Tuesday, October 20, 2026

Derriere le Sourire: Un Chagrin Invisible - dans la serie "La Repetition Inopinee - pour le Visionnaire Reticent"

           Ayant publiee il y a juste quelques jours, le onzieme livre dans les series qui se dedient depuis 2020 a l'art de sa photographie et ses influences artistiques - litteraires sur le monde de mes poemes et mes explorations en prose de la part du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, je trouve fascinant cette sensation qui m'a envahie d'une certaine mais decidemment presente vague, breve comme elle fut, de nostalgie, de melancholie. Ce dernier livre "Au Carrefour des Rencontres: La Mecanique Interne de l'Art de Nacer Amari" me rend tres fiere, comme synthese longuement travaillee et etudiee de l'impact multi - dimensionnel, complexe, riche, de l'echange artistique - litteraire entre son monde de la photographie, surtout ses portraits kabyles narratifs et inclusifs, et mon monde de poemes et prose qui m'accompagne la vie solitaire meditative ici a Olympia, a l'autre bout des rivages de la Kabylie ou reside mon collegue d'Aokas. Chaque livre est un peu un enfant symbolique, spirituel, qui on laisse derriere soi, dans un sens, pour lui permettre de trouver son chemin dans un monde souvent suspecte quant aux souhaits et intentions de l'artiste, de l'ecrivain, du poete. Dans un sens, chaque livre, chaque poeme, chaque portrait artistique, en photo, en peinture, chaque piece de theatre, de danse, chaque chanson, devient ainsi un peu un orphelin, une orpheline, mis avec une certaine hesitation, melangee avec joie, fierte, espoir, courage, dans les mains du monde. Cette idee et sa sensation emouvante, m'a inspiree ce poeme, ecrit sur la tres belle et emouvante melodie du troubadour - poete et musicien d'Olympia, Lord Chester Baldwin II, un voisin depuis plus de 30 ans, qui dedie ses annees de retraite a son art et aussi comme volontaire pour une des organisations en ville qui essaient d'ameliorer le sort penible de la population croissante des personnes sans abris dans notre communaute. La chanson s'appelle "Their Unknown", ce qui se traduit comme "L'inconnu", lui inspiree par une conversation avec un homme d'une 40 ans, qui vit dans la rue, et ses defis de vivre les humilations de n'avoir pas ou vivre depuis trop longtemps. C'est surtout la melodie aussi qui m'a touchee le coeur, et m'a aidee a comprendre les emotions complexes, contradictoires que peut etre le destin de l'artiste, du poete, de l'ecrivain qui doit encaisser ce melange d'appreciation, de mepris, d'indifference, d'insinuations cruelles, de la part de la societe, et ses rigides dogmes et interminables manipulations et hypocrisies. En reconnaissance du courage et amitie et respect me donnee par ma famille de coeur en Kabylie, et par mon collegue photographe a Aokas, voila mon poeme, "Derriere le Sourire": 


Derriere le Sourire 


Le soleil m'a pris dans ses bras ce matin, m'a couvert de son manteau chaud de lumiere doree, comme si l'astre solaire a senti l'effort de mon sourire, l'eau claire d'une larme supprimee qu'il m'a essuyee. 

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Qu'est - ce qui t'arrive, enfant de la terre, poete en exile, ce jour de ciel bleu, de chants d'oiseaux heureux de recevoir encore une sensation de joie inattendue d'une visite d'energie estivale en pleine saison automnale?

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C'est dur, O esprit du soleil, cette solitude au jardin ce matin paisible, mais j'ai pu parler aux cerfs et ecureuils et geais, et colombes de la naissance d'un suivant livre, de prose, et poemes, me guidee et inspiree par le coeur eternel et sincer de mon collegue en Afrique du Nord, en Algerie, terre des kabyles, heritiers fiers de leur histoire et courage des Imazighen. 

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Et voila, mon enfant terrestre, tout ce que tu en a besoin, tu recois de ces rivages, qui t'accompagnent les jours de fete, les jours de rage. Ne t'enfais pas, je vois que derriere le sourire de courage que tu partages avec le monde, il y a le chagrin indisible, de vivre loin de ta famille kabyle, d'affronter ton destin difficil qu'est l'exile. 

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Mais ainsi est le mystere, le sentier sur lequel se trouvent les troubadours, les poetes, de devoir negocier, avec patience, avec tolerance, les masquerades decevantes, d'un monde qui decide qui sont les marionnettes et qui ceux qui en manipulent les fils. 

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Rassure - toi, qu'il y a aussi un autre monde, celui que tu me visites, ou les sourires et les larmes sont visibles aux esprits, aux etoiles, a la lune, a moi et le ciel qui en ce moment te bercent, te felicitent. Sache que le coeur et l'esprit de ta famille kabyle, si loin, si proche, te voit, te comprend. 

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Et depuis ce moment, derriere mon sourire, je sens une fierte, une energie qui m'encourage, qui m'embrasse de loin, qui me parle, m'ecoute, et me dit que le temps et l'espace sait unir ceux qui partagent la meme ame. Merci, mon coeur kabyle: la joie et paix de ta presence, me permet respirer avec aisance, avec confiance. 


Trudi Ralston 

Monday, October 12, 2026

Un Courage Opportun: La Spiritualite Physique dans "FOUDEL" de Nacer Amari - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

             Un portrait en noir et blanc du 7 octobre 2026, de la part du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, au titre "FOUDEL", presente une personne qui temoigne d'une resistance physique et spirituelle solide. Le portrait rappelle beaucoup aux sculptures de bustes romains de guerriers des 1er et 3eme siecles A.D. qui evoquent une energie libre de distractions et d'illusions. Je pense specifiquement au buste en marbre, dit etre du guerrier Marcus Julius Philippus, qui regneait ce qui est aujourd'hui le pays de Syrie, pendant le 3eme siecle A.D. Ce qui m'a frappee du portrait "FOUDEL" est cette impression que laisse son protagoniste, d'une force, d'une confiance physique qui se traduit en courage moral - intellectuel et social, sans aucune hesitation, ou compromis. Dans le monde ambigu du XXIeme siecle, envahi par le manque frustrant de courage, par le manque deroutant et ubique, de l'integrite de la part des leaders de la terre, sur tous les niveaux de la societe, et magnifiee encore plus haut que vont les degres de pouvoir et influence, se sentir dans la presence d'une personne qui ne glorifie pas la puissance physique comme un but en soi, mais comme une chance de prendre au serieux la communaute humaine, est rassurant. "FOUDEL" parait posseder cette qualite desirable de la spiritualite physique, qui inspire, qui comprend l'importance de vouloir contribuer a un monde meillieur, de valoriser le mouvement communautaire et le besoin pour des efforts positifs dans un monde qui lutte pour maintenir l'equilibre et eviter la descente dans le chaos total. Ce portrait avec ses resonances esthetiques intemporelles de guerriers de l'Antiquite, sait aussi communiquer sa pertinence dans le monde contemporain du XXIeme siecle. Il y a un desir palpable de vouloir rendre accessible, le pouvoir physique dont est capable l'etre humain, de l'homme, de la femme, comme dans la serie populaire pour la television, "Reacher" - et la serie derivee en 2026, de l'heroine "Neagley", jouee par l'actrice danoise - conglaise, Maria Sten (1989), qui avait recu son entrainage comme soldat de son sergeant Reacher, pour ameliorer a son tour la vie autrui, de personnes abusees, mises en danger existentiel et physique. Ces deux series stimulantes, traitent du sujet de vouloir utiliser la capacite et resistance physique, masculine et feminine, pour le bien. Le personnage masculin, de "Reacher", que joue l'acteur americain, Alan Ritchson (1982), combat le mal dans toutes ses formes: les abus envers l'environnement et les travailleurs de la part des entreprises multi - nationales, le racisme, l'injustice envers les personnes les plus vulnerables et marginalisees de la societe, la violence dans toutes ses formes, les guerres, la menace de la perte des droits civils, des droits humains. Le personnage de "Reacher" est une interpretation faite en serie pour la television, filmee a Toronto, au Canada, du producteur americain de New York, Nick Santora (1970), a base de la serie de romans de l'ecrivain anglais, Lee Child (1954), qui depuis 1997 a ecrit 31 livres au sujet de "Reacher": un heros fictif au physique super costaud, et un talent pour le combat, avec un sens de l'humour ironique, qui vainc les machinations sinistres de criminels instables, avec la force considerable de ses aptitudes et competences de soldat veteran de l'armee. Ce qui est interessant de son personnage, est que son apparence physique lui donne l'impression, d'etre un macho narcissiste a la machoire caree, le regard d'acier, et le corps d'un culturiste accompli. En fait, "Reacher", on apprend le long les intrigues de la serie, est un homme qui pratique la charite avec une passion evidente, a l'esprit ouvert et libre, qui prefere vivre comme vagabond qui suit le sentier ou il lui guide, une fois que le conflit qu'il a su resoudre lui permet d'aller aider d'autres personnes en crise et danger, qui ont besoin de son courage physique et mentale. Quand je pense a l'esprit et resistance du coeur kabyle, j'ai constatee que la spiritualite physique est inscrit solidement sur le code de son ame. Je lui dois la liberation de mon etre, l'introduction a moi - meme, au monde de mes poemes, articles et livres, a l'expression et son exploration de mes inspirations artistiques. Sentir la joie la plus profonde, inattendue et si longuement souhaitee, de savoir mon identite reclamee, fortifiee, en courage, en espoir, me fait apprecier le portrait "FOUDEL" et son message important. Son message qui me rappelle que le talent du photographe Nacer Amari, sait rendre visible le monde interieur et ses nuances de ses protagonistes kabyles, sait inclure le spectateur dans la narration de ses photos, de facon patiente, discrete, pour permettre d'en apprecier et apprendre toutes les nuances artistiques et affectives - spirituelles y rendu astucieusement visibles et tangibles.   

Trudi Ralston  


L'information sur le personnage de la serie pour la television, commencee en 2022, qui continue jusqu'aujourd'hui, "Reacher", avec l'acteur americain Alan Ritchson, et de la serie derivee en 2026, avec le personnage "Neagley" avec l'actrice danoise - congolaise Maria Sten, a base des livres de l'auteur anglais Lee Child, courtoisie de Wikipedia. 

Saturday, October 3, 2026

Imperturbable: L'Esprit Equanime du Portrait "ALI" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

            La qualite intemporelle de la photographie, dans ce cas, de la portraiture, est mise en evidence dans un portrait en noir et blanc, "ALI" du photographe kabyle d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie. Ce portrait du 29 septembre 2026, d'une personne agee dit d'etre un homme genereux, modeste et gentil evoque une memoire precieuse d'un membre de ma famille elargie en Flandre, ou je suis nee et ai passee mon enfance et adolescence, avant d'aller venir etudier et vivre aux Etats Unis, d'abord 10 ans au Texas, et une fois finie mes etudes universitaires, a Olympia, la capitale de Washington State, dans le Pacifique Nord - Ouest  du pays. La qualite narrative - affectivement et artistiquement inclusif de la photographie de Nacer Amari donne au specateur la chance de mettre en contexte leurs experiences, leurs memoires, leurs sensibilites. Dans mon cas, ce portrait me rappelle mes memoires de Nestor, le frere de la belle mere de ma tante Denise, la soeur ainee de mon pere. Nestor et sa soeur Irma, qui etait une sage - femme respectee dans la region ouest - flamande, vivaient avec ma tante Denise, et son mari, mon oncle Noel, et leurs trois enfants, donc, mes cousins Dirk et Marc, et ma cousine Myriam. Nestor etait une personne qui, comme "ALI" dans son portrait, revelait un esprit equanime, souvent flegmatique. Il souriait souvent, avait toujours une etincelle dans les yeux. Je ne l'ai jamais vu impatient, ou de mal humeur. Ceci fut remarquable, vu du fait qu'il avait des sa naissance une jambe mal faite, qui lui empecheait de marcher sans douleur et avec beaucoup de difficulte, ce qui limitait grandement le mouvement libre. Il avait une chaise roulante, pour se permettre des petites sorties dans le voisinage du De Mokker de la municipalite de la ville de Koekelare, ou la famille vivait. Koekelare est connu pour son musee qui fait honneur a l'artiste expressionniste allemande fameuse pour ses sculptures et ses dessins et gravures en bois, Kathe Kollwitz (1867 - 1945), qui documentaient les traumes de la Premiere Guerre Mondiale, et qui avait perdu son fils Peter, mort au champ de guerre en Flandre, a Diksmuide, tout pres de Koekelare. La region flamande etait parmi les lieux des plus intenses combats de cette terrible guerre, qui allait couter la vie d'entre 15 - 22 millions de personnes - militaires et civiles.  La chaise roulante avait un mecanisme qui permettait a Nestor de faciliter le mouvement des pneus, avec un minimum effort de ses mains, et qui fut grandement rendu possible par l'aide de son chien et compagne fidel, un berger allemand qui marcheait avec un harnais, devant la chaise roulante, comme le fait un cheval pour faciliter le mouvement d'une caleche. Le dessein ingenieux de cette caleche pour Nestor et son chien, etait faite par mon oncle Noel, qui etait un ingenieur en mecanique, et permettait le mouvement libre pour Nestor et son chien, pour visiter leurs amis du village, ou Nestor etait une personne connue et bien aimee. Comme le protagoniste dans le portrait "ALI", Nestor s'habillait toujours impeccablement, avec une belle casquette, une chemise blanche soignee, et une veste et un pantalon en cotton en ete, et en laine, en hiver. Il soigneait aussi sa moustache, avait ses lunettes, et son autre compagne fidel, autre que son chien, quand il sortait en ville, etait sa pipe. Il etait une personne qui parlait peu, appreciait chaque geste de respect et gentillesse lui accordee par ma tante, qu'il aimait beaucoup, car elle avait un coeur doux et charitable pour tout le monde. Elle avait une epicerie, et etait toujours tres aimable envers les enfants du village, qui visitaient son magasin, elle leur donnait toujours une sucrerie extra ou une petite glace les jours de vacances en ete. Nestor passait les jours froids et de brouillard et pluie en hiver, tranquil dans son fauteuil dans la cuisine, ou ma tante Denise faisait ses coutures, et preparait tous les repas pour sa famille de 7 personnes. La seule personne qui rendait la vie difficile a la famille, surtout pour ma tante, etait la belle - mere, Irma, qui etait la soeur de Nestor. Irma etait une femme intelligente, et douee comme sage - femme, et respectee aussi pour sa connaissance des remedes naturelles, mais elle avait un temperament decidemment desagreable, terse, et authoritaire, qui aimait critiquer et dominer tout ce qui se passait dans la famille, ce qui causait pas mal de frustrations a ma tante Denise. Heureusement pour le bien - etre et la paix de cette famille, Irma a quittee cette vie a une age avancee, mais bien avant ma tante et son mari, et aussi bien avant Nestor, qui ainsi a su passer les denieres annees de sa vie libre de conflit et de stress des drames que sa soeur Irma aimait provoquer. L'esprit calme, imperturbable, sans ni la moindre presence d'impatience ou agitation, avec un coeur chaud, et la lumiere dans les yeux, et le sourire toujours pret a partager, ainsi etait Nestor. La vie lui avait laissee la jambe mal foutue et penible, mais il etait content de se savoir en famille, aimee par ma tante et son mari et ses neveux et sa niece, de vivre dans le sein chaud d'une famille, ne pas soumis aux horreurs d'une maison de retraite, triste et seul, sans famille, ou abandonnee par eux. Il ne s'etait jamais marie, n'avait pas des enfants, pas de copine, mais il se portait avec une dignite, un calme qui comme enfant curieuse m'intrigait. Sa soeur Irma l'aimait bien, et sentait que j'avais une sympathie pour son frere, et peut - etre pour cette raison, elle avait parfois un sourire et quelques mots gentils pour ma personne. Nestor etait restee dans ma memoire et je ne savais pas juste a quel point sa personne m'avait marquee comme enfant, jusqu'au moment que j'ai vu le portrait "ALI" du photographe Nacer Amari: savoir maintenir l'esprit equanime dans toutes les circonstances, meme dans les moments agacants, difficiles, permet garder la dignite, le sang froid, face a des personnes dans la vie qui aiment etre contradictoire, imposant, vexant, parce que cela leur donne une sensation de controle, de dominance sur les autres. Nestor comprenait l'importance et l'efficacite de cette philosophie, qui lui permettait de vivre sa vie avec un degre de bonheur, n'importe les limitations de ses circonstances. Il etait content, libre d'amertume, libre de regrets destructifs. Voila ce que ce portrait et sa dignite du portrait "ALI" me rappelle, me permet re - apprecier. Paix a sa belle ame de Nestor, et longue vie a la personne digne, equanime "ALI". Ce portrait realiste evocatif, qui m'a permis de revisiter les memoires durables de ce membre de ma famille elargie, d'il y a longtemps en Flandre, ce  portrait fait par mon collegue photographe en Kabylie, qui si souvent inspire l'exploration  artistique - litteraire de contextes a explorer, pour mes articles, poemes et livres qui celebrent l'esprit indomitable kabyle de ce pays immense et fascinant, l'Algerie, en Afrique du Nord, qui tient ma fascination depuis mon tres jeune adolescence. 

Trudi Ralston

Wednesday, September 30, 2026

Les Ailes Repliees: Pantomime Nocturne - dans la serie "La Repetition Inopinee - pour le Visionnaire Reticent"

             C'est interessant de noter, que la fatigue physique souvent indique une ame epuisee, comme si c'est l'ame et son esprit qui disent au coeur humain, ce motor infatigable et resistant, qu'il faut parfois quand meme se permettre le repos, et ne pas voir au sommeil la nuit comme un luxe, mais comme une necessite, un besoin, meme agreable, permis, apres une longue journee d'efforts physiques et mentaux - intellectuels. Mon monde interieur et exterieur se coincident, et me permettent maintenir cet equilibre qui peut se presenter comme precaire, incertain dans son effort de combattre l'isolation et la solitude, qui souvent sont les ombres qui accompagnent la vie de l'artiste, de l'ecrivain - vagabond qui se mefie un peu des intentions du monde qui lui entoure. Comme personne en exile sociale - culturelle depuis mon adolescence, qui en ce moment est la seule personne encore en vie de ma famille immediate, comme mes parents sont morts depuis 2008, et mes deux petites soeurs sont mortes jeunes, en 1998 et 2005, ainsi que mon frere, qui est mort suite d'une rupture aortique il y a 6 ans au moment qu'il allait apprendre qu'il serait grandpere de deux petits enfants, que lui attendaient annoncer son fils et sa fille, qui vivaient pres de lui au Texas. Mon mari americain n'a aucun contact avec ses deux freres, depuis la mort de leur mere en 2017, car ses 3 fils etaient finalement libres de ses manipulations cruelles qu'ils avaient subis a cause d'elle, depuis leur enfance. Vivre sans famille immediate est etrange, laisse un vide, que le temps efface seulement superficiellement, et de qui sa peine reste toujours a la surface. Le sommeil, pour moi, est une sorte de sejour, ou le monde de mes reves toujours complexes, intrigants, m'attend, une fois que la douceur et ses etreintes du lit me trouve le corps detendu, et l'esprit pret a voyager dans ce monde irreel qui pourtant heberge tants de personnes connues, du passe, du present, et ou il y a de temps en temps aussi, ces messagers outre - monde, gentils, qui m'expliquent, qui me rassurent, et me laissent parfois meme des indices bien clairs, dans les moments difficiles de ma vie. L'autre jour, on avait eue une tempete de vent et pluie qui avait deracinee une quantite d'arbres hauts, des sapins surtout, dans le voisinage et la ville et ses alentours, et apres, une fois passee la tempete, l'aurore s'etait levee avec un ciel brillant, et une lumiere aveuglissante, d'un soleil jubilant. La nuit suivante, me rendre au sommeil fut un plaisir, je souriais dans l'etreinte des couvertures, et a un moment donnee, ma main a sentie la presence rassurante, venue de loin, spirituelle, du monde des rivages de l'Afrique du Nord. Une presence chaude, d'un desir reel de vouloir traverser les distances, surmonter pour un moment les defis, qui me separent de ma Kabylie. Ce fut qu'un souhait, je me rendais compte, mais dans ce bref et doux moment, la main qui tenait ma main dans la sienne, avait une sensation satisfaisante d'etre reelle, comprehensive, laissant son energie charitable, acueillante, pour mon coeur, pour mes efforts de continuer sur ce pont de qui sa traversee un jour serait aussi evident que certaine. Cette sensation etait envoutante, ce melange de presence mystique et corporelle, qui ne se moquait pas de mon desir de fermer la distance entre mon monde interieur ou regne la voix eternelle et leur esprit resistant des Imazighen, et mon monde exterieur pour qui je suis une vagabonde de poemes, d'art, qui s'unissent en articles, en livres qui apres s'envont pour vivre avec ma famille de coeur en Kabylie. Et voila mon poeme, m'inspiree par cette sensation si emouvante, si reelle, de sentir le toucher de sa main de l'esprit et coeur kabyle, qui m'heberge, sous la lune de mes nuits, et m'accompagne les ecrits sous le soleil de mes jours, qui portent le sourire, le parfum de son souffle, la douceur et sagesse de son regard:


Les Ailes Repliees - Pantomime Nocturne  


Le silence de la nuit se mettait le manteau discret, quand le sommeil m'a fait trouver le sentier vers le monde des reves et ses troubadours, ses artistes, ses fees. 

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Dans ce monde vaste, avec ses carnivals bruyants, ses rencontres inesperees, ses merveilles dramatiques de la part des personnages etrangers et connus, j'ai sentie la presence d'une main chaude cherchant gentillement la mienne. 

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Comment decrire la joie intime, de me savoir accompagnee dans un sens reel, physique dans ce monde toujours incertain, plein de surprises, ou je me trouve la nuit, pendant mes reves? 

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C'etait une sensation exquise, de me rendre a ce desir me permis, de ces ailes repliees de mon coeur, de mon esprit, sauve et sure dans la certitude que cette main n'hesitait pas de decouvrir avec moi les avontures passees et presentes, futures.

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Quel beau regal, fut ce moment intemporel, de me savoir unie en vision, en souhait, sur cette traversee qui efface les continents et leurs frontieres, qui sait construire l'espoir, le courage pour suivre avec confiance, les pas qui revelent la force de son mystere, de son amour, de sa lumiere.  


Trudi Ralston


Sunday, September 27, 2026

L'Encensoir Persan: Le Dilemme d'Omar Khayyam - dans la serie "La Repetition Inopinee - pour le Visionnaire Reticent"

            Le dixieme chapitre de son roman historique, "Samarcande" de 1989 de l'ecrivain libanes - francais, Amin Maalouf (1949), qui explore la vie et l'oeuvre du genie perse du XIeme siecle, Omar Khayyam (1048 - 1131), pendant l'ere Seljuk, nous introduit a une conversation intense entre le poete - polymathe et son paramour, la poetesse de cour, Janah: "Le temps nous lance avec precipitation vers notre futur, avec la largesse de juste quelques minutes pressees". (page 57) Ces mots, sont dits dans la frustration de se trouver dans la position precaire de se savoir un savant controversiel face en plus d'une poetesse de cour qui elle aussi doit se bouger avec prudence et diplomatie dans un monde dangereux, sous dominance de dirigents omipotents. Devoir resoudre son amitie proche et son lien profond avec la poetesse, comme il savait resoudre un probleme de mathematique avancee, de facon rationnelle, immediate, sans dans ce cas pouvoir inclure les elements affectifs - intellectuels du puzzle, lui trouve a Omar Khayyam face a ce compromis cruel, avec le moral triste. Le temps, cette quantite elusive et a la fois, oppressivement concrete, evidente, qui sait s'imposer avec precision et caprice insouciants, implacables. Une fois partie la poetesse, Omar Khayyam ecrit ces mots dans le manuscrit de son oeuvre poetique de renommee mondiale, "Les Rubaiyat d'Omar Khayyam", traduit du perse en francais en 1867 par le diplomate et savant Jean Baptiste Nicolas - une publication et sa traduction qui respectait le mysticisme et spiritualite du genie perse - : "Pres de ton amie aimee, Khayyam, comme tu es seul! Maintenant qu'elle est partie, tu peux te refugier en elle." (page 58) Ces vers impitoyablement brefs, decisifs, me resonnent fort quand je pense a l'influence formative, transformative que m'a premis recevoir l'esprit et coeur receptif, genereux et visionnaire de la Kabylie. Depuis mon introduction au monde de la Kabylie, sa nature, son histoire, son art, son peuple resistant et chaleureux, en 2017, j'ai souvent l'impression un peu bouleversante, meme apres presque dix ans, de vivre ma vie une seconde fois, et cette fois, avec ma voix de poete, d'ecrivaine, d'artiste, d'etre humain, a 100% pour mon coeur, esprit, corps et ame, de pouvoir, recevoir la chance, de respirer, sentir, comprendre, explorer, ecrire, aimer, sourire, rire, pleurer, transmettre, en totalite, de mes talents, de mes emotions, de mes experiences vecues, et mes experiences maintenant, et mises en contexte. Pouvoir voir clair dans l'histoire de notre vie est un regal. Un de mes voisins, qui vit dans notre voisinage depuis autants d'annees que mon mari et moi, donc, plus de 35 ans, est un ecrivain et musicien - troubadour auto - didacte, qui recemment a pris la decision de publier l'histoire de sa vie en 4 romans. Je connais bien ses chansons, et son talent sur le piano, la guitare et l'harmonica, mais je ne savais pas a quel point etait traumatique et violente son enfance et adolescence, quand la musique fut son refuge, le monde ou il pouvait se recuperer les blessures, aussi physiques, lui faites par un pere adoptif sadique, qui sa mere pardonnait encore et encore, malgre les immenses souffrances pour ses enfants, et ceci des l'age de 5 ans, et encore plus jeune pour le petit frere, qui avait 3 ans. Les monstres les plus immondes sont souvent ceux qui se deguisent en citoyens polis, qui en public font un effort de calcul malevolent pour que personne ne se rende compte de la realite abjecte des tourmentes que leur famille doivent survivre, et non pire que les enfants dans ces situations miserables, car comment vont ils se defendre, s'echapper, sans des adultes de conscience charitables, responsables pour les sauver, qui les protegent de ce sort tragique? Mon voisin et son frere ont reussi a la fin de se liberer de cette misere, mais ceci apres des annees d'efforts et courage, et la grace que parfois dans ces circonstances les esprits permettent. Je viens de lire tous les 4 livres de mon voisin, et sa facon de savoir decrire la volonte qu'il des un tres jeune age a du trouver pour surmonter et survivre tous les defis continus, m'a vraiement impressionnee. Cela m'a fait comprendre comme pour moi, le temps m'a demandee beaucoup d'annees de patience, en fait, toute une vie, et maintenant, le temps se ralentit, me permet de bouger dans son espace sans etre pressee, me permet de voir les choses de ma vie, comme le fait un explorateur, un archeologue, pour qui le passe et le temps est une richesse, ne pas sous limites, ne pas compressee. Au contraire, le temps lui permet a l'archeologue faire des analyses precises, lentes, comprehensives, comme unir les pieces d'un puzzle, une activite qu'on associe avec la patience, le rythme au ralenti, qui permet la deliberation, la clarte, parce que le temps pour lui, ou elle, n'est plus un adversaire, mais au conraire, un compagne, un collegue presque. Cette exploration unique, qui me permet comprendre la structure de ma vie, les os et la chair, les muscles, et les blesures psychiques, et a laquelle la Kabylie me donne la grace symbolique d'une nouvelle peau, avec une nouvelle jeunesse de coeur, d'energie et dignite physique aussi, et d'esprit et ame: une metamorphose complete, magique, et si heureuse. En meme temps, je sens une affinite affective avec le dilemme d'Omar Khayyam et la poete Janah, qui se rendent compte que le temps est une quantite existentielle de laquelle ils se voient privee: leur amitie proche et sa passion et tendresse n'est permis que quelques nuits et jours vecus en secret. Apres, c'est le retour aux devoirs et responsabilites complexes, de la vie sociale - politique et royale du XIeme siecle en Persie de l'ere Seljuk. Il y a dans mon coeur et esprit de poete a la voix reclamee, me donnee par l'ame eternelle chamanique kabyle, des moments de forte nostalgie, de me rendre compte que le temps me redonnee a mes visions et passions poetiques - litteraires, comme l'eau d'une riviere, inevitablement se trouvera face a l'ocean immense ou termine le voyage terrestre et commence l'avonture mysterieuse vers l'entree du monde des esprits. Comme mon voisin, l'ecrivain - chanteur - musicien, Lord Chester Baldwin II (1950), qui comme pere de dix enfants et grandpere de 8 petits - enfants, se voit approcher cette route de la riviere de la vie qui s'approche vers l'ocean spirituel et ses enigmes, moi sur cette route,  j'ai la chance unique de le vivre, grace a la Kabylie, avec cette sensation d'une joie exquise, au milieu des defis de la vie quotidienne et ses contradictions, de pouvoir re - tracer ma vie et dans un sens la vivre, une deuxieme fois, en totale plenitude. Dans ce sens, chaque moment que mes ecrits et leurs epxlorations me mettent en dialogue, en contact, avec ma famille de coeur kabyle, est d'une eternite magnifique, et me permet de vivre une seconde fois mon enfance, mon adolescence, et ma vie depuis aux Etats Unis ces dernieres maintenant 50 ans, et son present complexe, cette fois avec la presence et lumiere leur donnee par la charite visionnaire de l'esprit des Imazighen et leur sagesse. Et encore plus etonnant, ma vie qui avant 2017 m'avait obligee de vivre privee de ma voix et identite de poete et artiste, est depuis ces presque 10 ans, vecue dans l'energie generative et guerisante, creative de me savoir reunie avec mes talents, avec la chance de me savoir unie a mon vrai destin, a la chance d'etre moi dans tous les sens du mot, comme en temoignent mes livres qui celebrent ce mystere creatif vibrant, qui continue et depasse deja la publication depuis 2017, de 12 livres. L'image que j'ai choisie pour cet article est d'un encensoir persan Seljuk du XIeme siecle, quand Omar Khayyam etait en vie. J'aime beaucoup bruler de l'encens dans ces moments precieux que je sens fort la presence spirituelle de la Kabylie, du monde des rivages de l'Algerie et des heritiers qu'est ma famille de coeur d'Hommes Libres, les Imazighen. Peut - etre qu'Omar Khayyam aussi, se trouvait dans les moments de grace, de defis survenus, face au parfum spirituel, calmant et rassurant venus d'un encensoir le soir dans sa chambre, avant de se rendre au sommeil, confiant, sur, comme me l'inspire la presence chamanique de mon collegue photographe et tous mes amis de coeur en Kabylie: que les defis du prochain lever et coucher du soleil seront faisables, enrichissants, et possiblement, une autre interessante, complexe avonture a vivre, a comprendre, a partager.  

Trudi Ralston


L'information sur Omar Kayyam et la poetesse Janah, courtoisie du roman historique d'Amin Maalouf, "Samarcande" ecrit, et publiee en francais par Jean - Claude Lattes en 1989. Mon edition Abacus, que j'ai consultee, est la traduction anglaise de 1994, apparu d'abord en 1992 par Quartet Books Limited, Londres.  

Tuesday, September 22, 2026

Le Recul: Le Mystere Irresolu d'un Regal Inattendu - dans la serie "La Repetition Inopinee - Journal pour le Visionnaire Reticent"

                 Briser les murs des illusions que nous construit la vie sur ce chemin precaire et souvent frustrant que puisse etre la traversee du destin, reste au centre de l'enigme qui entoure l'etre humain. Des milliers d'annees de civilisations, desquelles l'Egypte ancien et ses merveilles brille comme une immense etoile dans le va et vient des eres et leurs triomphes et defaites, et les pyramides ont su garder leurs secrets, et continuent d'eludir les savants et leurs recherches. Je pense a la connaissance architecturale et mathematique, et des sciences naturelles, et de l'astronomie des anciens egyptiens, ainsi sur leur mythologie unique autour de la vie et de la mort, comme immortalisee dans les revelations autour des secrets de la transition apres la mort vers le monde complexe egyptien des esprits, dans "Le Livre des Morts des anciens egyptiens" du debut du Nouveau Royaume ( 1550 B.C. - 50 B.C.) qui fut ecrit le long d'environ 1000 annees par beaucoup de pretres, et des copies de ce texte etaient mis dans le tombeau de la personne morte, pour lui aider sur son chemin vers le monde des esprits, avec l'aide des incantations dans le livre, avec lesquels aussi les murs du tombeau et des sarcophagi etaient inscrits. L'example le plus fin extant du texte est celui fait du scribe ancien egyptien Ani. Au debut, vers 2400 B.C., le texte etait exclusivement pour les pharaons morts et leurs reines, et vers la fin de l'Ancien Royaume, le texte etait aussi inclus pour les gouverneurs des differentes regions, et les officiels en hautes positions. Vers le Moyen Royaume, les personnes riches en general avaient entree au texte, dans un processus dit "la democratization du monde des esprits". Il y a pres de 192 incantations connues, entre autre, des incantations pour assurer la survie que tous les elements de la personne arrivent au monde des esprits preservees, reunies, et des incantations de comment naviguer les obstacles et defis en route vers le monde des esprits. Pour les anciens egyptiens, la mythologie de leur comprehension du spirituel etait autant liee a la magie que la religiosite. Le livre et ses textes etait donc un guide de comment se bouger dans et de naviguer le monde des esprits, ses indices, ses identites, ses dangers aussi. Les incantations sont bien specifiques, comme l'incantation #79, de comment attacher l'ame au corps - car les anciens egyptiens croyaient qu'une fois arrivee au monde des esprits intact, la personne morte regagne le pouvoir du mouvement et de la parole - , et l'incantation #80, comment eviter la parlance incoherente. Le texte aussi inclut ou et comment trouvers de la nourriture, de trouver les sites importants, la connaissance des amulettes pour la protection. Le processus de la mummification avait comme but de transformer le corps de la personne morte dans une forme idealisee avec des traits divins. Le coeur humain etait vu comme etre le centre de l'intelligence et de la memoire, et recevait aussi la protection d'incantations, et on mettait souvent un coeur fait de bijoux de scarabees, comme remplacement au cas que le coeur physique en avait besoin. La force vitale, le ka, restait au tombeau avec le corps mort, et avait besoin de nourriture, de l'eau et de l'incens. Il y avait une incantation, #25, qui assurait que la personne morte se rappelerait son nom une fois arrivee au monde des esprits. Deux incantations interessantes, #61 et #89, assuraient que l'esprit libre de la personne morte, le ba, recevrait la force de voyager librement du tombeau vers le monde pendant le jour. Ensemble avec l'ombre de la personne, le shut, qui etait preservee avec les incantations #91, #92 et #188, si tous ces elements: le ka, le ba, le shut etaient nourris, maintenus, la personne morte pouvait vivre dans le monde des esprits comme un akh, un esprit beni avec des pouvoirs magiques qui etait permis de vivre parmi les dieux. Cette mythologie complexe continue de fasciner de nos jours, et peut - etre meme plus, vu le chaos et degre d'incoherence sociale - spirituelle qui envahit le monde violent et destructif du 21eme siecle. Il parait que l'homme post - moderne souffre d'angoisses croissantes, comme la pauvre terre se trouve victime non seulement de guerres immondes, qui rendent victimes a des millions de personnes innocentes, pour le plaisir sadique de dirgents ineptes, avares et cruels, il y a la menace globale a l'air, l'eau, les recoltes, la faune et la flore, mettant en doute grave la survie de l'humanite. Comment briser ce sortilege, cette hypnose, qui rend immobile le coeur, l'ame, l'esprit et enleve la joie de vivre, l'espoir, le souffle pour le courage? Dans les moments de detresse psychique, quand le poids du mal devient oppressif, mes pensees vont vers les rivages de la Kabylie, vers tout ce qu'elle m'a donnee ces presque 10 ans deja. Elle m'a redonnee ma voix de poete, l'energie pour le courage de trouver les moments beaux, l'espoir dans les defis de chaque nouveau lever du soleil, d'entendre, et suivre, et explorer, documenter ma voix creative, en prose, en poemes, dans mon art. Elle m'a re - connectee avec mes racines flamandes, avec les plus beaux souvenirs de mon enfance et adolescence en Flandre, m'a introduit a moi - meme, en enlevant le sortilege destructif, paralysant de toute une vie d'exile, d'isolation, et ses interminables solitudes et humiliations. Et pourtant, elle reste, ma muse kabyle, timide, comme si elle ne se rend pas compte du regal immense qu'elle m'a donnee. Ce regal inattendu, duquel je me sens parfois reculer, incredule, de la beaute, de la force, de la charite, de son regal pour mon coeur, l'energie de mon corps et ses sensibililtes, pour mon esprit, pour mon ame, si longuement seuls, invisibles, muets. La personne qui a le plus influencee cette transformation, cette metamorphose totale, est mon collegue kabyle, le photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, qui parait etre bien timide, je dirais meme, mal a l'aise, avec cette realite unique de re - animation, de liberation intellectuelle - creative qu'il m'a permis de recevoir. Ce texte de cette nouvelle serie, lui addresse alors, comme dans un journal que je lui laisse, pour lui, le visionnaire reticent, dans cette serie d'articles et poemes, et leurs explorations, au titre de "La Repetition Inopinee", car je ne sais pas s'il se rend compte, autre du fait qu'il y a deja 10 livres que j'ai publiee inspiree par cette energie joyeuse, meme fascinante, de ce lien unique qu'on partage, malgre la distance de 9000km qui nous separe? C'est interessant de noter, que dans le monde des chamans, des visionnaires, qui savent traverser discretement la distance entre une intuition concrete et une intuition spirituelle, la timidite et presque indifference envers ce qu'ils savent evoquer, reveiller dans l'acolyte enthousiaste et naif parait etre un ingredient indispensable. Je me rappelle les mots de Nacer Amari, le long une de nos conversations longues et elaborees de cette annee: "Tu es plus jeune que moi." Une affirmation surprenante, vu du fait que mon age chronologique depasse d'une generation celui de mon collegue. Il a pourtant raison, je decouvre, encore et encore, quand il resoude la quadrature du cercle de mes questions, de mes trepidations naives, quant a la vie et ses contradictions. Cela me prend toujours un moment, pour voir clair dans le dessin spirituel que ses mots me dechiffrent, dans sa voix lente, deliberee, et ses pauses, d'une personne qui voit, sans se presser, clair dans les illusions et ses pieges que le destin nous sait mettre. Dans ces moments, la distance immense geographique qui nous separe, entre la Kabylie et Olympia, disparait, dans cette sensation de chaleureuse detente, de comprehension, de partage, au - dela de l'espace et les limites du temps. Cela restera un mystere irresolu, pour le reste de ma vie terrestre, et cette realisation ces jours me fait reculer, etonnee, face a sa realite, sa verite tangible, inalterable: de cette rencontre et son regal inattendu, de ce lien profond kabyle qui me permet travailler avec, et connaitre a mon collegue artiste - photographe, Nacer Amari, ce chaman reticent, timide, qui porte sa sagesse spirituelle comme un manteau lourd, duquel il cherche se debarasser, meme quand c'est evident que ses sensibilites partagees ainsi en ont besoin, de ce photographe - artiste, qui m'a donne la clef de la porte qui avait la carte routiere pour mon destin, comme etre humain, comme poete, comme ecrivaine solitaire, exilee, bannie de son identite, de son coeur, de son esprit. Ce visionnaire kabyle, qui habite le monde de mes poemes, de mes livres, qui les navigue avec aisance, meme parfois nonchalanche, qui parfois me blesse, me confond. Cet homme evasif, silent, qui m'est cher au coeur, dans ce monde precaire, et j'en peux tolerer la distance physique et ses defis, ses demandes et ses tetues incertitudes, aussi longtemps que dans le miroir de mon ame, de mon esprit, je lui vois le regard, le sourire, et j'y entends sa voix et ses cadences kabyles, et j'y vois la reflection de son sourire, de ses mains qui tendent son champ, son art, et ses visions. Aussi longtemps que je sens, je reconnais, cette assurance de lui savoir proche, dans cette traversee vers le monde des esprits, des visionnaires, qui revele que le temps et l'espace ne sont que des illusions. Quoique bien tetues, bien considerables, mais heureusement, comme me laisse savoir, le toucher des rayons du soleil au jardin le matin, et la brise douce et sa voix du ciel bleu clair, qui me chante avec conviction, le mot "Kabylie" a l'oreille, me laisee comme un parfum de fleur jasmine automnale venue de loin, comme une chaude caresse, venu du monde des Imazighen, une incantation pour l'espoir, pour le courage dont j'ai besoin, pour ce recul spirituel, qui me permet voir encore plus claire, cette charite, cette tendresse vibrante, reelle, dont est capable le coeur dans la presence de la sagesse, de la passion spirituelle.


Trudi Ralston


L'information sur le Livre des Morts des egyptiens anciens, courtoisie de Wikipedia. 

"Il y avait une porte, de laquelle je n'ai pas trouvee la clef; Il y avait un voile a travers lequel je ne savais pas voir clair; Brevement, une conversation sur toi et moi; Il y avait - et apres, plus rien, de toi ou moi."  - Omar Khayyam, (1048 - 1131),  poete - polymathe perse de l'ere Seljuk.

Friday, September 18, 2026

En Attendant: Le Sourire de la Graine - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

             Voir l'abondance des fleurs du jardin, des arbres et leurs couronnes dont les feuilles murmurent doucement sur le rythme de la brise du mois de septembre, qui ici donne encore des jours de soleil et temperatures qui depassent 20 degres Celsius, sous un ciel bleu clair, m'a fait apprecier le miracle que sont les graines, qui meme quand elles sont toutes minuscules, sont a l'origine de tant de diverses especes belles de flore. Je pense specifiquement a la fleur dite Rose de la Persie, Nigella Damascena, d'origine du Sud de l'Europe, de l'Afrique du Nord et de l'Asie de l'Ouest. Cette fleur est connue pour le dessin delicat de ses feuilles, qui se paraissent a des dentelles fines, et qui entourent aussi la tete de la fleur, qui elle a des petales comme faites de soie diaphane. Il y une dizaine d'annees, j'avais trouvee cette fleur au jardin, dans un petit coin un peu solitaire, et j'etais frappee par sa beaute. Apres quelques annees, la fleur avait disparu de son coin discret, et recemment on l'a re - introduit au jardin, et elle fleurit ce mois de septembre avec de fleurs en couleur blanche et bleu pervenche. Cette fleur est dite d'etre un symbole du coeur ouvert, de choses delicates et de mystere aussi. Sa couleur bleue symbolise le calme, la confiance, et sa couleur blanche, la purete, un nouveau depart. Ses graines de Nigella Damascena sont tres petites, et disparaissent dans la terre, presque rendue invisibles. La beaute delicate, sensuelle et resistante tout en un de la Rose de la Persie, m'a inspiree ce poeme, dans un moment de me trouver survenue par l'effort qu'exige maintenir le courage spirituel dans un monde qui fait tout pour humilier, blesser les ailes, enlever le souffle, au coeur, et a l'esprit sa decision de maintenir l'optimisme, la joie de vivre, malgre tous les indices contraires, jaillis comme autant d'eau froide d'un gargouille. Le poeme celebre la force de la nature, de ses lois, et leur sagesse, et oui, leur mystere:


En Attendant - Le Sourire de la Graine       


En attendant, la graine reve, sous la couverture chaude de la terre. Bercee par son desir de trouver le chemin vers la lumiere, vers ce moment quand son coeur se reveille. 

***     *     ***     *      ***

Elle attend avec amour, avec patience, le moment quand elle sentira bouger, prendre souffle ses racines. Ses racines qui comprennent le mystere d'etre ancrees sous le sol, pour pouvoir atteindre la liberte, le toucher du soleil et la brise du ciel, pour laisser fleurir, grandir, maturer, toutes les recoltes, qui nous maintiennent en vie. 

***     *     ***     *     ***

La graine ne dispute pas, ne demande pas le pourquoi, de la patience lui exigee, pour permettre le miracle de la naissance de son energie lui revelee: pour les bles, pour les vignes, pour les majestueux cypres, chenes et oliviers, leur force, leur chance comme temoins, et gardiens vaillants des montagnes, des champs. 

***     *     ***     *     ***

Ainsi, le coeur humain, face aux defis incessants du destin, voit dans l'humilite de la graine confiante, le miroir de son propre ame:  comment tolerer avec equanimite, constant, ferme, le passage incertain, exigeant, enfermee dans le silence total du sein ancestral de la terre, en obeissance des lois que suivent les esprits de la nature? 

***     *     ***     *     ***

La graine surmonte sa peur de la mort, et dans cet acte de courage, de sacrifice immense, enseigne a l'homme vigilant, le plan pour sa propre survie, de son coeur, de son esprit, du neant, de l'oubli. 


Trudi Ralston


L'information sur la fleur Nigella Damascena, courtoisie de Wikipedia. 

"Qu'on ne dise pas que rever est une perte de temps, car les reves sont notre realite en attente. Dans les reves, on seme les graines de notre futur." - Omar Khayyam (1048 - 1131), polymathe, genie, poete, philosophe perse de l'ere Seljuk du Moyen Age.