Sunday, May 24, 2026

Une Confiance Eclairante: L'Ampleur Energique dans "Michel, Le Voyageur" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

             Le monde des arts est un superbe contrepoids pour tous les troubles qui suivent comme un metronome et son rythme vite agacant, le theatre du monde et ses obsessions. Les arts visuels comme l'art de la photographie, nous invitent dans l'espace silente et pourtant si disant, des images avec lesquelles elle documente le va et vient souvent chaotique des etres humains, duquel l'artiste et l'esprit libre essaient de se maintenir independants. Un portrait en noir et blanc du 20 mai 2026, "Michel, Le Voyageur" du photographe Nacer Amari de Tassi Photographie, illustre cette force de la vision creative. Ce portrait de son ami kabyle en visite des Etats Unis, a cette merveilleuse energie, qui permet le spectateur de se promener dans les lumieres rassurantes qui donnent entree a l'univers des arts. Ce portrait et l'aura de confiance que rayonne son protagoniste, est une affirmation de la capacite du photographe artiste d'Aokas, conscient de la sensibilite synesthetique et ses revelations: voyant ce portrait, immediatement, son energie me rappelle aux portraits du musicien - chanteur americain, Stevie Wonder (1950), un des musiciens les plus importants du XXeme siecle, dans les genres de rhythm & blues, pop, soul, gospel, funk et jazz. Il est fameux pour ses compositions musicales complexes, et ses messages socialement conscients, connu deja comme enfant, aveugle depuis tres jeune, qui comme adolescent atteint une presence notable dans le monde de la musique du Motown. Connu aussi pour sa voix aigue et son harmonica energique, je me rappelle etre eblouie par son album de 1972, "Talking Book", avec des chansons qui restent avant - garde en composition et theme, 50 ans plus tard, comme "Very Superstituous", qui met en question accepter les dogmes et traditions, quand ceux causent la souffrance, le paralyse social et intellectuel. Ces jours, Stevie Wonder vit en Ghana, le pays qui etait le premier pays en Afrique de se liberer de ses oppresseurs colons britanniques en 1960. Sa musique rayonne la joie, la determination avec une energie positive, transformative, qui embrasse la charite, le courage, la dignite, qui refuse de se laisser controler par le negatif, le defi dans toutes ses formes. Je sens fort cette determination dans l'energie sure du protagoniste "Michel, Le Voyageur" du photographe Nacer Amari. Une seconde impression que me laisse ce portrait d'esthetique expressionniste vibrant, est qu'il me permet re - visiter mes memoires d'un peintre flamand, expressionniste en fait, que j'ai vu souvent a la maison et aussi chez lui, a son studio avec mes parents: Raoul Van den Heede (1924 - 1999). Je n'ai appris que recemment l'histoire complete et extra- ordinaire de sa vie de cet artiste, que je me rappelle de mon enfance et adolescence comme l'ami de mon pere, et l'amant bohemien de ma tante Agnes, la soeur ainee de ma mere, avec qui il a vecu pour plusieurs annees. Il avait une predilection pour le whiskey, et avait un coeur tendre pour les prostituees, qui pour lui etaient un refuge dans les moments ou les traumes des horreurs qu'il avait vecu pendant la Seconde Guerre Mondiale lui tourmentaient. Je ne savais pas la cause de ses traumes, que recemment, quand j'ai trouvee l'histoire de sa vie pendant ma recherche pour un article anterieur. C'est ainsi que j'ai appris, que cet homme, qui mesurait juste 1m 50, et conduisait une grande moto avec aisance et confiance, qui avait des bras bien muscles, portait des chemises style pirate rebelle, et avait un rire eclatant, et qui avait un don pour raconter des blagues et des histoires amusantes, avait perdu comme enfant unique, sa mere a l'age de 15 ans. La mort de sa mere, lui avait du quitter ses etudes de secondaire, pour aller travailler a cote de son pere dans les chantiers navals. Quelques annees plus tard, la Seconde Guerre Mondiale commence, et en 1942, le regime nazi, qui avait deja envahi aussi a la Belgique, mon pays natal, se voit sous crise de travailleurs pour leurs fabriques d'armes. La decision est prise d'utiliser des patrouilles SS pour venir chasser en Belgique aussi pour des jeunes et hommes et femmes pour le travail de force, et Raoul, qui avait en ce moment 18 ans, recoit l'ordre de deportation pour un camp de travail force en Allemagne. Il decide de s'echapper vers l'Espagne mais les patrouilles nazi l'arretent a la frontiere avec la France. Il termine au camp de travail de force de Plauen, dans la region de Saxonie de l'Allemagne. Les conditions et la brutalite et les punitions aux mains des gardes sadiques SS sont inimaginables. J'ai lu les etudes au sujet, et je vous epargne la description des tortures et privations subis par les prisonniers et prisonnieres. En 1943, Raoul decide de s'echapper, et pour 3 mois, il evade ses bourreaux, vivant dans la ville historique de Kutna Hora, en Tcechoslovaquie, aussi sous controle nazi, ou les partrouilles nazi font aussi la chasse pour les deportations pour les camps et les usines d'armes. On le prend prisonnier a nouveau apres 3 mois, et il termine a nouveau aux horreurs du camp de travail a Plauen, apres avoir passee au camp punitif de Elsenthal, infame pour le sadisme de ses gardiens SS.  En 1944, a l'age de 20 ans maintenant, il s'echappe encore, et cette fois, il resussit et arrive de retour en Belgique en 1945, quand la guerre finalement se termine. Il vit avec son pere, qui avait survecu la guerre, et commence des etudes d'art de la peinture a l'Academie des Arts a Gent, et apres la mort de son pere en 1964, il demenage vers une petite maison et studio a Drongen, un village en dehors de Gent, ou il passe le reste de sa vie, faisant des expositions dans la region, de ses peintures a l'huile, et parfois aussi des aquarelles, avec sa specialite etant les portraits en style expressionniste. J'ai une de ses peintures, un portrait d'une jeune fille Roma, que Raoul m'avait fait pour mon 18eme anniversaire, comme il savait que j'avais une grande affection pour le monde et l'art et musique des peuples Roma, qui avaient en ete entre autre leurs campements dans la ville ouest - flamande de Roeselare - Beveren ou j'ai grandie. Je me rappelle entendre leur musique, et voir leur feu ouverts le soir, et leurs habits de couleurs brillants, et la beaute de leur peau doree, et sensualite et confiance de leur sourire, de leurs gestes et mouvements, malgre qu'ils etaient interdits par les authorites belges de rester plus de 48 heures dans une localite. Avant de se devouer a la peinture, Raoul etait aussi un artiste de haute voltige dans un des cirques de la region en Flandre. Vraiement, une personne d'une energie abondante, incontournable, qui n'a jamais donnee l'avantage aux defis, n'importe leur graveur. Je sens cette meme energie vitale, venant du portrait du protagoniste "Michel, Le Voyageur". Impressionnant, cette determination, de faire face a la vie, toute une inspiration. Ayant eue la chance de parler pour un moment avec le protagoniste Michel, avant de voir apres le portrait que lui avait fait mon collegue du monde des arts, le photographe Nacer Amari, m'a laisee avec une energie de l'espoir, de cette conviction qui vit au fond de mon coeur, que c'est l'ame qui est la force qui determine notre volonte, notre courage, et que le corps est simplement un intermediaire, un mediateur. Il y a une chanson de John Lennon (1940 -1980), de son album de 1971, "Imagine", au titre de "Crippled Inside" qui veut dire, "Paralysee a l'Ame", ou dans le second vers il dit: "You can wear a mask and paint your face. You can call yourself the human race... One thing you can't hide, Is when you're crippled inside", ce qui se traduit : "Tu peux te mettre un masque, te maquiller. Tu peux t'appeler part de l'humanite... Une chose que tu ne peux pas cacher, c'est quand c'est ton ame qui est paralysee". L'energie assurante et son ampleur energique du portrait "Michel, Le Voyageur" est une affirmation resolue, celebratoire de cette joie, de sa decision de vivre la vie libre des limitations que le monde aimerait trop bien qu'on accepte, qu'on oblige. Le musicien americain Stevie Wonder n'a jamais acceptee ces limites fabriquees, ni le peintre flamand Raoul Van den Heede et "Michel le Voyageur", kabyle intrepide, non plus les accepte, comme ce portrait d'art visionnaire du photographe Nacer Amari confirme et celebre.     

Trudi Ralston   


La recherche sur la vie et l'art du musicien Stevie Wonder et le peintre Raoul Van den Heede, et sur la chanson "Crippled Inside" de John Lennon de son album de 1971, "Imagine", courtoisie de Wikipedia. 

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