Recemment, l'idee de comme est complexe, le monde de la communication qui nous unit l'un a l'autre, et qui en meme temps, nous separe, selon le dessein de ses outils, m'a fait explorer le monde de la sculpture contemporaine, et aussi du theatre, autant ancien que contemporain, autant des maitres anciens, comme Sophocle, que celui des pieces avant - gardes du dramaturge irlandais, Samuel Beckett (1906 - 1989), qui ecrivait en anglais et francais, comme sa piece la plus fameuse, "En Attendant Godot". Liee a cette idee de la difficulte de la communication entre etres humains, j'ai pensee aussi au mot latin, "fatum", qui se refere au destin, et dans le monde des arts, anciens et contemporains, les mots sont un outil pour essayer de comprendre, d'exprimer, le mystere du destin: Sophocle (c. 497 /496 B.C. - 406/ 405 B.C.), avec sa piece consideree la plus marquante quant a son importance des arts dramatiques, "Oedipus Rex" de 427 B.C. explore de facon magistrale l'effort du protagoniste Oedipus d'evader le messsage de l'oracle quant a son destin, avec le resultat qu'il en fait l'accelere, et le rend inevitable. Le melange y construit par le talent dramatique de Sophocle de savoir communiquer que l'intrigue se define le long les evenements dans une erreur entre la volonte et l'incapacite de comprendre le contexte de la direction et les circonstances de son dilemme, dans lesquelles le protagonsite n'arrive pas de voir clair, qui mene Oedipus vers son fin tragique pour lui, ainsi que pour sa famille, reste un sujet qui n'a rien perdu de sa fascination quant a l'enigme de forces contradictoires qui confondent l'existence humaine, 2000 ans plus tard. Le monde de la sculpture moderne, est un peu le contraire, ne pas du point de vue existentiel, mais du point de vue de sa facon de communiquer: le monde du theatre de Sophocle a Beckett, avait comme son arme le mot, et la sculpture a l'image, qui sait evoquer le mot. Faisant la recherche pour cet article, j'ai eue la bonne fortune de decouvrir le monde silent mais certainement bavard en images, de l'artiste chinois qui reside depuis l'age de 6 ans a Hong Kong, Wallace Chan (1956), qui fait des sculptures geantes, d'entre 7 a 10 metres, en titane, et qui fait aussi des bijoux extravagants, avec des pierres precieuses et une technique concue par lui en 1987, qui lui permet d'ajouter des images 3 - dimensionnelles dedoublantes dans les pieces qu'il ainsi cree, comme des bagues, boucles d'oreilles, broches de papillons, de sauterelles, avec des emeraudes, rubies, diamants, dans des desseins qui paraissent d'une complexite outre - monde. Sa vision artistique qui lui inspire se declare de facon theatrale et dramatique dans ses sculptures recentes, "Vaisseaux d'Autres Mondes" de 2026, en exposition a Venice en mai et ensuite a Shanghai entre le 18 juillet et le 26 octobre 2026. Construites en titane, ce metal qui est connu pour sa resistance a la corrosion comme de l'eau, et qui trouve son application dans le monde de la chirurgie et de l'ingenierie arerospatiale, Wallace Chan sait rendre en formes de rythmes fluides, et oui, d'apparence outre - monde dans l'energie et le dynamisme des formes et visages qu'il y sait creer, un melange comme dit dans son article du 8 aout 2026, dans "Life & Culture" de Moon Ki - hoon quand il a visitee l'installation "Vaisseaux d'Autres Mondes" a Shanghai, de ces sculptures qui ont chacun 5,500 pieces, qui "se presentent comme des machines, des reliquaires, qui ont des visages qui oscillent entre beatifique et grotesque, ... On pense a un carnival construit pour une autre planete." Le visionnaire - artiste - sculpteur chinois, qui a survecu une enfance et jeunesse de grande privation, a dit qu'il a recu entre autres, son inspiration des peintures surrealistes avant la lettre du peintre des Pays - Bas du Moyen Age du Nord, Hyronimus Bosch (c.1450 - 1516), fameux pour ses tableaux immenses hallucinantes qui eux oscillaient entre paradis et cauchemar. Les sculptures de Wallace Chen dans cette exposition en 3 stades, "Naissance", "Evolution" et "Renaissance", sont dites de creer un sens deroutant aussi, ensemble avec un sens de merveille, pour leur taille, leurs complexite structurale, leur franchise affective - esthetique, et l'artiste Wallace Chen lui - meme en affirme ce besoin que ce soit ainsi: "On n'est jamais juste une image fixe. On est fait de memoire, de desir, de peur, de temps, et de changement." Son art m'a beaucoup impressionnee, pour etre tres bavard dans un sens, dans toutes ses espaces geantes silentes. Pour moi, son art est une parfaite synthese de ce que la Kabylie et mon lien unique avec la photographie et son esprit de mon collegue Nacer Amari me donne, me partage pour le monde de mes poemes, de mes livres, et aussi de mon art: ses images me permettent de comprendre, d'entendre ma voix interieure, de lui exprimer a base du code silent que me revele la photographie de cet artiste kabyle, qui donne une voix audible a mes mots avant muets, et invisibles, meme pour moi. Fatum. Le destin, qui occupe despuis des milliers d'annees la pensee humaine, de Sophocle a Beckett - recipient du Prix Nobel pour la litterature en 1969 - dans le monde du theatre, et aussi du poete anglais et romancier, Thomas Hardy (1840 - 1928), auteur de l'histoire de l'heroine tragique de son roman qui critique les hypocrisies du monde victorien, "Tess d'Urbervilles", et qui etait un ecrivain qui detestait le monde inegal de la societe dans laquelle il vivait. L'ecrivain de nouvelles, Jorge Luis Borges (1899 - 1986), de Buenos Aires, en Argentine, que j'ai pu ecouter en conference un jour, pendant mes etudes de maitrise en litterature espagnole et latine - americaine, a l'Universite de Texas, a Austin, avait un interet vif dans l'idee controversiel du fatum, du destin, comme dans sa nouvelle,"Le Jardin des Sentiers Bifurquants", ou le destin est introduit comme un labyrinthe de choix, ou chaque possibilite existe en meme temps. Le protagoniste de l'histoire se rend compte plus tard que ses actions son pre - determinees le long le cours de son chemin, avec une conclusion qui se revele inevitable. Une des references les plus anciennes sur le destin, se trouvent en cuneiforme, et datent de la civilisation de la Mesopotamie (3100 B.C. - 539 B.C.), qui est aujourd'hui la region du pays de l'Iraq: "Les Tablettes des Destins", qui est en fait un document legal, dans lequel le dieu Enlil se declare l'authorite supreme de l'univers, qui lui donne le pouvoir de diriger le cours du fatum, du destin. Les sculptures hypnotisantes contemporaines de l'artiste Wallace Chan, me rappellent que la communication est une arme puissante, et efficace, dans le combat constant de decoder le destin, d'en savoir tisser en motif perceptible de ses fils emmeles et noues de facon frustrante et deroutante. La Kabylie m'apprend cette verite, que le monde du theatre des anciens et des modernes, et le monde de la sculpture et de la peinture d'aujourd'hui et du Moyen Age, de Hyronimus Bosch a Wallace Chan, me le confirme: que les arts nous savent donner les outils de traduire au moins un ou deux messages cryptiques de cette dimension evasive et tenace en meme temps, ou vit cet illusionniste vexant et parfois charitable, qu'est ce marionnettiste qui apparait, qui disparait, dans les costumes toujours changeants que ce met "fatum" pour la piece de theatre de la vie. Pour moi, la Kabylie est la scene ou ma vie a commencee a devenir claire, quant a ma chance de m'unir avec mes talents, ma voix de poete, d'ecrivaine, apres avoir su finir les longues scenes qui considerent les demandes de l'exile, de l'oubli et l'isolation et solitude qui lui ont suivie. L'apotheose d'avoir surmonter tous ces tourments, est la rencontre d'un monde et son esprit tolerant, spirituel, chaleureux, d'une collaboration fructive depuis, qui complete et facilite un rythme creatif ample et energique, entre la photographie de Nacer Amari et mes ecrits. Ici, a Olympia, les scenes que je suis dite me suivre, sont pour la plupart des monologues, ou des silences, ou seulement la presence imaginaire d'un choeur ancien grec en style, me donne l'impression que je suis visible. De l'autre cote du monde, quand la Kabylie de loin m'ecoute, m'entend, c'est son coeur ample, et la presence tangible, affective, meme a cette immense distance geographique, de l'esprit chaman de mon collegue, qui me donne la sensation d'entre sur scene avec toute une famille, qui m'aime, m'accepte, me comprend, m'entend, avec qui je ne suis plus seule. Le monde et son ame, son esprit de l'Afrique du Nord, me suit des mon enfance, comme un fil solide qui le fatum a su proteger pour toute une vie, jusqu'au moment ou plusieurs de ces fils se sont uni et m'ont revelee un indice, qui m'a menee vers le theatre de l'histoire kabyle, qui m'a mis sur sa scene, m'y a donnee mon role, ma chance a un destin digne, ou le poids des defis ne pese pas plus lourd que l'effort et le courage m'en demandent. J'ai pensee en conclusion de cet article, aux mots du poete libanes - americain, Kahlil Gibran (1883 - 1931) qui connaissait les contradictions de l'exile, aussi dans les liens, que si souvent rendent encore plus deconcertants le contexte complexe du scenario de nos vies: "Entre ce qui est dit et n'en fut pas l'intention, et l'intention mais ne pas dit, la plupart de l'amour se perd." Je suis tres reconnaissante que le coeur et esprit chaman de ma Kabylie, qui m'apprend cet art de comprendre mon role dans les scenes de theatre que nous attribue le destin, le fatum, le fait avec la sagesse ancienne et inestimable, guerisante, cathartique d'une tendresse qui sait transformer, sait liberer, ce qui me rappelle aussi ses mots du poete et mystique perse Sufi, Jalal al - Din Muhammad Rumi (1207 - 1273): "Dans ta lumiere j'apprends comment aimer. Dans ta beaute, comment ecrire des poemes. Tu danses dans ma poitrine ou personne ne t'apercoit, mais parfois moi je t'y vois, et cette vue devient cet art." Merci, ma Kabylie. Merci, mon estimable collegue - photographe.
Trudi Ralston
La recherche sur l'idee du destin, le "fatum" en latin, sur Sophocle et "Oedipus Rex" et son evolution dans le monde du theatre, et sur l'art sculptural de Wallace Chan, courtoisie de Wikipedia, ainsi que l'information sur l'article de Moon Ki - hoon, et sur les ecrivains Thomas Hardy, Samuel Beckett, et Jorge Luis Borges.
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