L'ete ici a decidee de nous regaler avec un retour de jours chauds et pleins de soleil brillant, apres une periode de jours nouageux et un peu sombres et frais. Recemment, je revisite l'autobiographie d'un voisin troubadour duquel ses enfants etaient des amis d'enfance de mon fils Nicholas. Ce troubadour, pere de 10 enfants, et un musicien auto - didacte tres adepte sur la guitare et le piano, ecrit depuis des decennies des poemes qu'il met en chansons, tous avec des melodies crees par lui. Il a ecrit aussi, en 2019, une touchante piece de theatre - musicale, qui se dedie au sort triste et tragique des personnes sans abris d'Olympia, qui sous un reglement municipal ne sont plus permis de vivre dans les parques de la ville, ou sous les ponts, sous menace d'arrestation et perte de leurs tentes et ce que ces humbles et vulnerables logements leur donnaient, surtout dans le froid et la pluie, ou la chaleur etouffante des dernieres annees. Cela donne a penser, que les sans abris dans ce pays ici, approche maintenant deja 1 million de personnes. Il a eue une enfance dure, fuyant le spectre constant de la pauvrete et ses defis et humiliations sociales, ainsi qu'un beau pere violent, et a su transformer comme artiste, ses traumes que lui et sa mere et ses freres et soeurs ont subi, dans une energie creative infatigable, qui ne parait pas diminuer maintenant que lui et son epouse approchent la vieillesse avec leurs grande famille d'enfants et petits enfants. Son optimisme constant, malgre pas mal de defis et meme la perte d'un de ses fils quand cet enfant n'avait que 3 ans, est contagieux, et me fait apprecier tout ce que la Kabylie m'apprend et m'a appris quant a mon energie et inspiration et voix de poete - ecrivaine et artiste. Ce poeme ecrit dans un moment de forte nostalgie et son unique douleur qu'elle sait generer, et reconnaissance aussi, je le dedie a mon collegue photographe - artiste - chaman kabyle, Nacer Amari de Tassi Photographie, qui lui aussi, comme parait etre le destin des chamans, meme ceux qui fuyent l'attention publique et ses contradictions - comme tout etre humain receptif et intuitif quant a l'importance de suivre l'appel des arts, rencontre les enigmes que laisse sur sa route le destin et ses indices, ne jamais evident, ne jamais vraiement clairs, comme le savait le poete et dramaturge rebelle et avant - garde irlandais, Oscar Wilde (1854 - 1900) : "La verite est rarement pure et ne jamais simple." Voila alors, mon poeme, pour remercier mon collegue, pour la beaute et courage et liberante inspiration et joie, que son amitie me donne toutes ces annees, depuis mon introduction a son art et ses visions, en fin 2019:
Je Te Laisse le Masque
Je te laisse le masque, celui que tu as su m'enlever. Je le laisse pres de la porte derobee, pour au cas que tu vas le retrouver.
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Je te laisse le masque derriere lequel tu m'as appris de savoir comment et ou regarder. Ce masque lourd, de qui son poids tu m'as convaincu me liberer.
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Maintenant, j'ai le visage nu, et le soleil et sa chaleur me brulent, mais l'astre solaire de loin chaque matin me sourit, en me rappelant les mots du poete Sufi perse, Rumi:
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"Laisse l'amour te transformer, meme son feu brulant te rendra l'ame doree."
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Ta voix et son echo m'accompagnent sur ce sentier incertain ou tu a chosi me laisser.
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Je te laisse mon masque pres de ta porte derobee. Pour au cas, que le moment arrive que tu decides mettre ton masque avec le mien, a ses cotes.
Trudi Ralston.
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