Sunday, September 18, 2022

Le Serpent Gourmand/ The Hungry Snake: dans la serie "La Flute et l'Echo/ The Flute and the Echo

           Juste au moment qu'on pensait ici au Pacifique Nord - Ouest que l'ete avait passee, avec quelques jours soudainement froids, le soleil decida de revenir, avec des jours a nouveau de plus de pres de 26 degres Celsius. Il y a le ciel bleu et une douce brise pour ajouter a des apres - midi agreablement chaudes, et des nuages blancs qui font des dessins comme des scenes echappees d'un conte de fee pour enfants idyllique. Il parait que la nature ici veut parfois laisser un regal, qui calme l'esprit et le coeur humain, pourqu'ils oublient la condition du monde, ses corruptions, ses guerres civiles, ses violences de droits humains, comme ici, envers les milliers d'immigrants des pays de l'Amerique Centrale et Latine, qui echappent des violences politiques et sociales, de la population noire aux mains de policiers racistes, et dans tants de pays en ce moment, qui parait provoquer un retour a un monde ou les droits humains sont consideres sans importance. Cela decourage, et donne l'impression certains jours que le courage se trouve face au mal tel un cerf face a un serpent grand et gourmand et tres adepte dans ses intentions d'avaler les cerfs qui ont le malheur de lui rencontrer sur le chemin. Le coeur humain se trouve de la meme facon pas mal de fois dans cette situation de se savoir presque sauf, presque sur, presque capable de voir clair dans ses reves et ses objectifs, quand il parait qu'un serpent grand et gourmand se met entre lui et son but si proche, qu'il pouvait le toucher, presque, juste. Et le sourire du serpent indique que l'eviter, changer de route, ne sera pas evident, ce qui se voit chaque jour a nouveau, quand on apprend sur ce qui se passe un peu partout ces jours - ci dans le monde, et comme souffre le coeur de la terre, essayant de ne pas perdre l'espoir et le courage. Ce poeme "Le Serpent Gourmand" est une reflection nostalgique sur cette verite, sur ce mystere existenciel, si difficile de vaincre, d'evader: 


           Just when we thought here in the Pacific Northwest that summer was over, after several cold days, the sun decided on a comeback, with days again nearing 80 degrees Fahrenheit. There is a blue sky with a gentle breeze to add to the pleasantly warm afternoons, and white clouds that draw pictures that seem to have escaped from an idyllic children's fairy tale. It seems nature here wants to sometimes leave a gift, that calms the human spirit and heart, so they forget the condition of the world, its corruptions, its civil wars, its violation of human rights, like here in the US, towards thousands of immigrants from Central and South America, fleeing political and social violence, towards the black population at the hands of racist police, and in so many countries right now, that seem to want to initiate a return to a world where human rights are considered unimportant. This is discouraging, and gives the impression some days that courage finds itself like a deer in front of a big and hungry snake, very adept in its intentions to swallow the deer that have the misfortune to encounter the snake on its path. The human heart finds itself in the same way so often in the situation to know itself almost safe, almost sure, almost able to see clearly its dreams and goals, when it seems like a big and hungry snake puts himself between him and his goal, so close, that he can almost touch it. And the smile on the snake indicates that avoiding the snake, will not be easy, which can be observed each day again, when we learn what is happening just about everywhere these days in the world, and how the earth suffers, trying not to lose hope and courage. This poem, "The Hungry Snake", is a nostalgic reflection on this truth, on this existential mystery, so hard to overcome, to evade:


Le Serpent Gourmand


Il y a un serpent endormi sur la terrasse ce matin. Il parait etre tres conscient de mon chagrin. 

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Je vois le monde et ses theatres, ces grimaces et contorsions, qui jouent cache - cache avec l'etre humain, son coeur courageux, qui se bat pour la paix, le bonheur, le sourire, l'espoir dans les tempetes du destin. 

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Ce serpent, si sur de lui, qui me regarde et voit mes blessures, ma fierte et ses histoires, me visite la nuit, ou je le vois m'approcher, ou je le vois me trainer vers le vide, vers son nid ou il me mange, sans pitie, lentement. 

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Comme est ertrange la vie humaine, cousue ensemble entre joie et peines, et quel equilibre maldroit, que c'est rarement ces jours le bien et ses douceurs qui gagnent. 

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Reste le courage, reste la charite, qui donne de ses douleurs et nous berce, nous dessine le sourire parmi les rivieres de larmes, de reves, de tendresses mis a cote, simplement pour survivre, simplement pour voir un autre jour sans les serpents et leurs morsures. 


The Hungry Serpent  


There is a sleeping serpent on the patio this morning. He seems to know my sorrow. 

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I see the world and its stage, its grimaces and contortions, that play hide and go seek with mankind, his courageous heart, that fights for peace, for happiness, for a smile, for hope, in destiny's storms.  

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This serpent, so sure of himself, who sees me and my wounds, my pride and its story, visits me at night, where I see it coming towards me, where I see it dragging me into the void, to its nest where it eats me, without pity, slowly. 

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How strange is human life, sewn together between joy and sorrow, and what an awkward balance, that so rarely these days sees goodness and its kindness win. 

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What is left is courage, what is left is mercy, that gives of its sorrows and holds us, draws a smile, among the rivers of tears, of dreams, of tenderness set aside, simply to survive, simply to see another day, without the snakes and their bites.  


Trudi Ralston

Monday, September 12, 2022

Une Influence Transformative: Le Lever du Soleil "CAP AOKAS" de Nacer Amari - dans la serie "L'Esprit Itinerant"

          La Kabylie prouve etre une muse sans egale, qui depuis 2017 continue a etre une influence cathartique sur mes livres, mes poemes, mon art, qui lui celebrent depuis, et de qui sa presence directive est la melodie, les couleurs, le monde, son soleil et sa lune, de mes energies creatives. J'ai grandie en Flandes, dans les annees 1960, fille ainee de 4 enfants, d'un pere qui m'adorait et d'une mere distraite obsedee avec sa vie comme prima donna de son cercle social. Pour elle, ses enfants etaient un obstacle, qu'elle etait heureuse de remetrre a notre Nanou, une femme de grand coeur, qui se rendait compte que c'etait en fait elle qui remplissait le role de mere pour moi et mon frere et deux petites soeurs, et qui m'a laissee avec des souvenirs de sa devotion et courage qui me soutiennent jusqu'aujourd'hui. Mon pere m'a appris sur la photographie, l'histoire, l'archeologie, les arts, et mon oncle Frans, le frere aine de ma mere, m'a appris sur la peinture, le dessin, la poesie, la philosophie. Tous ces souvenirs de ces personnes courageuses, mon pere, ma Nanou, mon oncle, mon coeur d'adolescente qui a quittee son pays a l'age de 19 ans, ont ete soigneusement emballes, suspendu dans le temps et les longues annees de solitude ici aux Etats Unis. En 2017, par la grace du destin, j'ai decouvert le tresor de la nature, de la culture, de son histoire, de son peuple courageux et infatigable, resistant, fier, et accueillant de la Kabylie. Cette grace m'a sauvee la vie a mon ame, mon esprit, mes energies creatives comme poete, comme ecrivaine, de qui son coeur s'asphixiait de solitude, d'invisibilite, d'une voix rendue presque inaudible. La Kabylie a brisee le sortilege, et depuis mes energies creatives sont libres, ont trouvee leur vraie voix, leur coeur, leur raison d'etre, dont mes 10 livres ecrits et publies depuis pour la Kabylie en sont les fiers et heureux temoins. 

           Depuis 2019, la photographie de l'artiste visuel d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie est la source d'inspiration de mes livres, pour sa facon unique de savoir unir dans son art l'esprit kabyle et une intuition qui possede en meme temps un coeur universel, qui sait faire le pont entre les deux, dans ses portraits kabyles, dans ses nature mortes, dans ses paysages, comme dans son lever du soleil "CAP AOKAS" du 11 septembre 2022. Ce paysage attire l'attention pour son ambiance tranquil, son souffle meditatif, parmi les couleurs vibrantes, vives, qui dominent la mer et le ciel. C'est un lever du soleil de silences, de silences qui ecoutent, qui regardent, qui partagent tel un esprit benevolent leur voyage dans le temps, dans le bruit, dans la sagesse, sans jugement, et qui nous laissent calmes, pour etre dans ce moment de profonde reflection, ou le soleil, discret, blanc se repose un moment avant de s'unir dans la lumiere brillante d'un nouveau jour, avec ses espoirs, ses voeux, ses reves, ses defis, ses victoires, ses chagrins, ses joies. Le soleil, qui comme une perle blanche, parait etre en meme temps, un mirroir, qui met a la memoire pour le monde des esprits, le va et vient du monde temporel, et qui se repose pour un moment de contemplation. Le soleil dans ce tableau qui a des resonances profondement meditatives, est protagoniste et sentinelle a la fois, et la photo reussit tres bien dans la sensation de savoir suspendre le temps, juste assez longtemps pour creer une ambiance de mystere, de fascination qui sait evader tel un pas de danse bien choreographiee, les lois physiques. Toute l'ambiance de cette photo souligne pour mon coeur de poete errant si longtemps avant de se trouver sur les rives de la Kabylie, que la Kabylie est une muse sans egale, une mere de benevolences guerisantes, qui accueille, qui ecoute, qui comprend. Je ne sais pas si j'arriverais jamais a laisser ma mefiance quant a l'effet destructif qu'a eu sur ma vie l'absence d'une mere gentille, mais je ressens a fond l'influence reelle qu'a la Kabylie, son coeur, son esprit, comme muse qui m'a liberee de la prison de mes solitudes, de mes chagrins. Elle est la mere de mes poemes, de mes livres, de mes broderie, de mes dessins qui celebrent la richesse culturelle de ses enfants, de son histoire. Ce poeme celebre la beaute guerisante du merveilleux tableau "CAP AOKAS - Lever du Soleil" du photographe kabyle Nacer Amari et la force de la guerison qu'est ma mere spirituelle, ma Kabylie:


Ce que la Kabylie donne 


Ce que le coeur kabyle donne, c'est le courage, il continue sur le chemin ou il ecoute les memoires du Djurdjura et ne se laisse pas distraire par les grimaces du destin et ses moqueries, ses ravages. 

Ce que le coeur kabyle raconte, ce qu'il partage, de sa resistance, de ses victoires, de la nature et ses sagesses, de sa patience, arrive ici chez moi, et m'inspire mes poemes, leurs espoirs, leurs voyages. 

Ce que le coeur kabyle sait quant aux douleurs de l'exile, et ses malheurs, est l'eau sure et calmante qui aide a guerir mes blessures d'une vie dure, etrangere de mes origines, de mes racines. 


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Ce que le coeur kabyle m'apprend c'est que n'importe les poids des chagrins qu'on porte si souvent invisibles et caches fierement derrriere le sourire, 

Ce que le coeur kabyle me partage, c'est son energie pour l'amitie, la tendresse qui unissent la famille humaine, et qui sont les mains sures, chaudes, qui effacent l'anonimite,

Les silences suffoquants de la solitude, ce que le coeur kabyle donne, sa volonte, sa dignite profonde, c'est de voir la lumiere, la joie, la musique, pour la famille, les enfants, les amis, la ou le reste du monde ne voit que le noir et les ombres du vide. 


Trudi Ralston



 

         

           

Saturday, September 10, 2022

Les Voyageurs Intrepides: Le Portrait "SMAIL" de Nacer Amari et sa Verite Importante - dans la serie "L'Esprit Itinerant"

         Le 9 juin 2022, j'ai ecrit un article et un poeme "Entre les Plis de la Memoire, la Verite se Balance", qui celebre un portrait en noir et blanc, "SMAIL" du photographe d'Aokas Nacer Amari de Tassi Photographie. Les portraits de Nacer Amari ont une qualite decisive de narration, auquel je dedique le premier de mes quatres livres en ce moment qui sont une appreciation du talent du photographe berbere, "Sonates Berberes: La Photographie de Narration et Autonomie Inclusive de Nacer Amari", publie en octobre 2020. Ce second portrait de Smail, du 5 septembre 2022, est un tres beau temoignage de cette philosophie artistique auquel adhere le photographe avec confiance et conviction. Le portrait en noir et blanc, est un tableau dynamique qui montre a Smail qui transporte un grand sac lourd sur le dos, qu'il sort d'une camionnette, lors de son travail dans un magasin d'habillement, et qui montre dans l'expression de concentration sur son visage, l'effort physique de ses mouvements. Ce qui est interessant de ce portrait, ce moment narratif, c'est cet equilibre parfait que sait evoquer le photographe entre le mouvement du protagoniste, qui avance vers nous, et l'introspection visible de l'effort que montre l'expression dans les lignes du visage de Smail, dans les sourcils, les rides du front, dans la tension dans les lignes de la bouche, les yeux, qui sont precis, et comme a un rythme ralenti, pour qu'on apprecie completement, dans sa totalite, ce moment dans la journee du protagoniste. Ce moment qui nous permet nous approcher avec interet et respect, et qui a une qualite esthetique autant franche qu'intime, qui celebre ainsi un des traits les plus importants de la photographie: partager des moments qui invitent au spectateur de se mettre dans la peau, dans la vie interieure et exterieure de ses protagonistes, et qui permettent ainsi a la photographie cette capacite profonde d'etre une fenetre multi - facette dans la vie humaine: une vue dans la complexite qu'est etre une personne sur cette plaine terrestre. Ce portrait subtil de la part de Nacer Amari se concentre sur une idee tres importante qui souvent est minimalisee dans l'energie frenetique du monde post moderne et ses distractions calculees: que ce sont les travailleurs qui maintiennent l'equilibre de notre monde, et ceci depuis la nuit des temps. 

           Cet article va celebrer cette verite, et celebrer aussi le courage de tants de personnes qui affrontent les defis enormes de naviguer la vie face a des limitations physiques et mentales, et les immenses quantites de courage qu'exigent ces problemes, vu l'hesitation de la societe, dans le passe et le present, de donner le respect et la charite auxquels chaque etre humain a droit, a travers une perspective que donnent des examples concrets comme l'example fier et digne que donne "SMAIL". Il y a une etude anthropologique qui est apparu en 2016, et qui illumine un point interessant quant a l'importance de mineurs anciens dans une mine de turquoise des pharaons egyptiens, il y a 3500 ans qui on croit etre responsable pour une revolution linguistique qui serait la transition du style d'ecriture a base de formes cunei, et de hieroglyphes, qui serait la transition vers des langues ecrites a base d'alphabets. L'evidence la plus recente de ce qu'on croit etre le premier alphabet du monde, trouvee dans des inscriptions pres de cette mine de turquoise dans le desert Sinai en Egypte, y laissee par un groupe de mineurs migrants de Canaan. La mine etait proche a un temple qui etait couvert d'hieroglyphes, et les mineurs du Canaan y ont ajoutee leur noms et le nom d'une deesse de Canaan. Les inscriptions sont vu par les archeologues et anthropologues comme etre Proto - Sinai, et chercheaient a simplifier les hieroglyphes egyptiens complexes dans un systeme d'ecriture composee d'une douzaine de lettres. L'egyptologue Orly Goldwasser pense que, contraire a l'opinion de ses collegues, qui pensent que ce pas revolutionnaire linguistique pour l'ecriture fut accomplis par des redacteurs, des ecriteurs de loi, que cette transition monumentale fut accompli par ce groupe de mineurs astucieux, qui observaient les hieroglyphes et loin de leur pays, voulaient ajouter leurs noms et prieres pour leur deesse de Canaan. Orly Goldwasser, qui avait visitee comme etudiante universitaire le site a Serabit el- Khadem ou en 1905 etaient decouvert les inscriptions du premier alphabet, de qui tous les suivants alphabets allaient suivre, est sure que cette transition fut inventee par ces mineurs, qui observaient l'hieroglyphe pour une tete de boeuf, qui est un cercle avec deux lignes qui le traversent et de qui le son est "aluf", qui deviendrait la lettre "A" quand les mineurs de Canaan renversaient l'hieroglyphe et le rendaient un aluf avec les cornes vers le bas, ce qui devenait apres l'alpha grec, et finalement le "A" et "a" en latin, qui fut la base de l'aphabet d'un tas de langues depuis, et dont est en evidence par example la langue anglaise, qui continue a utiliser cet alphabet, contraire a des langues comme le chinois, empechee par l'immensite que serait faire la transition de la langue pictogramme de milliers de symboles et sons, dans un alphabet de juste une douzaine de lettres, et vu aussi l'immensite des changements radicaux en Chine qui sous la direction de Mao Zedong allait d'une population de 550 millions de personnes a une population de 900 millions de personnes. C'est un defi qu'a pensee traverser le leader de la revolution chinoise communiste de 1949, le president Mao Zedong ( 1893 - 1976), mais qui fut abandonnee pour les enormes obstacles linguistiques et pratiques d'un tel immense projet, vu du fait que la Chine a des douzaines de differents langues, et par le fait aussi, que Stalin pensait que la Chine serait mieux servie en gardant la tradition ancienne de ses langues pictogrammes. L'idee de la transition vers une langue chinoise d'alphabet est une discussion qui remonte des siecles deja, long avant la revolution communiste qui a mis fin a la Chine imperiale. La theorie de l'egyptologue Orly Goldwasser devient ainsi bien unique, pour le fait que cette savante est convaincue que le groupe de mineurs travailleurs migrants de Cannaan est responsable pour le pas revolutionnair dans l'histoire des langues humaines. Sa theorie est depuis parmi les theories qui en restent douteux, donc, apparemment, sa conviction que se sont les mineurs genies qui sont les inventeurs du premier alphabet a ses admirateurs et enthousiastes aujourd'hui dans la communaute d'archeologues et anthropologues, ce qui me parait formidable. 

          Le portrait "SMAIL" du 5 septembre 2022, nous invite ainsi sur un grand tour du monde, de la Kabylie contemporaine a l'Egypte ancien, au Cannaan ancien, a l'histoire aussi de la Chine, et a aussi su stimuler cet interet specifique dans un des grands astrophysiciens de la seconde moitie du XXeme et debut du XXIeme siecle, Stephen Hawking (1942 - 2018), professeur et directeur de recherche au Centre pour la Cosmologie Theorique a l'Universite de Cambridge en Angleterre. A l'age de 21 ans, il recoit la nouvelle qu'il souffre de la sclerose laterale amyotrophique, connu aussi sous le nom de ALS, ou la maladie de Lou Gehring, et qui est une maladie progressive du systeme nerveux, qui affecte les cellules nerveuses dans le cerveau et la moelle epiniere. L'ALS cause la perte progressive du controle musculaire necessaire pour le mouvement, pour la langue, pour la respiration et la nourriture. Cette maladie fatale n'a pas de remede. Pour la plus grande partie, ce genie du monde astrophysique au renommee mondiale, etait dans une chaisse roulante, et avait besoin de l'intermediaire d'un interprete et clavier pour pouvoir communiquer ses pensees et theories importantes sur l'univers et ses phenomenes, sur le monde des astres, les trous noirs, les planetes. Malgre ces limitations graves, il etait marie pour 30 ans, et a trois enfants qui lui survivent, deux fils et une fille, et etait optimiste et actif comme professeur et rechercheur toute sa vie. Donc, le portrait "SMAIL" a ete une inspiration de voir de plus pres l'importance continue a travers l'histoire que sont les travailleurs du monde, comme Smail, qui travaille avec diligence et dignite, malgre des defis mentaux, un triomphe quotidien aussi heroique que celui d'un astrophysicien de renommee comme Stephen Hawking, qui ne fut pas prisonnier d'un defi mental, mais de defis physiques considerables. "SMAIL" dans ce second portrait emouvant de la part du photographe berbere Nacer Amari est comme est si souvent le cas avec ses portraits narratifs illuminants, nous rappelle l'importance si cruciale pour un monde inclusif, comme est l'esprit de ce portrait, de voir a chaque etre humain comme possedant la capacite integrale, complete, entiere, de contribuer a la vie communale n'importe les defis qui a la surface paraissent etre trop difficiles. Le difficile devient sans pertinence quand on pense avec le coeur autant qu'avec le cerveau de donner a chaque personne, n'importe ses defis physiques ou mentaux, ou les deux en fait, la chance a une vie de dignite, d'inclusion, d'espoir. Ce portrait sobre, "SMAIL", cet homme courageux kabyle, hero digne de ce tableau dynamique, plein de coeur et de courage, en est une louable affirmation. 

Trudi Ralston 

La recherche sur les mineurs de Canaan et leur importance historique et linguistique, sur les defis physiques de l'astrophysicien anglais Stephen Hawking, et sur Mao Zedong et les defis des langues chinoises, courtoisie de Wikipedia.  

               

Thursday, September 1, 2022

Le Noir de la Cible: Le Message d'Espoir dans le portrait "LHoucine" de Nacer Amari - dans la serie "L'Esprit Itinerant"

              La photographie est un art visuel qui tel un evantail est capable de montrer beaucoup d'angles de l'experience humaine, et la portraiture en est une expression tres valable, autant du point de vue artistique, que sociale - econonomique, intellectuelle et ideologique. Depuis sa naissance officielle au XIXeme siecle, et sa popularisation a partir du milieu du XXeme siecle, ou les cameras devenaient accessibles au grand public, et l'acceleration technique vers la fin du XXeme et le debut du XXIeme siecles, avec l'arrivee de l'ere numerique qui permet la distribution de photos a une vitesse avant inimaginable, la photographie reste l'emissaire de la condition humaine, ses defis, ses triomphes, ses beautes, ses agonies. La portraiture dans la photographie est en meme temps prima donna d'artistes avant garde qui capturent les idees artistiques et intellectuelles les plus recentes, dans le monde de la peinture, la danse, le theatre, la musique, l'architecture, autant que la rebelle qui documente les mouvements sociales politiques qui sont au centre des dilemmes de notre monde post moderne, qui vacile entre courage et desespoir, entre heroisme et nihilisme, entre inclusion et racisme, entre communaute et avarice, face aux problemes immenses qu'affronte notre planete. Comment addresser l'immensite de violence croissante, de guerres civiles qui paraissent dominer en degre alarmante trop de pays, le chaos economique de l'inegalite entre les riches et les pauvres, qui ajoutent chaque jour de plus en plus de personnes quie se trouvent sans abri, comme ici aux Etas Unis. Un portrait en noir et blanc de la part du photographe berbere d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, son portrait "LHoucine" du 27 aout 2022, va etre au centre, va etre le noir de la cible, dans cet article pour la determination dans le regard de son protagoniste, ce portrait qui montre un homme qui inspire du respect, qui revele une vision bien definie et ample en comprehension de la realite du monde contemporain et ses ombres et dangers. Le contexte du photographe quant a ce portrait avec ses nuances ou les couleurs du noir et blanc telle une aquarelle savent inclure les subtilites du gris, illuminent son protagoniste au regard intense, lointain, qui parait nous inviter a son monde et ses convictions, son energie d'un stoicisme actif, precis: "Enfaite, LHoucine est l'autre frere de ma mere, autrement dit c'est le frere de Aziz. Oncle Lhoucine est l'aine de ses trois freres dont le troisieme a le meme prenom que moi, mais malheureusement a eut un accident de travail lors d'une intervention comme pompier professionnel. Il est decede sur le lieu. L'oncle Lhoucine, le sage, j'aime en lui son regard calme mais decisif, genereux mais strict. Ses yeux nous racontent tout." Cette observation astucieuse confirme qu'il s'agit d'un protagoniste serieux dans ce portrait, d'une personne qui a la sagesse centree, c'est le portrait d'une personne qui possede un sens d'authorite. C'est un portrait qui invite un interet dans les portraits de leaders d'importants mouvements populaires, comme le mouvement des annees 1960 pour les droits civiles des citoyens noirs aux Etas Unis, qui n'avaient ni le droit de la vote, de l'education, du logement non - segregee, de salaires vivables et des conditions de travail humaines. Les photo portraits du leader de ce mouvement des annees de 1955 jusqu'a sa mort, Dr. Martin Luther King Jr., (1929 - 1968), montrent une personne qui avait un regard ou dominait une vision claire, un courage de grande determination, qui n'avait peur de rien, et qui se rendait compte que ce serait improbable qu'il allait celebrer son 40eme anniversaire, ce qui en fait fut prophetique, car il fut victime d'un assassinat a l'age de 39 ans. Sa philosophie de la resistance non - violente, pacifique, lui fut inspiree par le leader du mouvement pour l'independance de la colonisation brutale anglaise de son pays de l'Inde, qu'il a su obtenir en 1947, l'avocat Mahatma Gandhi (1869 - 1948), qui fut lui aussi victime de l'assassinat en 1948. Quelque chose dans le regard du portrait "LHoucine" rappelle beaucoup a la force du regard, sa determination, sa conviction, des portraits en noir et blanc de Mahatma Gandhi, qui, comme "LHoucine" savait communiquer ce regard imposant, d'une force interieure inalterable, meme a travers l'obstacle visuel de lunettes. La culture berbere de la Kabylie a une longue histoire de devoir faire face a l'oppression, et a des milliers d'annees d'experience avec l'experience quant a la resistance contre les defis socio - culturels et politiques - intellectuels. Les cultures berberes de l'Afrique du Nord sont parmi les cultures les plus anciennes de cette terre, et la culture et le peuple de la Kabylie, a su maintenir son identite linguistique, mythologique, culturelle, a travers une conviction, courage et resistance legendaires, qui ont su assurer ultimement la victoire sur la brutalite et genocide systematique et calculee de la colonisation francaise de 1830 a 1962, et le Musee Congres de la Soummam a Ifri - Ouzellaguen, construit au site meme du Congres historique de la Soummam du 13 aout au 20 aout 1956, que j'ai eue la grande chance de visiter en septembre 2019 pendant mon premier sejour en Kabylie, confirme cette lutte heroique dans les salles qui document dans des photos historiques la Guerre de l'Independance et ses hommes et femmes qui etaient prets de sacrifier leur vie pour l'amour de la liberte.

               La photographie surtout dans la portraiture, de portraits individuels, ou en groupe, occupe une place de grande importance, une importance qui se montre contenir beaucoup de poids intelllectuel et concret, pour l'immediat de cet art, qui sait partager ses messages avec la vitesse de la lumiere, que ses cameras savent capturer. Elle est dans ce sens, la lumiere dans les tenebres du monde et insiste de les illuminer, de les rendre visible. Il est difficile d'oublier les photos des crimes contre l'humanite qu'ont laisee pour l'histoire la photographie en temoignage de la Seconde Guerre Mondiale, de la Guerre de l'Independance de l'Algerie, des guerres civiles violentes en Europe de l'Est des annees 1990, de la guerre en Syrie, en Yemen, en Ukraine, grace aux hommes et femmes courageux intrepides photojournalistes qui avec passion et conviction assuraient que la realite etait connue quant a l'incroyable cruaute humaine quand elle perd de vue le respect pour l'integrite sacrale auquel devraient avoir le droit tout citoyen, toute citoyenne, tous les enfants de cette terre, n'importe les differences ideologiques et leurs obsessions, qui menent aux guerres qui hantent l'humanite depuis des milliers d'annees. Le monde en ce moment parait entre dans les paroxysmes d'un chaos mondiale croissant visible, et l'espoir n'a jamais ete plus important, pour combattre avec energie et courage, et vision claire et sure, les defis considerables qu'affronte la planete et l'humanite. Les portraits de leaders qui chercheaient a communiquer l'importance d'une vision unifiante, datent des civilisations importantes de l'Antiquite, les civilisations de l'ancien Egypte, de la Mesopotamie, de la Numidie, ou des portraits en sculpture, en peinture, etaient des indices du pouvoir, comme la statue en granit de la reine pharaon Hathsepsut du Nouveau Royaume, de ca. 1479 - 1455 B.C. L'authorite et sa presence peut ainsi etre dans la portraiture une evidence du bien, ou de son contraire, et toutes les nuances entre les deux, comme le monde a tendance d'etre dans les realites complexes et contradictoires de l'histoire. Dans les meilleures des circonstances, c'est une vision claire, unifiante et puissante, nee d'un charisme naturel qui rassure, avec coeur et charite, qui opere avec des bonnes intentions. C'est peut - etre cette grace des personnes qui sont libres, vraiement libres, qui vont donner a l'humanite une autre chance de sauver la planete de l'abime. Dans ce sens, le portrait "LHoucine" du photographe Nacer Amari  permet un moment de repos, d'espoir, a travers le regard sur et calme de son protagoniste, un moment de visualiser le bien, et ses possibilites.  

Trudi Ralston

La recherche sur l'importance historique de la portraiture dans la photographie, comme dans les mouvements populaires, courtoisie de Wikipedia.      

Saturday, August 27, 2022

La Clef dans les Nuages: These pour le livre "L'Esprit Itinerant" dedicacee a la Photographie de Nacer Amari

            Parfois, cela prend une vie entiere pour comprendre les symboles, les ombres et lumieres qui definent notre essence, notre coeur, notre esprit. L'ete ici au Pacifique Nord - ouest des Etats Unis commence a devenir moins intense, et le matin il y a deja dans l'air et ses brises, ce parfum melancholique qui annonce la saison suivante de l'automne. J'aime beaucoup les silences du matin au jardin, ces moments tranquils, ou la nature raconte ses histoires, dans une langue interne, que l'etre humain qui a l'habitude de la solitude et ses defis et mirages, arrive a entendre, a aimer. Ce matin, j'ai compris avec la certitude et affirmation d'un poids de plomb, que j'ai l'habitude de la solitude depuis mon enfance, et que la nature est pour moi une compagne depuis longtemps, elle me parle, et je lui ecoute, et dans ces invisibles echanges, pas mal de peines ne jamais dites devenaient supportables, et c'est dans les echos de ses silences, que j'ai entendue les premiers rythmes et melodies de poemes, essayant de se liberer, de s'exprimer dans mes premiers petits cahiers comme jeune adolescente entouree d'adultes eduques et intelligents, mais qui pour la plupart etaient trop distraits par les ambitions et une vie sociale turbulente pour voir ma faim d'appartenance, de desir pour une chance d'etre entendue, d'etre inclus. Mon pere, mon oncle peintre Frans De Cauter, et ma Nanou en etaient des exceptions, et parfois ma grand - mere paternelle et sa fille, ma tante Lieve, si j'avais la chance de passer une semaine chez elles a Oostende. Le silence, j'en etais inondee, et sa presence m'a formee une volonte et resistance de fer, de ne jamais abandonner mes reves, n'importe la difficulte. Je me rends compte que la Kabylie est la force par sa culture, son peuple resistant, qui m'a permis de continuer a frapper le mur si solide de ma solitude intellectuelle et artistique, et qui est devenu la fenetre ouverte, qui m'a liberee mes poemes, mes livres, mon art, et en meme temps, son coeur et son esprit. Mes 10 livres ecrits depuis 2017, dont le plus recent date de mai 2022, "L'Esprit Vagabond: A la Recherche de l'Identite Creative avec Nacer Amari", celebrent cette joie, cette fierte, et victoire sur le destin. Le livre suivant sur lequel je travaille en ce moment, dont existent deja 26 articles et poemes, a comme titre "L'Esprit Itinerant" et continue l'exploration de l'importance de la photographie de Nacer Amari, surtout l'influence de ses portraits du photographe kabyle de Aokas. Cet article en est la these de ce livre futur deja en pleine exploration. 

           Mon pere etait un photographe amateur enthousiaste, qui documentait ses voyages en Europe, et aux Etats Unis avec sincerite et dedication. Son grand interet etaient les montagnes en Autriche, et la culture amerindienne des Etats Unis. Pour plusieurs annees, lui et ma mere ont vecus pres de Prescott dans l'etat du Sud - ouest des Etats Unis, Arizona, tres pres des cultures amerindiennes Navajo et Hopi, et j'ai ainsi eue la chance de visiter plusieurs sites importantes de ces deux cultures. Il avait une belle collection de bijoux en argent Navajo et Hopi, et aussi plusieurs peintures et tapis faites par leurs artistes amerindiens contemporains. Le silence est un element integrale dans la sagesse amerindienne, nee a travers un respect profond pour la nature et ses lois, pour les ancetres, et j'y vois cette meme sagesse dans la culture berbere, dans la culture kabyle qui m'a ouvert le coeur, m'a sauvee la voix de poete. La photographie de Nacer Amari sait, registrer les nuances des melodies de mes inspirations poetiques, de mes visions artistiques, parce que le photographe possede un esprit ou regne une paix interne profonde, une vision qui sait unir la sagesse ancienne berbere d'accueil et charite culturelle et affective, avec un esprit universel, qui sait embrasser la complexite du monde postmoderne, a travers ses portraits kabyles, qui sont une celebration, une documentation de la presence continue, resistante de la culture kabyle de l'Algerie. La portraiture est un monde de silences, ou le photographe apprend a naviguer avec discretion et courage, le monde de la communication entre lui et ses protagonistes, et le monde invisible, de silences, qui vivent dans la personne ou personnes de qui il prend leur portrait. C'est en fait extraordinaire, quand un peintre, un photographe, fait un portait d'un autre etre humain. Si la personne ne lui est pas connue, c'est un defi, et si la personne lui est connue, comme voisin, ami, collegue, membre de famille, adulte, ou enfant, jeune, ou agee, alors le defi vient de trouver ce trait de la personne qui la rend unique, interessante, car chaque personne a une histoire, un mystere, parfois un secret, une joie, un chagrin, que le photographe a travers sa camera sait reveler, mais de facon que cela ne met pas au nue a la personne, mais qui en fait lui ajoute une autre couche de beaute, de fierte, de dignite, d'interet. Les portraits de Nacer Amari fascinent, parce qu'ils racontent une histoire, sans etre intrusif, comme est parfois le style de photographes post modernes, qui cherchent a provoquer, et ainsi enlevent cette couche sacrale qu'est le silence introspectif qu'utilise la photographie, la peinture en portrait quand son message n'oublie pas que l'art le plus sincer est en meme temps l'art qui est toujours authentique, mais qui ne trahit jamais son protagoniste. Que ce soit au nom du surrealisme, de l'expressionnisme, du classicisme, du romanticisme, du realisme, de l'impressionnsime, les grands peintres et photographes de la portraiture, de Leonardo da Vinci a Vincent van Gogh, de Oskar Kakochka a Pablo Picasso, et les photographes contemporains comme Robert Frank, Bertien van Maren, Molly Judd, Colleen Barry, Amaya Gurpide, montrent dans leur art toujours un respect profond pour l'agonie, l'espoir, la fierte, la joie, la dignite, de la personne qui devient le sujet de leurs portraits. Ce respect est au centre des portraits de Nacer Amari, et c'est ce respect qui resonne avec la sagesse du silence, qui vit avec beacucoup de conviction dans sa photographie, et qui resonne tres fort dans sa facon d'influencer avec discretion, avec charite, l'energie de mes livres, de mon art, de mes poemes qui doivent leur coeur et esprit libres, fiers, a la culture kabyle de l'Algerie. Ma vie est inondee de silences, comme enfant, comme adolescente, comme adulte en exile culturel et intellectuel, comme poete, comme femme. Mes livres, et leurs articles et poemes, mes broderies inspiree par la Kabylie et sa nature, mes portaits en crayon, en encre, sont depuis 2017 un chant de liberation, un chant de reconnaissance, pour la Kabylie, qui m'apprend surtout a travers la portraiture de Nacer Amari, de naviguer ce monde de silences tetus qui m'entoure depuis toute ma vie, et d'y entendre ma voix, qui pour la premiere fois dans ma vie difficile, a recu, et recoit la chance de dire "Je suis la, j'ai souffert des solitudes inimaginables, mais je n'ai jamais abandonee l'espoir, je n'ai jmais abandonnee la volonte de briser ce mur, et un jour de grace, a travers le trou fait dans ce mur immense, j'ai vu, j'ai entendue, m'appeler le coeur resistant de la Kabylie et son peuple courageux, infatigable, eternel, et j'ai commencee a vivre, finalement, comme poete libre, digne, avec joie, avec espoir." La photographie que mon pere m'a appris a aimer, m'a menee a la culture qui allait etre la plus belle histoire de ma vie, de recevoir dans ma vie, une chance de briser les silences tueurs, et de les transformer dans des mots ou le silence est une resonance de victoire, sur des circonstances que l'esprit berbere a su enlever leur sortilege impitoyable. La Kabylie, sa nature, sa culture, etait le clef dans les nuages, que la photographie m'a permis de recevoir, pour comprendre que la sagesse du silence, telle qu'elle se manifeste dans la portraiture de Nacer Amari, est la sagesse de defis survecus. Le livre futur "L'Esprit Itinerant: Le Clef dans les Nuages" est une exploration de cette grace, de cette chance, de cette perspective unique, guerisante, cathartique, que je recois et je celebre comme poete et artiste flamande - americaine qui a voyagee tant, pour trouver dans l'automne de ma vie et mes voyages, la paix et la dignite, la liberte, l'espoir, la joie, la voix, l'appartenance culturelle et intellectuelle, a travers l'inspiration que me donne le coeur et l'esprit de la Kabylie.  


Trudi Ralston                

Sunday, August 21, 2022

La Couleur du Silence: Le Portrait "Aziz et le grand Sourire" de Nacer Amari - dans la serie "L'Esprit Itinerant"

              Le 12 aout 2022, le photographe berbere d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, partage un portrait qui attire l'attention pour etre presqu'en unicouleur, en blanc, ce qui donne au portrait l'impression d'un dessin en crayon ou encre leger. Les mots du photographe autour du contexte de ce portrait sont essentiels quant a la these de cet article: "Le portrait "AZIZ", c'est le frere de maman. J'aime en lui le calme, la sagesse et la sincerite. L'oncle Aziz est un solitaire, le cafe et la cigarette sont ses compagnons, il parle peu et ecoute beaucoup." La couleur blanche du portrait cree une atmosphere de calme, de serenite, d'introspection. Il y a un certain enigme dans le sourire, ou on y entend meme une melodie de mystere, quand a la condition humaine, qui cherche cet equilibre precaire entre solitude et compagnie. Je pensais a la melodie et son titre, de la chanson " A Whiter Shade of Pale", ce qui se traduit comme " Une Nuance plus Blanche de Pale", de 1967 du groupe anglais "Procol Harum", de qui le nom du groupe est latin pour " Au - dela de ces Choses", et qui est consideree une des chansons les plus enigmatiques des annees 1960 et de la musique du rock. Le portrait "Aziz et le grand Sourire" evoque avec le blanc dominant du portrait, l'irresistible sensation que le blanc est la couleur du silence, un silence choisi, conscient, un peu comme un silence radio, qui decide d'eliminer la connection, d'aller vers cette espace opaque, ce monde des mysteres, qu'est le silence, ancien, irresolu, et en fin de compte, incomprehensible, impenetrable, et dans ce sens, aussi une oasis, un refuge. Le poete americain Howard Nemerov ( 1920 - 1991), qui a recu le Prix Pulitzer pour ses collections de poemes a dit: "La vision creative commence avec une fracture dans la facade lisse du monde." La photographie, et surtout dans la portraiture, permet au spectateur de voir cette fracture que montre le photographe et ses sensibilites a travers les perspectives de sa camera, et Nacer Amari possede un don naturel pour capturer avec patience et discretion, le monde interieur des protagonistes de ses portraits. Ce portrait presque unicouleur de son oncle Aziz au sourire reflexif, presqu'outre monde, fait penser aux portraits de la peintre contemporaine d'Irlande, Molly Judd (1991), qui fut instruit par le peintre contemporain norvegien, Odd Nerdrum (1944), vu comme un des peintres du classicisme moderne le plus celebre. Molly Judd vit et travaille en Colombie, apres avoir etudiee l'art de la peinture classique en Italie, a Florence, et aux portraits aussi de l'artiste contemporaine americaine de New York, Colleen Barry (1981), de qui leur realisme et classicisme ont des touches hantants, d'une presque malaise entre appartenance et solitude. Le portrait "Aziz et le grand Sourire" rappelle aussi aux portraits de la peintre espagnole contemporaine de Barcelone, Amaya Gurpide, qui vit et travaille a New York depuis 1999, ses portraits comme "Reverie" et surtout au portrait de Molly Judd, "Au Jardin" ou le blanc dominant du portrait d'une jeune femme au regard distant et reveur, au soupcon tres subtil d'un sourire presque clandestin, evoque ce meme sens de cet equilibre fragile, friable, entre solitude et inclusion. Le monde post moderne en est peut - etre la cause, de cette lutte souvent invisible auquel fait face l'etre humain, enfant, homme, femme, pour trouver son centre, son aise dans une societe globale qui s'occupe sans cesse de fracturer l'identite, la communaute, le sens d'appartenance, ce qui m'a inspiree ce poeme, qui celebre le talent que montre le photographe berbere Nacer Amari dans son portrait delicat, unique en esprit et en coeur, en vision artistique, "Aziz et le grand Sourire": 


Peut - Etre

Peut - etre, je ne dis rien, parce que pour moi, c'est le silence qui m'indique le chemin. 

Peut - etre, ce n'est pas le destin de tous de construire des conversations, je crois que mon role c'est d'observer, d'ecouter, un peu comme on fait pendant une soiree de theatre. 

Peut - etre, je suis bien, ma voix est contente de voir, d'apprendre ainsi ce qui occupe le monde. Ce n'est pas parce que je parle peu, que je n'apprecis pas entendre ce qu'on me partage. 

                                            * * * * * * * * * * * * * * * * * * 


Je prefere la couleur du silence, comme homme berbere entoure de montagnes, qui elles aussi preferent le blanc muet du silence, ainsi que le soleil, la lune et les nuages. 

Peut - etre, je suis silent, pour pouvoir entendre plus clairement ce que les esprits racontent, sur la condition du monde. 

Et peut - etre, je prefere ne pas dire, ce que j'apercois de pres, de loin, et je garde ma vision et son avertissement, son cri dans le blanc solemne que tu vois en evidence dans mon portrait reflechi. 


Trudi Ralston

La recherche sur les portraits en unicouleur, surtout le blanc, et sur les peintres de portraits contemporaines, Colleen Barry, Amaya Gurpide et Molly Judd, courtoisie de Wikipedia. 

Wednesday, August 17, 2022

Chanson d'Amour: "Kabylie" - dans la serie "La Flute et l'Echo/ The Flute and the Echo"

             Ce poeme m'est venu comme une chanson, quand j'etais dehors au jardin, pensant a la Kabylie, en voyant les nuages blancs qui revaient comme en sieste, dans un ciel bleu clair, essayant de se recuperer un peu de la chaleur intense de cette ete. "La Flute et l'Echo" est une serie de poemes et articles, que je dedique a la Kabylie et son peuple irrepressible, acueillant, resistant et genereux. Elle est ma Flute d'inspiration, d'encouragement, et j'en suis l'Echo, qui celebre en francais, la Flute, et en anglais, son Echo, ce magnifique et unique lien dans mes poemes, mes articles, mon art et mes livres. J'appelle la chanson - poeme "Chanson d'Amour" parce que amour est ce que ce que mon coeur ressent quand je pense a la Kabylie:

               This poem came to me as a song, when I was outside in the garden, thinking about Kabylie, watching the white clouds that were dreaming, like during a siesta, under a clear blue sky, trying to recover somewhat from the intense summer heat. "The Flute and the Echo" is a series of poems and articles, that I dedicate to Kabylie and its irrepressible, welcoming, strong and generous people. She is my Flute of inspiration, of encouragement, and I am her Echo, that celebrates in French, the Flute, and in English, its Echo, this magnificent and unique bond in my poems, articles, my art and my books. I call the song - poem " A Love Song " because love is what my heart feels when I think of Kabylie:


                  Chanson d'Amour: "Kabylie"


Je t'aime, ma Kabylie, toi qui m'a sauvee de l'oubli, toi qui me berces les chagrins la nuit. 

Je t'aime, ma Kabylie, tu es mon sourire n'importe le poids du destin et ses defis. 

Je te vois chaque matin au jardin, dans le ciel bleu, ses nuages, leur jeu et artistiques dessins, qui me rappellent tes villages, tes montagnes, qui m'ont appris l'histoire de leurs familles et leurs chemins. 

                                                        

                                                        * * * * * * * * * * * * * * * * * * * 


Je t'aime, ma Kabylie, toi qui m'a gueri mes solitudes, toi qui est le chant dans mon coeur.

Je t'aime, ma Kabylie, toi qui laves mes larmes dans les eaux de ta sagesse, de ton accueil.

Tu es toujours avec moi, tu chasses le vide, le neant, ce monstre avare qui chercheait a m'enlever mes reves, qui se moquait de mes poemes, me volait sans cesse tous mes efforts, blessait mon courage. 


                                                          * * * * * * * * * * * * * * * * * * * 


                                

Je t'aime, ma Kabylie, dans tes bras, je suis libre, tu es soleil, tu es lune, comme toi, il n'y a aucune, rebelle belle et fiere et resistante, qui m'a donnee a mon coeur, a mes poemes, une seconde chance a l'amour, a la vie. 

Le jour ou il me faut quitter la terre, je le ferai sans rancune, sans regret, parce que te connaitre, comme poete, comme amie, efface toutes les peines, me rend sure, joyeuse, tranquille, dans la conviction et la paix exquises, que parce que tu existes, mes poemes et leurs reves et ton ame eternelle, se rencontreront, la, pour danser, faire la fete, dans le monde des esprits. 


                                                            * * * * * * * * * * * * * * * * * * * 


Je t'aime, ma Kabylie, toi, qui m'a sauvee de l'oubli, toi, qui me berces les chagrins la nuit. 

Je t'aime, ma Kabylie, tu es mon sourire, n'importe le poids du destin et ses defis. 


 

                  Love Song: "Kabylie"


I love you, my Kabylie, you who saved me from oblivion, you, who cradles my sorrows at night. 

I love you, my Kabylie, you are my smile, no matter destiny and its challenges. 

I see you each morning in the garden, in the blue sky, its clouds, their play and artistic designs, that remind me of your villages, your mountains, that taught me about the history of their families, their paths.


                                                            * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


I love you, my Kabylie, you who healed my loneliness, you who are the song in my heart.

I love you, my Kabylie, you who wash my tears in the waters of your wisdom, of your welcome. 


You are always with me, you chase the emptiness, the void, that avaricious monster that looked to take away my dreams, that mocked my poems, that stole without pause all my efforts, wounded my courage.


                                                            * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


I love you, my Kabylie, in your arms, I am free, you are sun and you are moon, like you there is no other, rebel, beautiful and proud, and strong, who have given to my heart to my poems, a second chance at love, at life. 

The day when I have to leave this earth, I will do so without rancor, without regret, because knowing you, as a poet, as a friend, erases all pain, makes me confident, joyous, calm, in the exquisite conviction and peace, that because you exist, my poems and their dreams, and your eternal soul, will meet, there, to dance, to celebrate, in the spirit world. 

                                                             * * * * * * * * * * * * * * * * * * * 

I love you, my Kabylie, you, who saved me from oblivion, you, who cradles my sorrows at night. 

I love you, my Kabylie, you are my smile, no matter the weight of destiny and its challenges.  


Trudi Ralston