Wednesday, June 24, 2026

Un Combat Complexe: Le Poison qui vole l'Oxygene - dans la serie "La Maison Rouge au bout du Soleil"

            Dans le combat pour la survie du coeur, de l'esprit que doit affronter l'ame qui lutte pour maintenir son identite, son droit d'etre soi - meme, il y a un element qui m'a attiree l'attention: le poison invisible, ce venin toxique qui nous vole l'oxygene de l'energie dont a besoin meme la volonte la plus resistante, pour survivre, pour continuer de vivre la force de sa conviction que chaque personne est une manifestation inviolable de l'essence vitale de cette terre de laquelle elle fait partie. Les affronts que doit encaisser le coeur, son esprit, qui accomompagnent l'ame sur sa traversee de la vie, restent souvent invisible, se camoufflent dans des gestes a peine definis, presque nonchalants, pour l'observateur ne pas alerte a ses manoeuvres habiles, de la part des intentions sinueuses, distraites meme parfois, qui choisissent avoir le controle avant tout, et reussissent de mettre a cote le bonheur, la sanctite de l'etre humain quant a sa liberte individuelle, dans le travail, l'education, les liens de famille, d'amitie, d'amour. Cet affront a la liberte du coeur, de l'esprit, de l'ame cause une immense quantite de stress, de peine, de rage supprimee, de tristesse, et de la chance de s'exprimer, de donner vie aux talents, aux visions, aux idees, a la creativite et son courage. C'est ainsi, un combat complexe, difficil, pour eradiquer, eliminer ce poison qui vole l'oxygene, qui tue l'initiative, la joie de vivre la vie en totalite, que cause sous formes multiples, variees l'imposition qui cherche de couper les ailes de ses compagnes, de ses collegues, de ses membres de famille, de ses proches amis, amants, confidants, de la part de ces personnes qui detestent l'idee de respecter la volonte autrui. Tout ceci parfois devient evident, clair, visible, mais souvent les insultes a la volonte sont faites graduellement, goute par goute, comme un posion qu'on met dans la boisson d'une victime sans mefiance. Les degats s'accumulent en silence, dans l'ombre, comme l'oxygene qui se perd, petit a petit, invisiblement, et qui vole l'energie vitale de sa victime, avec une precision fatale. Je me rappelle la maman d'un ami qu'avait mon fils en ecole maternelle, qui avait perdu son premier mari a un cancer virulent. Il etait artiste peintre, faisait des grands tableaux abstraits intrigants, qu'elle gardeait a la maison, et elle me disait que l'avoir perdu a cet homme lui avait fait appris "se sentir morte en restant en vie en meme temps, une blessure qui ne se guerit pas." Je pense encore parfois a ces mots, de cette femme qui vivait sa vie avec determination, sans se faire des illusions, et avec un sens de devotion sincer envers ses deux jeunes fils et leur papa, son second mari, un homme humilde, gentil. Ainsi je vois visuellement les degats que font les insultes au coeur, a l'esprit, qui ont aussi un effet malheureux sur le corps et sa sante, si on doit affronter le long de beaucoup d'annees la privation de l'oxygene pour l'esprit l'imposition de l'expression libre, ne pas censuree, ne pas controlee, dirigee, de la volonte. Il y a tants d'enfants, d'adolescents, de maris, d'epouses, de professionnels, qui souffrent en silence, en frustration cachee, cette privation de l'oxygene que leur volent leurs parents, collegues, partenaires, pour la satisfaction douteuse de controler l'autre personne, ne pas par necessite, mais par le desir obsessif de se sentir maitre du destin, de ses jours, de ses nuits, de la personne, des personnes dans la vie personnelle et professionnelle. Une tragedie, qui parfois, se deguise en tragi - comedie, pour deguiser le degre de la souffrance affective et sociale, physique aussi dans le pire des cas, sous violence, que priver autrui de sa volonte, exige, demande. Je crois que les arts permettent donner expression a cette agonie, lente, penible, car il y a pas mal d'artistes dans le monde du theatre, de la danse, du film, de la musique, de la peinture aussi, de la litterature, qui ou expriment le besoin d'addresser ce probleme, ou le connaissent trop bien, ayant du se liberer de cette peine eux - memes, comme l'idee de l'ame blessee qui devient tres adepte a la guerison, une fois compris et soignee son dilemme. Pour moi, le monde de la photographie, de la peinture, donne une dimension, une qualite therapeutique a mes visions, mes energies litteraires en prose, en poesie, et me permettent aussi de mettre en images dans mes dessins et broderies, ces pensees, ses sensibilites, desquelles les mots pour les donner une voix, restent encore sans mots, sans audible expression. Travailler avec mon collegue kabyle d'Aokas pour unir son monde de la photographie avec les espaces qu'elle me cree dans mes inspirations litteraires que ce sentier envoutant kabyle - flamand me permet culturellement et intellectuellement, que les perspectives historiques - artistiques d'influences revelent de cette dialogue creative entre la kabylie en l'Algerie et ma vie ici dans la region du Pacifique Nord - ouest des Etats Unis, me permet apprecier grandement l'abondance de l'oxygene spirituelle - affective que me regale ce lien unique et profond. Savoir comprendre, identifier, et apprecier la difficulte considerable qu'est garder l'oxygene du coeur, de l'esprit, de l'ame, solide, verifiable, est une revelation precieuse, cathartique, d'apprendre la patience, les nuances et la sagesse ancienne, chevronnee qui donne vie, qui est l'oxygene du coeur des Imazighen, est une avonture magnifique, qui me permet explorer ma propre resistance, ma propre passion et sa determination de rester toujours vigilante, de m'assurer que personne ne me prive plus, et ne pas, de l'oxygene de mon etre, de rester proche a l'ame kabyle qui sait me traduire les melodies et messages de mes poemes et articles et livres et art, dans cette langue libre, ample qu'elle me rend visible, dans tout son volume vibrant, de ce chaman et le cri libre, saturee d'oxygene parfumee de son regard, de son sourire, de son courage, que pour moi m'etale l'Afrique du Nord des Imazighen, a cote du Chiron artiste visuel kabyle qui m'accompange, sur ces voyages mystiques - spirituels, dans le temps et dans l'espace.

Trudi Ralston


"Un vrai ami est tel un miroir, une reflection de notre ame, qui nous rappele qui on est." - Jalal al - Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), poete et mystique Sufi perse.   

No comments:

Post a Comment