Monday, January 5, 2026

Le Souhait du Coffre Volant: L'Espoir sur le Chemin Invisible - dans la serie "Les Ailes d'Aphrodite"

            La sensation troublante de vivre dans un monde qui descend dans le chaos a une vitesse d'un degre toujours croissant, m'a fait penser a un moment de mon enfance, un moment envoutant, de recevoir un livre en relief, d'un conte de fee provenant des contes des "Mille et Une Nuits" du monde de la litterature syrienne du XIVeme siecle, "Le Coffre Volant", qui se trouve dans son livre de contes de l'ecrivain danois, Hans Christian Andersen (1805 - 1875) de 1889. L'edition en livre en relief me regalee par mon pere, en traduction en neerlandais, etait de 1960, avec des illustrations de Kubasta, Voltech, et etait une publication faite en Tchecoslovaquie. Je me rappelle etre transfixe par ce conte, par la beaute des illustrations exotiques, de ce livre en relief de 16 pages, qui me permettait de m'imaginer etre un personnage dans les avontures du jeune homme qui voyage dans un coffre volant magique vers le pays de la Turquie, ou il rencontre et tombe amoureux de la fille du sultan. Mais le jeune homme est imprudent, et impatient, et il finit par saboter le coffre volant, et se trouve a la fin loin se son paramour, ne plus capable de rejoindre la jeune princesse, qui lui attend en vain. Toutes ces annees plus tard, ce conte d'amour et son message sur l'importance de ne pas considerer la bonne fortune comme acquis, me revisite, de ce jeune homme inconscient et nonchalant, ce conte serieux qui m'a emue comme enfant solitaire, et y penser maintenant, a un effet different: la pensee, contraire comme l'histoire dans le petit livre en relief avec ses images d'objets magiques et personnages exotiques, qui m'ouvreait comme une piece de theatre tout une vision, toute une exploration et son contexte riche de l'exploration d'une autre culture, qui m'y invitait a son avonture, que le monde aujourd'hui, se ferme, fait des pas tragiques dans la direction contraire, et cherche d'imposer l'intolerance, l'avarice, le racisme, d'exclure, juger, rejeter, dominer, eradiquer l'appreciation pour une attitude accueillante envers autrui, envers le partage, envers le desir de comprendre, de celebrer la diversite culturelle qui est le tresor de l'humanite, de son coeur, de son ame, et de perdre dans ce processus indifferent, destructif, la definition meme de ce qu'est etre un etre humain digne, charitable. Hans Christian Andersen, qui resterait celebataire toute sa vie, avait une serie de liens difficils et controversiels, dans sa vie affective intime, et etait ami avec l'ecrivain anglais Charles Dickens (1812 - 1870), et ils partageaient un interet vif dans les circonstances d'abjecte misere dans lesquelles vivaient les pauvres victimes des effets de la Revolution Industrielle, commencee en Angleterre en 1790. Les deux ecrivains celebres avaient vecus cette pauvrete eux - memes comme enfants et jeunes hommes, ce qui rendait les contes envoutants de Andersen et les descriptions precises des personnages de ses romans de Dickens encore plus fascinant, plus convainquant. Andersen se mettait dans le monde de l'imagination, et Dickens se dedica avec passion et ferveur de rendre visible la souffrance des travailleurs, de leurs femmes et enfants, du systeme d'abus industriel, qui allait mener au XXeme siecle aux revolutions radicales en Russie et en Chine, et mener le chemin vers la revolte des peuples sous la terreur du colonialisme en Asie, en Afrique, aux Ameriques. Pour moi, l'Afrique du Nord, est ou mon coeur et ame de poete, d'artiste, se sent a l'aise, et dans l'esprit accueillant de la Kabylie, en Algerie, ma voix de poete a vu sa liberation, la vraie naissance de son identite creative, l'energie de ses visions. Dans un moment de nostalgie, mon coeur a revisitee la chanson des annees 1970, "Algerie, mon Beau Pays", si emouvant, ecrit par le poete - troubadour kabyle Slimane Azem (1918 - 1983), qui admirait beaucoup au poete legendaire kabyle, Si Mohand. Slimane Azem connaissait des son enfance le monde des fables de Jean de la Fontaine ecrit entre 1668 et 1694, une collection de novelles ou dominent les animaux parlants, comme le conte "Le Corbeau et le Renard", comme commentaire sur la societe et la moralite. Slimane Azem connaissait aussi le monde dur du travail, comme l'avaient connus aussi Hans Christian Andersen et Charles Dickens, dans l'agriculture et dans l'industrie, comme enfant en Algerie, et en France, ou il vivra apres 1962, en exile, jusqu'a sa mort, ses chansons y celebrees, mais bannies en Algerie pour des decennies. Cette nostalgie affective, et son amour pour la terre kabyle, pour l'Algerie, m'a fait reflechir sur l'idee de l'intrication quantitique, cette theorie concue dans les annees 1960, du monde de la physique quantitique, qui decrit comment deux ou plus systemes quantitiques peuvent se connecter, meme quand des vastes distances les separent. C'est une idee qui recoit beaucoup d'attention dans les sciences de la communication depuis: cette connection implique que l'etat, la condition d'un systeme peut influencer l'etat des autres systemes. Donc, la theorie dit que les particules qui a un temps partagent une origine et etaient connectees resteront connectees toujours. Il adoptent un nouveau quantitique et tout evenement qui a un effet sur une particule va influencer toutes les autres particules. Ceci permet ainsi que deux particules peuvent etre en communication directe en meme temps, vivre les memes sensations, au meme moment, n'importe la distance. Cette idee me donne beaucoup de courage, dans ces moments ou la Kabylie, ma muse, me manque, dans ce monde qui est dur et se durcit chaque fois plus, qui cherche a eloigner la tolerance, la charite, le partage, pour les coeurs qui ne voient pas les frontieres, mais qui voient, qui celebrent la beaute de l'amitie, de la tendresse, de la creativite, de sa joie, en voyant la richesse des cultures du monde, leur histoire, leur identite unique, leur presence. Le futur est tres incertain, on vit dans une periode de grandes tumultes, d'un retour a un ordre qui cherche de diviser, avec impunite totale, et qui causera une vague de chaos croissant qui reverbera a travers toute la planete. La voix des chamans risque de ne plus s'entendre que dans le silence des montagnes et les deserts du monde, pour beaucoup de saisons, sous le regard inquiet des esprits sentinels et leur memoire. Le jeune homme inconscient du conte "Le Coffre Volant" parait devenir une realite, a voir si le futur retrouvera le chemin vers la lumiere, vers le sourire gentil qui accueille les bras ouverts autrui, qui embrasse, qui partage, qui aime. Je sens l'equivalent d'un chagrin d'amour qui m'inonde les eaux de la source de mon ame, ou vit ma muse kabyle, son Chiron, ses melodies, sa terre, qui m'heberge, me protege la racine de mon coeur, qu'elle m'a sauvee, qu'elle soigne, guerit, permet fleurir. Ce poeme d'amour est pour toi, ma Kabylie, pour toi, Chiron berbere, qui suit le chemin de tes ancetres. A voir, si le destin me permettra revoir ton soleil, ta mer, la lumiere dans tes yeux, ou se refletent les reves anciens de tes etoiles, de ta lune, a voir si l'intrication quantitique, qui parfois ces jours parait me visiter dans les moments les plus durs, pour m'unir a toi, a ton coeur, a ton ame eternelle, malgre l'immense distance qui me separe des rives de la Kabylie, et me verra un de ces jours, heureuse de me savoir encore en Afrique du Nord:


Chagrin d'Amour 


Comment se battre contre ce sentiment, si cruel, si douloureux, de vouloir ceder, de vouloir oublier? Ne pas par manque de tendresse, ne pas par manque de courage, mais par la presence de l'incertitude, qui essaie d'effacer le tangible, d'un amour, d'un lien qui a su vaincre, encore et encore, le temps et la distance. 

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Comment exprimer, quand le temps et ses demandes essaie d'eliminer, tous les mots si soigneusement mis en habits, en couleurs, qui mieux exprimeaient toute la joie, libre de gene, tout fiers, qui faisaient ce pont construit avec la force de la volonte, pour tes images, pour mes poemes?

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L'amour qui a fait le voyage, entre tempetes, entre orages, pour aterrir sur terre berbere, pour donner leur regal au soleil et la lune, de la part des arbres et des fleurs, de mes partages, de mes souhaits et leurs hommages. Qui peut me dire, en cris, en delire, le prix exorbitant de cette tendresse, cet amour passionnant?

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Ce lien avec les rives kabyles, avec son sourire, son toucher, avec ses montagnes, ses reves, ses esprits, ses guerriers, ses mysteres? Qui me peut guerir la blessure de cette agonie severe, de ne pas entendre sa voix, dans le bruit du monde et ses guerres, dans le noir et dans l'ombre asphixiante des gestes repetitifs, vides? 

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Est - ce que ce pont construit de beaux reves, de poemes, de recits anciens de ta terre, va resister les ravages que cherche se faire les pieges, mises sur sa traversee? Faites de mefiance, faites de mensonges, faites de la perte de la chance, de se savoir unis, camarades, famille nee du sang du coeur, du courage? 

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Peut - etre les dieux seront charitables, vont chasser les violences, vont trouver le passage qui fait a nouveau possible les rencontres. Peut - etre on se reverra encore, pour danser et chanter la victoire sur le mal, pour aimer dans toute innocence, pour vivre des belles avontures ensemble, pour savoir que le bonheur et ses joies, peut nous joindre, dans cette espace ou le temps prendra une longue absence. 

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Je me trouve sur cette plage, la nuit, et a l'aube, ou j'entends tes pas marcher vers moi, ou tes enfants rient et jouent dans l'eau et le sable. Et j'entends ta voix, tu me dis mon nom dans la brise des vagues, et tous les chagrins s'arretent, s'envolent sur les ailes de la paix, et je suis chez moi, dans le creux de tes forts bras. 

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Oh, ma muse, ma Kabylie, les oiseaux de la foret me racontent de toi ici, et le soleil a le gout de ton sourire, et la lune la chaleur doree de tes yeux. La brise en hiver a l'echo de ta voix, et en ete me chante de tes reves, que tu me laisses en couleurs brillantes sur la rosee. Toi, qui m'inspire les rythmes et le chant de mes poemes, toi, mon ame, mon eternel compagne Berbere. 


Trudi Ralston  


"Il n'y a pas d'amour heureux."- poeme de 1943, ecrit par le poete surrealiste francais, Louis Aragon (1897 - 1982) et rendu en chanson par le poete - troubadour, Georges Brassens ( 1921 - 1981). 


L'information sur les ecrivains et poetes Hans Christian Andersen, Charles Dickens, et les poetes - troubadours Slimane Azem, Georges Brassens, et le poete - ecrivain Louis Aragon, courtoisie de Wikipedia.