibre pour leur sante, pour eviter qu'ils deviennent trop lourds ou trop maigres selon les herbes qu'offre le terrain de paturage. Le processus de la fenaison est complexe: il faut d'abord couper les herbes a main avec une faux, ou avec l'aide d'une machine. Une fois coupee les herbes, il faut les secher, pour les permettre la chance du fanage, avant de pouvoir apres ratisser et ramasser le foin, et permettre qu'une presse a foin le mette en bottes de foin carrees ou rondes, pour finalement le ranger et empiler, a main, pour les bottes de foin qui pesent entre 45 - 60 kilos, et a machine, pour les bottes de foin qui pesent plus de 450 kilos. Le poids lourd et la taille des bottes de foin de foin peuvent poser des risques physiques pendant l'empilage et le transport, si les bottes tombent sur la personne, et s'il s'agit d'une botte de foin ronde tres grande, le poids subi peut parfois meme tuer la personne, le risque est donc reel. Aux Etats Unis, entre 1992  et 1998, 74 agriculteurs sont morts dans des accidents causee par des bottes de foin rondes lourdes et tres grandes, pesant plus de 450 kilos. Pour cette raison, les bottes de foin moins grandes, qui sont carrees, et pesent entre 32 - 45 kilos, sont vus comme preferables, et sont aussi plus facile a transporter et ranger pour des fermes de famille ne pas liees au commerce au niveau des grandes entreprises de l'industrie - agraire. Le foin aussi peut causer des degats aux poumons, de la part de la poussiere que le foin sec sait generer, et il y a aussi des personnes qui ont une reaction allergique quand exposee au foin. Le foin comme herbe, une fois rangee, si exposee a trop de chaleur et temperatures hautes, est tres combustible, et peut causer la combustion spontanee. Si le foin par contre, est rangee dans des conditions trop humides, ceci peut causer la moisissure, et si le betail mange le foin moisi, cela peut les rendre malade. Certain type de foin moisi, peut meme causer l'avortement dans le cas de chevaux. Le foin moisi le plus dangereux pour le betail es quand la machine qui coupe et presse le foin en balles, tue un petit animal, comme un rat ou une serpent, qui alors pourrit dans la botte de foin, et cause le botulisme, une maladie rare mais serieuse, causee par un poison qui attaque le systeme nerveux qui cause la paralyse et la mort, si une intervention medicale arrive trop tard; le chiffre de mortalite que cause le botulisme peut atteindre 65% pour le betail suite d'ingester du foin moisi. Le monde de la fenaison auquel la video de Nacer Amari m'a introduit, m'a fait comprendre d'une maniere directe, les defis auxquels font face les familles qui donnent leurs talents et ressources a l'agriculture, et qui ainsi sont le coeur battant de la securite alimentaire de la planete, depuis des milliers d'annees. Un fait que l'arrivee de la revolution industrielle vers la fin du XVIIeme siecle cherche de camouffler, de nier. C'est sur que les machines ingenieuses et leurs avances techniques depuis les annees 1940, facilitent grandement les recoltes agraires. Ceci dit, ces machines sont aussi la raison que les entreprises multi - nationales reussissent de mettre a cote chaque fois plus les familles d'agriculteurs qui se voient en competence inegale face a cette realite, quant a ressources financieres, ce qui a causee une quantite de ces familles de ne pas pouvoir maintenir leur betail et terres, et de devoir ceder l'avantage aux fermes immenses. Les fermes immenses en terre et ressources, comme on les trouve dans la region centrale des Etats Unis, qu'on appelle la region du Mid - West, et aussi au Canada, se trouvent dans une position de privilege economiquement, mais sont aussi cause d'abus des animaux et des terres, pour maximaliser les profits, ce qui a comme resultat douteux des vagues de maladies parmi le betail, a cause de negligence grossiere de leur besoins alimentaires et de hygiene, et le stress pour les terres, a cause de sur - cultivation et pesticides, et aussi de nos jours, des effets du changement du climat, qui cause des incendies, des secheresses, des inondations, qui causent a leur tour une augmentation dans le prix global et local des produits agraires. Ce qui a son tour, cause encore plus d'incertitude economique pour les entreprises agraires de taille modeste, et leurs familles. Le monde industriel donne l'impression que la securite alimentraire de la planete est secondaire, comparee aux avantages que donne le monde industriel, surtout quant a l'idee de l'importance des avances dans le monde de la technologie numerique qui touche tous les aspects de la vie post - moderne du XXIeme siecle. En meme temps, le monde et ses avances techniques - industrielles du XXIeme siecle, se trouve aussi responsable, sans l'admettre pour la plupart, pour le danger reel et exponentiel que la Revolution Industrielle des derniers 200 ans a causee, a la securite de la vie sur terre, quant a securite alimentaire pour la population de 8,3 milliards de personnes en ce moment. Si on continue de detruire et contaminer les sources de l'eau, des rivieres, des oceans, des mers et des lacs, et meme les aquiferes, qui elles donnent 60% de l'eau de la terre qu'utilise les etres humains, comment vont survivre les recoltes, et les etres humains qui en ont besoin? Si les temperatures continuent de devenir chaque ete plus chaudes, et continuent de causer des incendies, des secheresses, qui detruisent les recoltes, et quand les inondations aussi detruisent les terres, les champs, tandis que les machines industrielles continuent de devorer l'oxygene, l'eau, la terre meme, comment va survivre l'humanite, sans l'agriculture qui nourrit nous tous? Aussi, il y a la prevalence de l'appetit pour la violence, les guerres, pour la haine et le racisme, qui cause encore plus de destruction, plus de pertes de vie, de ressources, plus d'inegalite economique. 

          En 2012, le premier indice de la securite alimentaire mondiale a vu sa publication, a base d'une liste de 113 pays, et les chiffres en sont verifies chaque annee. C'est une liste qui a des surprises, vu du fait que ce ne sont pas les pays les plus puissants et grands qui montrent la securite alimentaire la plus stable. Le pays le plus stable quant a securite alimentaire de sa population est la Finlande, a 89,7%; le Canada en ce moment est a 88,3% et 8eme sur l'indice, et les Etats Unis occupe la 13eme place, a 78,0%, avec mon pays de naissance, la Belgique a 77,5%. Les facteurs pour la securite alimentaire sont beaucoup: 1) normes alimentaires, 2) capacite d'absorption urbaine, 3) consommation comme partie des depenses des menages, 4) la perte d'alimentation, 5) la qualite de la proteine, 6) tarifs d'importation, 7) la diversification dietique, 8) l'infrastructure agriculturelle, 9) l'instabilite de la production agriculturelle, 10) proportion de la population en - dessous du seuil de pauvrete, 11) produit interieur par habitant, 12) presence de programmes de l'aide pour securite alimentaire, 13) acces pour finances pour les agriculteurs, 14) depenses publiques pour la recherche et developpement agricole, 15) corruption, 16) le risque d'instabilite politique, 17) suffisance de l'approvisionnement alimentaire, et 18) salubrite des aliments. Interessant de noter, que les pays qui ont la securite alimentaire la plus grande, ne sont pas les pays qui devouent d'egale mesure une contribution a l'agriculture. La securite alimentaire pour les pays de l'Europe de l'Ouest et de l'Est, et pour le Japon et la Chine, restent bien en dessus de 70%, et aussitot que la liste arrive aux pays qui ont souffert majeurement des abus du colonialisme, le percentage de la securite alimentaire pour leur population en ce moment, en 2026, arrive a 69 - 60%, pour les pays de l'Asie Centrale - avec le Kazakhstan une exception, pour avoir des grandes reserves de petrole et gaz: le plus grand pays de l'Asie Centrale a une securite alimentaire de 72% -  et les pays de l'Amerique du Sud et le Mexique, qui eux ont subi les abus coloniales de l'empire espagnol et portugues. Le pays le plus pauvre sur terre, en ce moment est la Syrie a 36,3%, en ruines apres des decennies d'une guerre civile brutale, suivie par le Haiti, que le colonialisme lui souffert par la France, suivie par une serie de desastres politiques et climatologiques met a 38,5%. Parlant des effets du colonialisme et son heritage cruel, quoique la Belgique a une securite alimentaire de 77,5%, le DRC, pays que le roi belge infame, Leopold II a mis en ruines et en reduit la population de 50% dans les premieres decennies de l'occupation, commencee en 1870, jusqu'a son independance gagnee le 30 juin 1960, a une securite alimentaire de 43, 2%. Pour le Maroc, c'est 63,0% et pour l'Algerie juste en dessous de 60%, un chiffre imposant vu la terreur qu'a subi l'Algerie entre 1830  et 1962, sous la tyrannie de l'armee et gouvernement francais colonial. L'arrogance des empires ex - colons qui se trouvent en position firme quant a securite alimentaire, sont aussi ceux qui profitent le plus des pays qui cherchent la stabilite, et qui souffrent la violence et les guerres pour le profit de pays riches qui mangent bien et en fait empechent l'independance et securite alimentaire des pays sous stress economique. Souvent aussi, dans certains cas, ce classement de la securite alimentaire, est une question d'optique. Aux Etats Unis, le pays le plus riche sur terre, il y a en ce moment, en 2026, des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent dans des conditions miserables dans les rues, qui souffrent la faim, la chaleur en ete, et le froid en hiver, et manque de soins hygienes et medicales adequats. Pour eux, le chiffre officiel de securite alimentaire du pays de 78,0% n'est q'une illusion. Depuis la pandemie du COVID, a cause de perte de travail, de securite ensuite de domicile, de nourriture, de soins medicaux, il y a en ce moment 35,9 millions de citoyens americains d'une population de 349 millions de personnes en 2026, qui vivent en pauvrete, un chiffre qui risque de continuer de monter, vu l'ideologie envers les services sociaux en ce moment, qui souffrent des tas de reductions et rendent les minorites et les pauvres des grandes villes et communautes rurales sous stress, encore plus vulnerables. Le monde des arts, comme les arts visuels de la photographie, de la peinture, est souvent la voix qui sonne la premiere alarme, qui cherche a comprendre ce qui cause le desequilibre dans le monde. Il y a une peintre portraitiste americaine de Detroit, dans l'etat de Michigan, dans la region centrale - ouest des Etats Unis, connue pour son importance agriculturelle, qui donne une expression viscerale a cette incertitude et l'angoisse et stress que cause ce desequilibre entre industrie et agriculture, entre profit et qualite de vie, entre la chance de suvivre le chaos dans le monde et ceder aux delires de la machine industrielle globale. Nee en 1986, la peintre neo - gothique, Andrea Kowch, nous invite dans le monde dramatique de ses visions qui sont un melange d'elements surealistes et aussi du style du realisme magique, pour nous encourager de faire face a nos angoisses, de la realite austere des consequences si l'humanite continue de pretendre que la condition precaire de la planete n'est pas aussi serieuse que tout ca. Ses peintures sont des portraits de femmes rurales entourees de champs de ble, que travaillent les hommes de leurs familles, pendant que dans la distance, il y a la menace d'incendies, de tempetes violentes, de secheresse, d'alimentation en risque de disparition. Il y a un dynamisme intense et visible dans les gestes et les expressions tourmentees des visages, des corps, des acteurs et animaux des scenes, ou aussi les chats, les oiseaux, le betail, sont des messagers qui essaient de communiquer la detresse de la nature, dans laquelle les agriculteurs et leurs femmes se battent contre des defis apocalyptiques. Andrea Kowch etait deja fameuse a l'age de 17 ans, et sa renommee ne continue que de grandir, pour le theme audacieux et franc de ses peintures, de ses portraits. Elle est consideree en ce moment une des 100 plus importants artistes dans le monde. Elle dit qu'elle utilise le monde interieur de ses protagonistes, qui sont des amis et amies a elle qui posent pour les portraits et leurs entourage complexes surreels - reels, pour rendre visible et accessible ce qui est difficil d'exprimer avec les limites de juste les elements du monde concret. Melanger le monde du reel avec le monde de reve, de cauchemar, d'angoisses supprimees, ne pas visibles, rend plus clair l'urgence de ses visons, de ses sensibilites qu'elle veut transmettre au public, pour lui donner la chance de faire leurs propres conclusions, observations. Andrea Kwoch est professeure - adjoint a l'Universite pour les Etudes Creatives a sa ville de naissance, ou elle vit et travaille, a Detroit, Michigan. J'ai beaucoup appreciee cette exploration dans le monde de l'importance de l'agriculture, grace a la video "La Fenaison" du photographe kabyle Nacer Amari de Tassi Photographie. Sa breve vision dans le monde de la recolte et preparation du foin, pour la consommation du betail, qui permet la securite de l'alimentation grace aux produits comme le lait, le fromage, la viande, les oeufs, la laine, des communautes auxquelles elle permet l'abondance de ses efforts de la part des familles agriculteurs de la Kabylie, est une chance pour une reflection de respect et appreciation pour toutes les familles agriculteurs du monde, avec la perspective et ses sensibilites uniques que sait donner l'art de la photographie et de la video. Mon pere a toujours maintenu que le mouvement du balancier, entre le monde de l'industrie et ses ambitions et le monde de l'agriculture et sa sagesse et ses connaissances, retrouverait son equilibre. Comme enfant, dans un village et sa ville adjointe, j'ai vu cet equilibre comme possible. Toutes ces annees plus tard, ici aux Etats Unis, le scepticisme et le doute parfois pesaient lourds, mais, grace au lien avec ma famille de coeur en Algerie, grace au lien unique et profond avec le monde des arts de mon collegue photographe, et ses anthologies en portraiture de sa communaute en Aokas, de ses hymnes en images a sa terre, ses recoltes, je sens a nouveau cet espoir, cette energie d'optimisme, inspiree par le courage et l'amour pour la nature, qui vit depuis mon enfance dans mon coeur, et de qui sa flamme brule avec nouvelle passion et conviction, quand je suis temoin de l'esprit resistant, inebranlable de l'ame et sa devotion envers la terre que celebrent avec une determination firme les Hommes Libres de l'Afrique du Nord, depuis des milliers d'annees. 

Trudi Ralston


La recherche sur le monde de la fenaison, courtoisie de Wikipedia, ainsi que l'information sur la securite alimentaire dans le monde, et sur la peintre neo - gothique americaine, Andrea Kwoch (1986), et ses portraits qui se concentrent autour du monde des agriculteurs contemporains, leurs familles et leurs defis dans un monde chaotique et violent.