Entre ombre et lumiere,
tu m'as trouvee, sur un chemin seul et isole.
Marchant toi aussi, sur un sentier difficil et solitair,
doue d'un coeur et esprit et gentillesse
aux intuitions et sensibilites aigues et raffinees.
La main dans la main, avec confiance au destin,
on marche ensemble, nos pas surs, patients, silencieux.
Tes yeux, gardiens de mon sourire, m'accompagnent,
avec respect, avec passion.
Je respire avec calme, avec joie, tout est en ordre,
avec toi qui vit dans mon coeur, tout est bonheur,
n'importe les defis, n'importe la distance entre nos corps,
Et les moments ou nos sourires, nos voix
peuvent rever ensemble, en presence tolerant
du ciel et ses envoyes et ses plenipotentiaires
qui nous protegent.
Trudi Ralston
pour toi.
Thursday, October 10, 2019
Le Mystere de la Porte dans le Mur : La Rencontre de Djamil Diboune et H. G. Wells
Le photographe de la nature Djamil Diboune a partage le 6 octobre un album de 14 photos, dont la seconde photo est d'une porte dans le mur d'une maison kabyle ancienne. La porte est entouree d'un mur solide, qui a son tour est soutenu par des fleurs sauvages jaunes, qui adoucissent la solitude de la porte abandonnee, qui a une fierte et une tendresse nostalgiques. La photo a laissee une impression profonde sur mon coeur, sur mon ame. Elle me rappelle un conte de l'ecrivain anglais H.G.Wells ( 1866 - 1946 ), l'auteur qui reste fameux pour ses livres " The Time Machine ", " La Machine a Voyager dans le Temps ", et " War of the Worlds ", " Guerre des Mondes ". Il etait pacifiste et se concernait beaucoup pour l'obession de l'homme avec la guerre. Il a dit fameusement : " Si l'homme n'arrete pas les guerres, les guerres detruiront l'homme. " Un homme profond, qui se donnait aussi a des contes allegoriques, comme " The Door in the Wall ", " La Porte dans le Mur " de 1911. Le conte raconte l'experience tourmentee de Wallace, qui a l'age de 5 ans decouvre une porte verte magique qui mene vers un jardin d'enchantement, en chemin vers l'ecole un jour. Il ne reussit pas a a retrouver la porte verte apres jusqu'a l'age de 17 ans, et pendant le cours de sa vie, de temps en temps il reussit de trouver la porte, qui comme explique Wallace : " ... leads to peace, delight, beauty, beyond dreaming, a kindness no man on earth can know. " : " ... qui mene a la paix, a la beaute, au - dela de reves, une gentillesse personne sur terre puisse connaitre . " Il quitte la porte en echange pour une vie intellectuelle respectee et d'importance sociale, mais a la fin de sa vie, il retourne a la porte verte. On trouve son corps, et le monde pense qu'il s'est rendu a une illusion fatale, mais l'auteur, H.G. Wells se demande, si cet homme n'avait pas trouve l'entree a un paradis de l'ame qui valait le coup de perdre son identite physique. C'est un conte qui touche profondement mes sensibilites, pour le fait que c'est en Kabylie que mon ame, coeur et esprit de poete et ecrivaine ont decouvert leur profondeur, leur appartenance, leur joie, leur famille. Le sejour en Algerie fut un sejour de retrouvailles, de decouverte de racines emotionelles tres profondes, tres sinceres. La photo de Djamil Diboune a touchee une necessite, une blessure et une geurison absolue, de comprendre combien me manque deja l'Afrique du Nord, l'Algerie, la Kabylie, qui m'a acceptee completement, comme une membre de sa grande famille amazighe. Le mystere d'avoir passee une vie d'exile emotionelle et culturelle aux Etats Unis pour decouvrir que mon ame, coeur et corps de poete et ecrivaine appartiennent a l'Afrique du Nord, au Maroc, a l'Algerie, et surtout a la Kabylie, a ses montagnes, a ses amities de la part de Djamil Diboune, de Katia Djabri, de Lotfi Bouslah, de la part des Randonneurs des Babors, les Marcheurs, les Randonneurs du Sahel. En Kabylie, je suis chez moi, c'est simplement et mysterieusement comme ca. J'y appartiens, tel que le ciel appartient a la terre, et la terre appartient au ciel. Le symbolisme de la porte kabyle, qui permet l'entree a un autre monde, un monde de paix, de beaute, de gentillesse, est trop magnifique dans mon cas pour ne pas celebrer. Tout mon etre si longtemps nie, seul, isole, a trouvee une entree ou la solitude de mon existence fut brisee, fut pardonnee, guerrie. Comment ne pas aimer et manquer alors a ma Kabylie ? Comment ne pas rever deja d'y retourner pour embrasser encore ma grande famille kabyle, qui a ouvert sa porte, son hospitalite chaleureuse a cette poete flamande afamee pour l'appartenance, pour l'identite, pour la douceur d'etre finalement, definitivement, chez elle?
Trudi Ralston
" Etre chez soi, c'est la voix de l'amour qu'on entend au milieu de la tranquilite. "
Raquel Franco.
Trudi Ralston
" Etre chez soi, c'est la voix de l'amour qu'on entend au milieu de la tranquilite. "
Raquel Franco.
Tuesday, October 8, 2019
Sous l'Oeil Vigilant des Montagnes Sacrees : pour Daewessu Salah et Rachid Oulebsir
L'Algerie est un pays de qui l'esprit est aussi immense que le pays meme. La decouverte de la magnificence de sa nature grace a la photographie de la nature de Djamil Diboune, ne a Laazib, et qui vit en Aokas en Kabylie, m'a permis de devenir completement fascinee par les montagnes dans le nord de l'Algerie et de revivre les meilleurs souvenirs de mon adolescence quand ma famille flamande allait faire des randonnees dans les montagnes de l'Autriche en ete. Les montagnes en Kabylie ont un pouvoir spirituel tres fort, et cette presence liee au monde de l'esprit se manifeste de la facon la plus emouvante et plus fiere dans les villages kabyles, les villages anciens, qui ont su survivre tant de defis dans les derniers siecles, ayant du souffrir les chagrins et douleurs de la Guerre de l'Independance de 1954 - 1962, et aussi la tragedie destructive de la decennie noire d'avril 1991 a fevrier 2002. Ce qui impressionne c'est la resistance du peuple algerien, leur determination pour le courage, pour l'energie positive, pour la dignite, la fierte. L'effort de restaurer et conserver autant de villages kabyles que possible est un exemple que j'ai pu apprecier en personne avec la visite des villages de Djebla et Iguersafene, sous l'invitation de la part de Daewessu Salah de l'Association de Wilaya Tourisme et Culture de Bejaia Les Randonneurs des Babors, et c'est lui qui a arrange pour moi une introduction a l'ecrivain Rachid Oulebsir, une personne qui m'a impressionnee intellectuellement profondement. En route vers d'abord le village de Djebla et apres le village de Iguersafene, Rachid Oulebsir m'a invitee au monde immense et magnifique de la mythologie berbere qui se concentre sur un respect inalienable pour la nature et ses lois et sagesses profondes.
Sous l'oeil vigilant des montagnes sacrees de la Kabylie, Rachid Oulebsir m'a introduit au monde spirituel de ses ancetres, un monde qui m'a emue jusqu'au fond de mon etre de poete et ecrivaine qui s'accroche a la sagesse de la nature dans mes ecrits, alarmee par la detresse dans lequel le monde se trouve actuellement dans les griffes du complexe industriel qui a envahi l'ame et le coeur des etres humains et risque les detruire. Les grandes villes de la terre sont devenues des monstres voraces qui dechirent ce qui reste de beaute et espoir dans la communaute humaine. Tel une meduse l'avarice du complexe industriel tue tout autour. Le dialogue, long et magnifique qui s'est entame entre Rachid Oulebsir et moi en route vers Djebla et Iguersafene fut une affirmation de tous mes efforts de partager la beaute unique de la nature ne Kabylie, de ma conviction que la nature en Algerie, en Kabylie a un message important pour le futur, que la richesse de la mythologie berbere a une mission tres urgente a partager, qui peut inspirer de l'espoir et de l'optimisme au - dela de la frontiere de l'Algerie. C'est un message que je veux partager ici aux Etats Unis, et que j'aimerais aussi partager en Belgique, ou je suis nee. Sans un respect profond pour la nature et sa sagesse, le monde va se noyer dans le neant, dans la poussiere venimeux de la mort de l'ame de l'humanite. J'admire beaucoup la noblesse d'esprit et le courage ne de sagesse et humilite de la part de Rachid Oulebsir de documenter toutes les traditions kabyles liees a la terre, l'agriculture, les festivals, l'importance de rites importants tels les nettoyages cycliques, qui evitent les incendies et les inondations, une sagesse dont le monde entier en a besoin. En Californie, l'ignorance et le manque de respect envers la nature cause une saison d'incendies qui est d'avril a octobre maintnenant, et qui detruit des milliers et des milliers d'hectares de forets, et leurs arbres, essentiel pour l'oxygene, sans lequel on ne peut meme pas respirer. Le manque de respect pour les rivieres dans les sud des Etats Unis cause des inondations desastreuses les dernieres annees, aussi dans le nord est du pays. La mythologie berbere qui est fondee sur le respect profond pour la nature et ses dons, a un message qui doit etre connu et partage. Les efforts sincers et dediques de la part de Rachid Oulebsir pour communiquer l'importance urgente de connaitre, de respecter, et vivre la sagesse de la connaissance de la terre telle qu'elle s'exprime dans les traditions agriculturels et culturels kabyles sont une opportunite d'essayer de sauver la terre ultimement du desatre de l'eradication du lien entre la nature et l'etre humain quant a communaute, but, spiritualite.
J'aime beaucoup les abeilles, et ici a Olympia, chaque ete, je sauve les abeilles qui se trouvent tombees dans l'eau de la piscine qu'on a au jardin. Je leur seche les ailes trempees, je leur parle, je leur trouve une fleur pour recuperer. Cette tendresse envers les insectes ne parait pas mal place du tout pour Rachid Oulebsir, qui a partage la beaute des festivals kabyles, comme le festival de la fourmi, comme le respect donne aux oiseaux, a qui on laisse toujours une part de la recolte, comme de la recolte des figues. Cette innocence est en fait une sagesse profonde, que le monde moderne esclave de la ville et ses addictions artificielles essaye de detruire. La sagesse, le respect profond pour toute la nature, des montagnes aux fourmis, de traditions tel le nettoyage public, la semence de l'hiver, de savoir quand faire la recolte, comme la recolte des poires, comme la poire variee Comice, qu'on cueille debut octobre.
Cette sagesse envers la nature trouve sa meilleure expression dans le village kabyle, l'ame physique des montagnes spirituels autour. Dans ce sens, Rachid Oulebsir a raison : les villages kabyles tels qu'ils se trouvent a Djebla et Iguersafene sont en fait des sites de pelerinage, pour la dignite, la fierte, les defis survecus, tel le temoignage des 99 martyrs de Iguersafene, un village detruit par les forces coloniales francaises en 1956. Ces villages sont de la terre sacree, je me sentais ce 26 septembre, qui par hazard etait la date de l'anniversaire de mon pere, paix a son ame, profondement emue, de marcher dans les rues de Djebla, de Iguersafene, des villages de qui l'ame a survecue intacte. L'air autour est fraiche, pure, le sourire et l'accueil des villagers sincers et touchant, les maisons parlent de dignite, de communaute, d'ame, de coeur. Meme pensant a ce jour a Djebla et Iguersafene maintenant me rend profondement nostalgique pour y retourner, pour etre la, parmi ses montagnes au horizons interminables, grandes, pleines de mysteres, d'histoire, qui embrassent les villages telle une mere ses enfants. Les montagnes accueillent les villages, sont les eprits qui protegent les reves des villageois, et ce tresor d'humanite, de profondite culturelle et spirituelle, surement va sauver la terre une fois que les villes s'auto - detruisent comme une maladie fatale. Le village, et sa communaute, telle qu'elle a su survivre et commence a voir une renaissance en Algerie, en Kabylie, est le futur de l'humanite. La connaissance de la terre, de saisons et leurs rythmes, des animaux , des arbres et leurs fruits, des recoltes, des rivieres, du soleil, de la pluie, de la neige, du vent, et de la presence humaine en harmonie avec cette sagesse de la terre, qui permet des familles solides, une commuaute saine, digne et riche en culture, en esprit, de joie et espoir, va sauver la terrre. La science - fiction predit que ce seront les villes qui vont etre le nucleus du futur. Ceci est une illusion immense, la vie renaitra des villages, tels qu'ils se manifestent deja en Kabylie. Sans eux, la terre ne survivra pas, ni en corps, ni en ame. L'effort de la part d'ecrivains comme Rachid Oulebsir, des randonneurs tels Les Randonneurs des Babors, les Marcheurs, les Randonneurs du Sahel, sont d'une importance cruciale comme exemple pour inspirer notre jeunesse partout sur terre de se reveiller sur la realite du danger mortel dans lequel se trouve la planete. Il faut absolument retrouver le respect des ancetres qui comprenaient a un niveau fondamental et profond l'importance de la vie du village, pres des abres, pres des rivieres et des montagnes, avec des festivals pour les fourmis et un respect profond pour les besoins des oiseaux d'avoir eux aussi leur partage de la recolte des figues.
Trudi Ralston
Pour les Randonneurs des Babors, specifiquement pour Daewessu Salah.
Pour la joie de la rencontre avec Rachid Oulebsir : Merci pour vos efforts de retracer les contours de l'ame, pour essayer d'eviter que l'etre humain s'etouffe dans la perdition dans lequel le monde se trouve en ce moment.
Sous l'oeil vigilant des montagnes sacrees de la Kabylie, Rachid Oulebsir m'a introduit au monde spirituel de ses ancetres, un monde qui m'a emue jusqu'au fond de mon etre de poete et ecrivaine qui s'accroche a la sagesse de la nature dans mes ecrits, alarmee par la detresse dans lequel le monde se trouve actuellement dans les griffes du complexe industriel qui a envahi l'ame et le coeur des etres humains et risque les detruire. Les grandes villes de la terre sont devenues des monstres voraces qui dechirent ce qui reste de beaute et espoir dans la communaute humaine. Tel une meduse l'avarice du complexe industriel tue tout autour. Le dialogue, long et magnifique qui s'est entame entre Rachid Oulebsir et moi en route vers Djebla et Iguersafene fut une affirmation de tous mes efforts de partager la beaute unique de la nature ne Kabylie, de ma conviction que la nature en Algerie, en Kabylie a un message important pour le futur, que la richesse de la mythologie berbere a une mission tres urgente a partager, qui peut inspirer de l'espoir et de l'optimisme au - dela de la frontiere de l'Algerie. C'est un message que je veux partager ici aux Etats Unis, et que j'aimerais aussi partager en Belgique, ou je suis nee. Sans un respect profond pour la nature et sa sagesse, le monde va se noyer dans le neant, dans la poussiere venimeux de la mort de l'ame de l'humanite. J'admire beaucoup la noblesse d'esprit et le courage ne de sagesse et humilite de la part de Rachid Oulebsir de documenter toutes les traditions kabyles liees a la terre, l'agriculture, les festivals, l'importance de rites importants tels les nettoyages cycliques, qui evitent les incendies et les inondations, une sagesse dont le monde entier en a besoin. En Californie, l'ignorance et le manque de respect envers la nature cause une saison d'incendies qui est d'avril a octobre maintnenant, et qui detruit des milliers et des milliers d'hectares de forets, et leurs arbres, essentiel pour l'oxygene, sans lequel on ne peut meme pas respirer. Le manque de respect pour les rivieres dans les sud des Etats Unis cause des inondations desastreuses les dernieres annees, aussi dans le nord est du pays. La mythologie berbere qui est fondee sur le respect profond pour la nature et ses dons, a un message qui doit etre connu et partage. Les efforts sincers et dediques de la part de Rachid Oulebsir pour communiquer l'importance urgente de connaitre, de respecter, et vivre la sagesse de la connaissance de la terre telle qu'elle s'exprime dans les traditions agriculturels et culturels kabyles sont une opportunite d'essayer de sauver la terre ultimement du desatre de l'eradication du lien entre la nature et l'etre humain quant a communaute, but, spiritualite.
J'aime beaucoup les abeilles, et ici a Olympia, chaque ete, je sauve les abeilles qui se trouvent tombees dans l'eau de la piscine qu'on a au jardin. Je leur seche les ailes trempees, je leur parle, je leur trouve une fleur pour recuperer. Cette tendresse envers les insectes ne parait pas mal place du tout pour Rachid Oulebsir, qui a partage la beaute des festivals kabyles, comme le festival de la fourmi, comme le respect donne aux oiseaux, a qui on laisse toujours une part de la recolte, comme de la recolte des figues. Cette innocence est en fait une sagesse profonde, que le monde moderne esclave de la ville et ses addictions artificielles essaye de detruire. La sagesse, le respect profond pour toute la nature, des montagnes aux fourmis, de traditions tel le nettoyage public, la semence de l'hiver, de savoir quand faire la recolte, comme la recolte des poires, comme la poire variee Comice, qu'on cueille debut octobre.
Cette sagesse envers la nature trouve sa meilleure expression dans le village kabyle, l'ame physique des montagnes spirituels autour. Dans ce sens, Rachid Oulebsir a raison : les villages kabyles tels qu'ils se trouvent a Djebla et Iguersafene sont en fait des sites de pelerinage, pour la dignite, la fierte, les defis survecus, tel le temoignage des 99 martyrs de Iguersafene, un village detruit par les forces coloniales francaises en 1956. Ces villages sont de la terre sacree, je me sentais ce 26 septembre, qui par hazard etait la date de l'anniversaire de mon pere, paix a son ame, profondement emue, de marcher dans les rues de Djebla, de Iguersafene, des villages de qui l'ame a survecue intacte. L'air autour est fraiche, pure, le sourire et l'accueil des villagers sincers et touchant, les maisons parlent de dignite, de communaute, d'ame, de coeur. Meme pensant a ce jour a Djebla et Iguersafene maintenant me rend profondement nostalgique pour y retourner, pour etre la, parmi ses montagnes au horizons interminables, grandes, pleines de mysteres, d'histoire, qui embrassent les villages telle une mere ses enfants. Les montagnes accueillent les villages, sont les eprits qui protegent les reves des villageois, et ce tresor d'humanite, de profondite culturelle et spirituelle, surement va sauver la terre une fois que les villes s'auto - detruisent comme une maladie fatale. Le village, et sa communaute, telle qu'elle a su survivre et commence a voir une renaissance en Algerie, en Kabylie, est le futur de l'humanite. La connaissance de la terre, de saisons et leurs rythmes, des animaux , des arbres et leurs fruits, des recoltes, des rivieres, du soleil, de la pluie, de la neige, du vent, et de la presence humaine en harmonie avec cette sagesse de la terre, qui permet des familles solides, une commuaute saine, digne et riche en culture, en esprit, de joie et espoir, va sauver la terrre. La science - fiction predit que ce seront les villes qui vont etre le nucleus du futur. Ceci est une illusion immense, la vie renaitra des villages, tels qu'ils se manifestent deja en Kabylie. Sans eux, la terre ne survivra pas, ni en corps, ni en ame. L'effort de la part d'ecrivains comme Rachid Oulebsir, des randonneurs tels Les Randonneurs des Babors, les Marcheurs, les Randonneurs du Sahel, sont d'une importance cruciale comme exemple pour inspirer notre jeunesse partout sur terre de se reveiller sur la realite du danger mortel dans lequel se trouve la planete. Il faut absolument retrouver le respect des ancetres qui comprenaient a un niveau fondamental et profond l'importance de la vie du village, pres des abres, pres des rivieres et des montagnes, avec des festivals pour les fourmis et un respect profond pour les besoins des oiseaux d'avoir eux aussi leur partage de la recolte des figues.
Trudi Ralston
Pour les Randonneurs des Babors, specifiquement pour Daewessu Salah.
Pour la joie de la rencontre avec Rachid Oulebsir : Merci pour vos efforts de retracer les contours de l'ame, pour essayer d'eviter que l'etre humain s'etouffe dans la perdition dans lequel le monde se trouve en ce moment.
Monday, October 7, 2019
Les Arbres : Interlude - pour Djamil Diboune, Rachid Oulebsir et Katia Djabri
Ce poeme fut inspire par une photo chacune de la part des photographes de la nature Djamil Diboune et Katia Djabri, une photo de deux arbres, solitaires, sous un ciel clair bleu, l'arbre de la photo du 6 octobre, de Djamil Diboune avec un air de nostalgie, de reve, sur une colline descendante, la couronne de l'arbre abondante, bien chiselee dans les silhouettes ebenes de son tronc et ses feuilles soigneusement sculptees. La photo de l'arbre de la part de Katia Djabri du 7 octobre, est d'un arbre qui a les branches moitie coupees, mais qui n'apparait pas reduit en presence et energie, et qui a les branches blessees haut vers le ciel tels des bras en danse ou supplication spirituelle.
Ces deux photos ont inspirees un poeme, qui m'a fait penser aussi a l'idee de publier un livre qui aurait les photos des articles a cote des textes. Une belle idee, a penser, a etudier, qui a le soutien en esprit de mes amities en Kabylie. Un projet pour le futur.
*********
Si - Un Poeme pour l'Esprit de la Nature
Si je pourrais devenir tel ces arbres resistants, j'aurais a ce point deja
la sagesse de ses ancetres, j'aurais entendu deja leurs chants sonores,
leurs voix fortes, leurs echo haut dans les montagnes.
Si je pourrais etre tel ces arbres, surs et calmes, je saurais toucher leurs souffles eternels,
qui comprennent le rythme des saisons, des etoiles et de la lune.
Si j'apprendrais a ecouter tel ces arbres, je connaitrais la chanson du silence,
le mystere du temps qui passe et la paix de l'oiseau et ses danses haut dans le ciel.
Si j'avais la patience de l'arbre, je perdrais la doute et les ombres qui cherchent a confondre l'esprit du bonheur, je comprendrais que le temps n'est pas une ligne tel que l'horizon parait,
mais une presence au - dela du passe, futur et present.
Les arbres comprennent tout ca, et c'est pour cette raison, accrochee a la terre, leur etres
restent neaumoins libres tel les oiseaux qui font leur nids dans les reves grands de leurs branches.
Trudi Ralston
Ce poeme est dedique a l'ecrivain Rachid Oulebsir, et ses efforts nobles de retracer les contours de l'ame humaine dans ce monde en risque grave de perdition.
Ces deux photos ont inspirees un poeme, qui m'a fait penser aussi a l'idee de publier un livre qui aurait les photos des articles a cote des textes. Une belle idee, a penser, a etudier, qui a le soutien en esprit de mes amities en Kabylie. Un projet pour le futur.
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Si - Un Poeme pour l'Esprit de la Nature
Si je pourrais devenir tel ces arbres resistants, j'aurais a ce point deja
la sagesse de ses ancetres, j'aurais entendu deja leurs chants sonores,
leurs voix fortes, leurs echo haut dans les montagnes.
Si je pourrais etre tel ces arbres, surs et calmes, je saurais toucher leurs souffles eternels,
qui comprennent le rythme des saisons, des etoiles et de la lune.
Si j'apprendrais a ecouter tel ces arbres, je connaitrais la chanson du silence,
le mystere du temps qui passe et la paix de l'oiseau et ses danses haut dans le ciel.
Si j'avais la patience de l'arbre, je perdrais la doute et les ombres qui cherchent a confondre l'esprit du bonheur, je comprendrais que le temps n'est pas une ligne tel que l'horizon parait,
mais une presence au - dela du passe, futur et present.
Les arbres comprennent tout ca, et c'est pour cette raison, accrochee a la terre, leur etres
restent neaumoins libres tel les oiseaux qui font leur nids dans les reves grands de leurs branches.
Trudi Ralston
Ce poeme est dedique a l'ecrivain Rachid Oulebsir, et ses efforts nobles de retracer les contours de l'ame humaine dans ce monde en risque grave de perdition.
Sous les Auspices des Naiades : La Cascade Accueillante de Kefrida
Les Naiades sont les nymphes de l'eau coulante de la mytholgoie grecque, les nymphes des rivieres, des lacs, des ruisseaux, des cascades. Ces nymphes sont douees du don de la prophetie. Les inities peuvent selon la mythologie aller se desalterer dans certaines fontaines bien particulieres pour guerir d'une blessure mortelle ou trouver une source d'inspiration. La Cascade de Kefrida, dans la commune de Taskriout, wilaya de Bejaia, est une cascade magnifique qui est une merveille de beaute et qui a une presence spirituelle puissante. Visiter cette cascade imposante a l'invitation de l'Association de Wilaya Tourisme et Culture de Bejaia Les Randonneurs des Babors, qui ont pris charge de notre sejour en septembre en Algerie, en Kabylie, de mon mari Michael et moi, fut une grande joie et un tres beau moment dans l'acceuil chaleureux que les Randonneurs des Babors nous ont accordes. Tel les nymphes Naiades, la visite joyeuse soulignait l'hospitalite pour laquelle la culture berbere est si renommee. Les photos en groupe en presence du president de l'Association, Mohamed Zerguini, et du secretaire general, Fodil Bousba, fut augmente par la presence aussi du maire de la commune de Taskriout, Mr. Boudjit Abdelmadjid, une visite qui a surpris a Fodil Bousba, etant ami du maire, par son accueil chaleureux des visiteurs. Les photos de ce beau moment ensemble avec Mohamed Zerguini, Mr. Boudjit Abdelmadjid, Fodil Bousba, mon mari Michael et moi, Hac Anki et son epouse Malika, et Cherifa Feramil, fut encore plus belle par la photo qu'on nous a offert de mon mari et moi en tenue kabyle, un souvenir qui maintenant a une place de joie et honneur dans ma maison ici a Olympia, Washington State.
Le symbolisme des cascades est d'un renouvellement d'esprit, de rejuvenation, de ressourcement, de liberation d'emotion. Etre dans ce site enchantant dans la presence des amities sinceres des Randonneurs des Babors fut une belle catharsis apres les deux ans et demis depuis la decouverte de la Kabylie et mon interet litteraire dans l'Algerie et la culture berbere a travers la magnificence de sa nature. L'ambiance a la Cascade de Kefrida fut une de celebration, de partage de l'energie de l'eau abondante de la Cascade, la joie fut contagieuse. Un moment de sens de communaute, d'amitie solide et profonde. Etre en photo en tenue kabyle avec mon mari, en presence de mes amities kabyles, fut un moment de bonheur unique. La joie d'acceptance, fut tres emouvant, fut un signe de respect, d'honneur nous accorde avec telle sincerite et grace. Sentir ce sens d'acceptance, d'integration fut au - dela d'un beau reve, ce fut un moment reel, concret, fantastique, d'enorme fierte et bonheur. Pour une personne comme moi sans famille autre que mon mari et fils, et une tante et deux cousins en Belgique, cet accueil si chaleureux, venu du coeur et de l'ame, fut une grace inattendue et tres appreciee. Que ce moment nous fut accorde a mon mari et moi pres de la Cascade de Kefrida, pres de la presence d'une source d'eau puissante et purifiante et renouvellante, fut d'un symbolisme unique. La Kabylie m'a ressourcee l'ame et le coeur de poete et ecrivaine, m'accorde sa plus profonde joie et expression, et aupres de l'energie de cette cascade j'ai recu le bapteme, la renaissance de mon etre, comme l'avait compris deja Fodil Bousba au cours de la reception le 18 septembre a Souk El Tenine, le lendemain de mon arrivee en Algerie.
Sous les auspices des Naiades, sous les auspices de l'espoir, de la joie, de l'appartenance, du courage reconnu. Comme les mots que vient de partager Fodil Bousba de la part des Randonneurs des Babors : " La patience c'est accepter calmement que les choses arrivent, dans un ordre parfois different de celui qu'on esperait. " ( David G. Allen ). Ayant vecu depuis mon adolescence aux Etats Unis, ayant vecu sans famille toute une vie, c'est en Kabylie, ayant acceptee avec beaucoup de patience un destin difficil quoique unique, que mon ame et mon coeur sont permis la joie d'une nouvelle famille, ma famille berbere en Kabylie. Le symbolisme de la visite de la Cascade de Kefrida ne pourrait etre plus forte ou plus belle.
Trudi Ralston
Le symbolisme des cascades est d'un renouvellement d'esprit, de rejuvenation, de ressourcement, de liberation d'emotion. Etre dans ce site enchantant dans la presence des amities sinceres des Randonneurs des Babors fut une belle catharsis apres les deux ans et demis depuis la decouverte de la Kabylie et mon interet litteraire dans l'Algerie et la culture berbere a travers la magnificence de sa nature. L'ambiance a la Cascade de Kefrida fut une de celebration, de partage de l'energie de l'eau abondante de la Cascade, la joie fut contagieuse. Un moment de sens de communaute, d'amitie solide et profonde. Etre en photo en tenue kabyle avec mon mari, en presence de mes amities kabyles, fut un moment de bonheur unique. La joie d'acceptance, fut tres emouvant, fut un signe de respect, d'honneur nous accorde avec telle sincerite et grace. Sentir ce sens d'acceptance, d'integration fut au - dela d'un beau reve, ce fut un moment reel, concret, fantastique, d'enorme fierte et bonheur. Pour une personne comme moi sans famille autre que mon mari et fils, et une tante et deux cousins en Belgique, cet accueil si chaleureux, venu du coeur et de l'ame, fut une grace inattendue et tres appreciee. Que ce moment nous fut accorde a mon mari et moi pres de la Cascade de Kefrida, pres de la presence d'une source d'eau puissante et purifiante et renouvellante, fut d'un symbolisme unique. La Kabylie m'a ressourcee l'ame et le coeur de poete et ecrivaine, m'accorde sa plus profonde joie et expression, et aupres de l'energie de cette cascade j'ai recu le bapteme, la renaissance de mon etre, comme l'avait compris deja Fodil Bousba au cours de la reception le 18 septembre a Souk El Tenine, le lendemain de mon arrivee en Algerie.
Sous les auspices des Naiades, sous les auspices de l'espoir, de la joie, de l'appartenance, du courage reconnu. Comme les mots que vient de partager Fodil Bousba de la part des Randonneurs des Babors : " La patience c'est accepter calmement que les choses arrivent, dans un ordre parfois different de celui qu'on esperait. " ( David G. Allen ). Ayant vecu depuis mon adolescence aux Etats Unis, ayant vecu sans famille toute une vie, c'est en Kabylie, ayant acceptee avec beaucoup de patience un destin difficil quoique unique, que mon ame et mon coeur sont permis la joie d'une nouvelle famille, ma famille berbere en Kabylie. Le symbolisme de la visite de la Cascade de Kefrida ne pourrait etre plus forte ou plus belle.
Trudi Ralston
Sunday, October 6, 2019
Kalaa Aith Abbes : El Mokrani - Sous la Banniere de l'Auto - determination
" En decembre 909, Ubayd Allah al Mahdi se proclame calife et fonde la dynastie des Fatimides, qui declare usurpateurs les califes omeyyades et abbassides rallies au sunnisme. L'etat fatimide s'impose progressivement sur toute l'Afrique du Nord en controlant les routes caravanieres et le commerce avec l'Afrique subsaharienne. En 945, Abu Yazid, de la grande tribu des Banou Ifren, organise sans succes une grande revolte berbere pour chasser les Fatimides. " Ces mots trouves au milieu de ma recherche sur la culture autochtone de l'Afrique du Nord, sur les tribus des peuples berberes, donnent une idee tres claire de la magnitude de l'histoire riche et ancienne dont est heritier ce part unique et fascinant du continent qui a vu naitre l'origine de la race humaine. Juste la semaine passee, j'avais ete introduite au cave de l'homme du roche Afalou bou Rhummel, au nord de la commune de Melbou, pas loin de Bejaia, en Kabylie, en Algerie, ou a ete decouvert la squelette de l'ancetre humain qui est parti de l'Afrique du Nord pour s'introduire en Europe, affirmant en fait une fois pour toute que la civilisation humaine a ses origines en Afrique avec l'homme de Mechta el - Arbi. On pense que l'homme de Mechta el - Arbi serait l'aboutissement d'une evolution d'Atlanthropus mauritanicus. Ce contexte fait comprendre l'importance de l'Afrique du Nord, comme est ancienne sa presence culturelle, pour ainsi apprecier le contexte d'un site d'importance quant a l'histoire moderne de l'Algerie. Le site, dans ce cas, est Kalaa Aith Abbes, qui tient le tombeau de l'heros Sheikh El Mokrani, et qui souligne enore une fois, l'importance de la Kabylie dans les pages de l'histoire intense et fascinante du pays. Sheikh El Mokrani est mort sur le champ d'honneur le 5 mai 1871, luttant contre l'oppression du pouvoir colonial francais, qui avait invade l'Algerie en 1830.
Du moment que les forces francaises s'avaient intruses sur le sol de l'Algerie, la resistance berbere commenca. Une resistance ancienne, qui a des racines qui remontent plus de 1000 ans, et qui est legendaire. Sheikh Mokrani, ne en 1815 a Medjana, Algerie, montait l'insurrection contre le pouvoir colonial francais avec 7000 cavaliers et 145,000 hommes unis par Cheikh Aheddad, dans une insurrection tres dangereuse, et qui a coute la vie a Cheikh Mokrani, et a coutee la cruelle deportation du frere de Cheikh Mokrani. Plus de 10000 insurgents entre 1872 et 1888, furent condamnes a la colonie punititative de l'ile de la Nouvelle Caledonie au milieu du Pacifique, un voyage en bateau qui durait 5 mois, pendant lequel les prisonniers furent gardes dans des cages de fer, dans lesquels ils mouraient de soif, de maladies, de misere, d'infections, comme le gangrene, et ceux qui ont survecus le voyage monstrueux, passerent leur vie en misere de travaux forces. Il y a toute une generation d'algeriens descendants de guerriers captures et deportes en Nouvelle Caledonie, et connus sous le nom des Kabyles du Pacifique, et il y a des efforts continus pour documenter ces descendants et leurs histoires, qui sont remarquables, vu du fait que des personnes si reussissaient a s'evader et etablir une nouvelle vie, comme par example, en Australie. Monter une insurrection contre le pouvoir colonial francais etait tres dangereux, et desormais, Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad et leurs freres ont risque tout pour leur desir de liberte, pour leur droit d'auto - determination.
Le site de Kalaa Aith Abbes est magnifique, haut dans les montagnes de la Kabylie, un village fier, duquel domine la citadelle qui avait un sentier ample pour accomoder les chevaliers et leurs chevaux, qui rendait virtuellement impenetrable le village fortifie. On se sent au milieu de l'histoire riche et ancienne de la presence berbere en Algerie, comme en temoigne la mosquee de 1547, qui fut restauree en 1975. Etre dans ce beau village ancien, inspire le respect profond pour son histoire, pour le courage de l'heroisme de Cheikh Mokrani, de qui j'ai pu visiter son tombeau, pour la decision de Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad et leurs freres de risquer tout pour etre des hommes libres. Le frere de Cheikh Mokrani fut deporte a la Nouvelle Caledonie, ainsi que les freres de Cheikh Aheddad, les Cheikh Mohand et Aziz.
L'histoire de Cheikh Mokrani et son courage m'evoquent l'idee : sous la banniere de l'auto - determination, le droit de l'auto - determination, vu du fait que l'Afrique du Nord appartenait au peuple berbere, pas aux invadeurs europeens, tel les francais. La decision de defendre leur terre, leur culture, leur peuple, fut le droit de la part des guerriers berberes qui avaient pris la decision de suivre l'initiative de Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad. L'Afrique du Nord et ses peuples autotoches avaient, ont le droit a leur auto - determination. L'attitude d'aggresseurs coloniales est qu'ils ont le droit de prendre ce qui ne leur appartient pas, par arrogance, par un sens pervers de superiorite, quant a culture, intelligence, toutes des idees absurdes en fait supportees maintenant par la science, comme la decouverte de l'homme d'Afalou, qui declare une fois pur toute que la civilisation humaine a ses origines, ne pas en Europe ou Asie, mais en Afrique. Cheikh Mokrani ne serait pas surpris, moi non plus. Tout ce que je sais et que j'apprends sur l'Afrique, specifiquement l'Afrique du Nord, est une affirmation d'un continent de cultures riches, nuancees, raffinees, intelligentes, intrigantes, resistantes, magnifiques. La culture autochtone berbere me fascine, son histoire, son esprit hospitalier, son coeur ouvert, chaleureux, sa sagesse et richesse de milliers d'annees de melanges de cultures comme resultat d'invasions etrangeres remontant aux pheniciens et aussi recente comme la presence coloniale francaise fianlement eradiquee en 1962. La visite a Kalaa Aith Abbes est une affirmation de mon respect et fascination avec l'Afrique du Nord, avec specifiquement l'Algerie, et sa belle, indomitable Kabylie.
Trudi Ralston
Pour les Randonneurs des Babors :
pour Mohamed Zerguini, pour Fodil Bousba, pour Issaad Issaadi, pour Larbi Djadoune, pour Hac Anki, pour Mahmoud Mokrani, pour Brahim Bektache, pour Daewessu Salah, pour Cherifa Feramil, pour Liza Liza Bijoux.
Du moment que les forces francaises s'avaient intruses sur le sol de l'Algerie, la resistance berbere commenca. Une resistance ancienne, qui a des racines qui remontent plus de 1000 ans, et qui est legendaire. Sheikh Mokrani, ne en 1815 a Medjana, Algerie, montait l'insurrection contre le pouvoir colonial francais avec 7000 cavaliers et 145,000 hommes unis par Cheikh Aheddad, dans une insurrection tres dangereuse, et qui a coute la vie a Cheikh Mokrani, et a coutee la cruelle deportation du frere de Cheikh Mokrani. Plus de 10000 insurgents entre 1872 et 1888, furent condamnes a la colonie punititative de l'ile de la Nouvelle Caledonie au milieu du Pacifique, un voyage en bateau qui durait 5 mois, pendant lequel les prisonniers furent gardes dans des cages de fer, dans lesquels ils mouraient de soif, de maladies, de misere, d'infections, comme le gangrene, et ceux qui ont survecus le voyage monstrueux, passerent leur vie en misere de travaux forces. Il y a toute une generation d'algeriens descendants de guerriers captures et deportes en Nouvelle Caledonie, et connus sous le nom des Kabyles du Pacifique, et il y a des efforts continus pour documenter ces descendants et leurs histoires, qui sont remarquables, vu du fait que des personnes si reussissaient a s'evader et etablir une nouvelle vie, comme par example, en Australie. Monter une insurrection contre le pouvoir colonial francais etait tres dangereux, et desormais, Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad et leurs freres ont risque tout pour leur desir de liberte, pour leur droit d'auto - determination.
Le site de Kalaa Aith Abbes est magnifique, haut dans les montagnes de la Kabylie, un village fier, duquel domine la citadelle qui avait un sentier ample pour accomoder les chevaliers et leurs chevaux, qui rendait virtuellement impenetrable le village fortifie. On se sent au milieu de l'histoire riche et ancienne de la presence berbere en Algerie, comme en temoigne la mosquee de 1547, qui fut restauree en 1975. Etre dans ce beau village ancien, inspire le respect profond pour son histoire, pour le courage de l'heroisme de Cheikh Mokrani, de qui j'ai pu visiter son tombeau, pour la decision de Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad et leurs freres de risquer tout pour etre des hommes libres. Le frere de Cheikh Mokrani fut deporte a la Nouvelle Caledonie, ainsi que les freres de Cheikh Aheddad, les Cheikh Mohand et Aziz.
L'histoire de Cheikh Mokrani et son courage m'evoquent l'idee : sous la banniere de l'auto - determination, le droit de l'auto - determination, vu du fait que l'Afrique du Nord appartenait au peuple berbere, pas aux invadeurs europeens, tel les francais. La decision de defendre leur terre, leur culture, leur peuple, fut le droit de la part des guerriers berberes qui avaient pris la decision de suivre l'initiative de Cheikh Mokrani et Cheikh Aheddad. L'Afrique du Nord et ses peuples autotoches avaient, ont le droit a leur auto - determination. L'attitude d'aggresseurs coloniales est qu'ils ont le droit de prendre ce qui ne leur appartient pas, par arrogance, par un sens pervers de superiorite, quant a culture, intelligence, toutes des idees absurdes en fait supportees maintenant par la science, comme la decouverte de l'homme d'Afalou, qui declare une fois pur toute que la civilisation humaine a ses origines, ne pas en Europe ou Asie, mais en Afrique. Cheikh Mokrani ne serait pas surpris, moi non plus. Tout ce que je sais et que j'apprends sur l'Afrique, specifiquement l'Afrique du Nord, est une affirmation d'un continent de cultures riches, nuancees, raffinees, intelligentes, intrigantes, resistantes, magnifiques. La culture autochtone berbere me fascine, son histoire, son esprit hospitalier, son coeur ouvert, chaleureux, sa sagesse et richesse de milliers d'annees de melanges de cultures comme resultat d'invasions etrangeres remontant aux pheniciens et aussi recente comme la presence coloniale francaise fianlement eradiquee en 1962. La visite a Kalaa Aith Abbes est une affirmation de mon respect et fascination avec l'Afrique du Nord, avec specifiquement l'Algerie, et sa belle, indomitable Kabylie.
Trudi Ralston
Pour les Randonneurs des Babors :
pour Mohamed Zerguini, pour Fodil Bousba, pour Issaad Issaadi, pour Larbi Djadoune, pour Hac Anki, pour Mahmoud Mokrani, pour Brahim Bektache, pour Daewessu Salah, pour Cherifa Feramil, pour Liza Liza Bijoux.
Saturday, October 5, 2019
Cri de Tambour : L'Appel des Montagnes - pour la Kabylie
Quand j'etais une enfant de 10 ans, j'ai passee part d'une ete dans la famille de notre bonne,
qui aidait a ma mere dans la maison et avec les repas, et qui prenait soin de nous, comme mes parents avaient une vie sociale occupee. La femme s'appellait Julienne, elle etait d'ascendance italienne et flamande. Elle vivait dans un quartier modeste au bord du village flamand ou j'ai grandi. J'aimais passer part des vacances d'ete avec Julienne et sa famille, le contraste avec ma maison grande mais seule pour moi, etait fascinant, une experience a un tres jeune age de l'importance d'appartenance et communaute parmi des circonstances humildes comme celles de Julienne et sa famille.
Le soir, j'etais permis par Julienne de rester debout et regarder un film sur la television qu'elle avait dans sa petite et agreable salon. C'est la que j'ai vu un film de qui la memoire m'est restee jusqu'aujourd'hui, et qui me revient de temps en temps, et surtout tres fort maintenant, depuis mon retour de l'Algerie, specifiquement de la Kabylie et ses montagnes et les amities qui y vivent. Le film parlait d'un jeune homme qui par hazard avait decouvert un village enchante, ou tout le monde vivait en harmonie avec la nature et la communaute. Le jeune homme avait une famille en ville, mais quand il a decouvert le village dans les montagnes, son coeur s'est reveillee, et il y trouve une famille de coeur, et l'amour d'une femme du village. Il retourne en ville, par sens de responsabilite, mais n'arrive pas a oublier le village et le bonheur qu'il y a decouvert. Apres une lutte interne, il decide de retourner au village, ou il est accueilli les bras ouverts, et vit sa vie en paix et joie.
Ce film me revient maintenant avec insistance, parceque je me rends compte avec clairte incontestable, que mon ame et coeur sont restes en Algerie, en Kabylie, dans ses montagnes grandes, immenses en spiritualite et sagesse. Elles m'appellent deja d'y retourner. J'entends leur appel dans la profondeur de mon etre comme poete, comme ecrivaine, comme femme, comme etre humain. Le silence des montagnes en Kabylie est pour moi un chant de joie, espace, de bonheur., d'appartenance.
*****
Cri de tambour, cri d'appartenance,
cri haut et aigu de l'aigle qui vient me chercher avec insistance.
Cri de tambour qui vibre dans mon corps, mon coeur,
qui est un appel de vos montagnes qui se demandent pourquoi je suis si loin d'elles,
de leur calme, de leur histoire riche, de leur ciel bleu et grand, de leur chants anciens, de leur souffle eternel.
Cri de tambour, cri de danse, cri me venant de l'autre bout de la terre,
cri de joie, cri de douleur, mon corps est ici, je pense,
mais il reve la haut, dans les Babors et leurs mysteres grands de sphinx tolerants et sages.
Enleve - moi cette peine, ce manque, enleve- moi ce chagrin d'etre encore si loin d'ou mon esprit
a decouvert son histoire, sa famille et son destin de partage, ses contes de dignite et espoir
pour cette flamande qui est une lionne cherchant le retour et les retrouvailles de son clan, de son ame.
Cri de tambour, cri venant du plus profond de mon agonie et de mon extase,
de me rappeller etre la, haut dans vos montagnes, qui m'ont reconnues, qui m'ont invitees,
qui m'ont marquee avec le battement de leur coeur ancien, et m'ont donnee les traces, les marques,
de leur sang, de leur pouvoir, qui maintenant vit fort, fort dans mes veines, et me mettent deja
sur le sentier de retour, pourque je puisse vivre, sans etouffer mon haleine et ma passion de femme, poete, amie, soeur et partenaire, libre, pres de l'accueil charitable de vos montagnes.
Trudi Ralston
qui aidait a ma mere dans la maison et avec les repas, et qui prenait soin de nous, comme mes parents avaient une vie sociale occupee. La femme s'appellait Julienne, elle etait d'ascendance italienne et flamande. Elle vivait dans un quartier modeste au bord du village flamand ou j'ai grandi. J'aimais passer part des vacances d'ete avec Julienne et sa famille, le contraste avec ma maison grande mais seule pour moi, etait fascinant, une experience a un tres jeune age de l'importance d'appartenance et communaute parmi des circonstances humildes comme celles de Julienne et sa famille.
Le soir, j'etais permis par Julienne de rester debout et regarder un film sur la television qu'elle avait dans sa petite et agreable salon. C'est la que j'ai vu un film de qui la memoire m'est restee jusqu'aujourd'hui, et qui me revient de temps en temps, et surtout tres fort maintenant, depuis mon retour de l'Algerie, specifiquement de la Kabylie et ses montagnes et les amities qui y vivent. Le film parlait d'un jeune homme qui par hazard avait decouvert un village enchante, ou tout le monde vivait en harmonie avec la nature et la communaute. Le jeune homme avait une famille en ville, mais quand il a decouvert le village dans les montagnes, son coeur s'est reveillee, et il y trouve une famille de coeur, et l'amour d'une femme du village. Il retourne en ville, par sens de responsabilite, mais n'arrive pas a oublier le village et le bonheur qu'il y a decouvert. Apres une lutte interne, il decide de retourner au village, ou il est accueilli les bras ouverts, et vit sa vie en paix et joie.
Ce film me revient maintenant avec insistance, parceque je me rends compte avec clairte incontestable, que mon ame et coeur sont restes en Algerie, en Kabylie, dans ses montagnes grandes, immenses en spiritualite et sagesse. Elles m'appellent deja d'y retourner. J'entends leur appel dans la profondeur de mon etre comme poete, comme ecrivaine, comme femme, comme etre humain. Le silence des montagnes en Kabylie est pour moi un chant de joie, espace, de bonheur., d'appartenance.
*****
Cri de tambour, cri d'appartenance,
cri haut et aigu de l'aigle qui vient me chercher avec insistance.
Cri de tambour qui vibre dans mon corps, mon coeur,
qui est un appel de vos montagnes qui se demandent pourquoi je suis si loin d'elles,
de leur calme, de leur histoire riche, de leur ciel bleu et grand, de leur chants anciens, de leur souffle eternel.
Cri de tambour, cri de danse, cri me venant de l'autre bout de la terre,
cri de joie, cri de douleur, mon corps est ici, je pense,
mais il reve la haut, dans les Babors et leurs mysteres grands de sphinx tolerants et sages.
Enleve - moi cette peine, ce manque, enleve- moi ce chagrin d'etre encore si loin d'ou mon esprit
a decouvert son histoire, sa famille et son destin de partage, ses contes de dignite et espoir
pour cette flamande qui est une lionne cherchant le retour et les retrouvailles de son clan, de son ame.
Cri de tambour, cri venant du plus profond de mon agonie et de mon extase,
de me rappeller etre la, haut dans vos montagnes, qui m'ont reconnues, qui m'ont invitees,
qui m'ont marquee avec le battement de leur coeur ancien, et m'ont donnee les traces, les marques,
de leur sang, de leur pouvoir, qui maintenant vit fort, fort dans mes veines, et me mettent deja
sur le sentier de retour, pourque je puisse vivre, sans etouffer mon haleine et ma passion de femme, poete, amie, soeur et partenaire, libre, pres de l'accueil charitable de vos montagnes.
Trudi Ralston
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