Sunday, July 5, 2026

Un Patron Lineaire Coherent: Le Symbolisme Intrinseque dans "Khirdine" de Nacer Amari - dans la serie "Au Carrefour des Rencontres"

          Le monde de la portraiture dans les arts visuels comme la photographie et la peinture, sait unir une divergence d'indices artistiques, qui revelent les mouvements esthetiques et leur presence, leur style. Un portrait en noir et blanc du 26 juin 2026, "Khirdine" du photographe d'Aokas, Nacer Amari de Tassi Photographie, trace ce dynamisme creatif et ses pulsions, dans cette rendition atmospherique de son protagoniste, au regard reveur, lointain et le rythme lent, evocatif des lignes et leurs nuances fines qui rappellent l'effet d'un dessin en crayon reflechi. Ce portrait sait utiliser les lignes fines du visage, du regard, pour evoquer un patron lineaire coherent, qui implique l'idee philosophe que cela prend beaucoup de lignes harmonieuses, pour creer un portrait captivant. Une ligne se define dans les arts, comme "un objet, qui a nulle epaisseur et aucune courbe, c'est a dire, qui est droite, et s'etend vers l'infini." Dans le graphisme, une ligne est la distance entre deux points, et dans la litterature, une ligne se refere a l'intrigue, au fil narratif qui unit les evenements d'une histoire et sa narration. Dans le monde de la musique, une ligne indique l'ordre que suit une melodie et ses notes, que l'auditeur comprend comme une entite singuliere, qui peut etre jouee par un instrument, ou chantee par une voix. Les lignes alors dans le monde des arts rendent audibles, visibles, les modeles, les patrons d'un theme, d'un sujet, en rendent claires la cohesion, la structure spirituelle, physique, et ses liens, ses antecedents dans l'evolution des idees, des angoisses, des circonstances historiques - sociales - culturelles qui donnent expression a leur conceptualization, leur representation, leur incarnation. Le portrait "Khirdine" evoque dans le calme reflexif de ses lignes, une approche de sensibilites existentielles complexes, un melange intrigant entre romanticisme et un soupcon du mouvement du neo - epxpressionnisme des annees 1980, et rappellent beaucoup a l'art et son esprit visionnaire du jeune rebelle avant - garde portoricain - haitien - americain de Brooklyn, New York, mort a juste l'age de 27 ans, Jean - Michel Basquiat (1960 - 1988), qui a connu dans sa breve vie tumultueuse une ascendance meterorique mondiale. Il y a de lui un portrait qui illustre cette importance de la sagesse et importance de la ligne dans les arts visuels, fait par l'artiste contemporain Van Khong Phan, qui a fait ses etudes a l'Universite des Arts Plastiques a Phorzheim en Allemagne, ou une confluence rythmique, dynamique des lignes creent un portrait de Jean - Michel Basquiat, qui celebre la force neo - expressionniste intense, du genie portoricain - haitien qui allait rendre le jeune artiste si fameux, pour savoir unir la contradiction dans toutes les tensions de ses tableaux. La tension comme il l'avait vecu, entre richesse et pauvrete, comme artiste enigmatique qui avait connu la vie dans le chaos et violence des rues de New York comme jeune sans abri. La tension entre integration et alienation, comme jeune qui avait connu le racisme, l'abime entre appartenance et exile culturel, entre illusion et realite dans le monde complexe des confluences de cultures dans la texture urbaine de New York et ses contradictions, ses obstacles et hypocrisies. Ce portrait de lignes vibrantes, inquietes, dans le visage du jeune artiste visionnaire Jean - Michel Basquiat, est un intrigant compagne avec le portrait fin, reflexif, "Khirdine" du photographe portraitiste kabyle, Nacer Amari. Dans le monde de la philosophie reflexive, comme du poete perse Sufi, Jalal - al Din Muhammad Rumi (1207 - 1273), et du poete libanes - americain Kahlil Gibran (1883 - 1931), le sentier dans la vie spirituelle se presente comme une ligne, a suivre, a comprendre, a en resoudre son mystere, sur le chemin et ses indices, du destin. En fait, il existe un portrait photo en noir et blanc, faite quelques annees avant sa mort a l'age de 48 ans de Kahlil Gibran, et utilisee comme la couverture de la publication 3 ans apres sa mort, de la collection de ses "Poemes en Prose", qui montre cette sensibilite affective - spirituelle visible aussi dans le portrait "Khirdine". Dans le cas des deux portraits, c'est la lumiere du regard tournee vers le monde interieur des yeux et ses visions, ses souhaits des deux hommes qui domine l'energie et son intrigue, son fils narratif. Voir "Khirdine" du photographe artiste visuel Nacer Amari et son esprit vibrant reflexif de son protagoniste au regard reveur, presque hantant, est voir a nouveau a ce portrait photo du poete Kahlil Gibran, son regard qui aborde la melancholie, vers la fin de sa vie, qui paraissait deja avoir une vue d'un autre monde, qui lui attendait. Les lignes du visage, du regard, de la lumiere des yeux, du contour de la bouche, comme les lignes de la vie et sa traversee de qui on ignore si souvent son dessein, son trajet, sont une reflection clarifiante, precisante de l'homme, sa presence, son histoire. Dans ce sens, un portrait artistique, en peinture, en portrait photo, en sculpture aussi, sont un temoignage de cette fascination, comme illustre le portrait kabyle ingenieux et sensible, "Khirdine": le besoin de comprendre mieux notre presence, son curieux, confondant evidence et irresolu puzzle qu'est chacun de nous. Se voir face a face, avec l'outil artistique du portrait, la perspective de l'appareil photo du photographe, le pinceau du peintre, le ciseau du sculpteur, permet ce moment magique, d'un apercu immersif, d'une pause envoutante de l'accueil delassant que sait donner une oasis, et qui finit par enlever, avec patience, et un sourire gentil, une ou deux couches du mystere de notre vie sur cette terre.  

Trudi Ralston     


La recherche sur le phenomene artistique de la ligne, et sur l'artiste Jean - Michel Basquiat, Van Khong Phan, et les poetes Jalal al - Din Muhammad et Kahlil Gibran, courtoisie de Wikipedia et Getty Images.